Yuki, une fille franco-japonaise, va devoir suivre sa mère, originaire du pays du Soleil levant, ce qui ne plait pas à sa meilleure amie, Nina, qui vont faire une fugue dans une forêt...
Le film est coréalisé par Hyppolyte Girardot et Nobuhiro Suwa, et je pense que la grande quiétude qui y règne vient surtout du côté japonais. C'est une histoire au fond assez calme, sur deux petites filles qui veulent rester ensemble une dernière fois avant que la vie ne les sépare. Le divorce des parents va contraindre Yuki à partir, ce qu'elles refusent en se réfugiant dans la forêt à faire des bêtises, jouer à un-deux-trois soleil, bref profiter une dernière fois.
Il faut dire que ces deux filles sont épatantes, surtout Noë Sampy (Yuki) qui est parfaitement bilingue, tout comme Tsuyu Shimizu (qui joue sa mère) qui parle français sans aucun accent. Hyppolyte Girardot joue le rôle du père, et il incarne le côté plus occidental du film, plus énergique, comme dans la scène où il tente d'expliquer à sa fille un divorce.
Ce n'est sans doute pas une histoire mémorable, mais Yuki & Nina fait partie de ces très jolis films, tout à fait inoffensifs, raconté à hauteur d'enfant, qui a pour lui le calme à la japonaise. De plus, les scènes filmées dans la forêt ressemblent beaucoup à La forêt de Mogari, sans aucun rapport dans le sujet, dans le sens de la perte (d'innocence ?).