Avis sur

The Last of Us : Remastered sur PlayStation 4 par Incertitudes

Avatar Incertitudes
Test publié par le
Version PlayStation 4

Je sais que j'ai déjà écrit la critique de The Last of Us en 2013. Jeu que j'avais fait à l'époque sur PS3 et que j'avais loué. Comme il fallait que je le rende vite, possible que j'ai dû le rusher. Je ne me souviens plus trop.

Ce qui est sûr, c'est qu'ayant acquis une PS4 lors du dernier Black Friday, c'est le premier jeu que j'ai acheté. Parce que The Last of Us est un jeu à posséder et ne pas à revendre une fois terminé. Parce qu'il est à faire et à refaire au moins une fois par an.

Je m'explique. J'ai commencé les jeux vidéos à la fin des années 80. J'ai joué à de grands classiques comme Wolfenstein, Doom, Vagrant Story sur Playstation. Je ne vais pas citer toute la liste mais ça commence à faire. Aucun, je dis bien aucun, ne m'a hanté par la suite dans la vraie vie. Chez moi, un jeu vidéo reste un jeu vidéo. Même Mass Effect 3 dont j'attendais énormément, c'est du passé. C'était en 2012. J'étais en stage quand j'y jouais avec Diablo 3. Aujourd'hui que reste-t-il de Mass Effect 3 et Diablo 3 ? Pas grand-chose. C'est assez curieux.

Tandis que Last of Us suscitera toujours d'éternels questionnements. Bien que son univers reste très conventionnel. Les développeurs ont largement puisé dans la plupart des films/séries/jeux post-apo sortis ces dernières années : Fallout, Je suis une légende, The Walking Dead.

Le moteur est celui d'Uncharted. Son principe, un peu le même que dans les aventures de Nathan Drake. Des séquences d'action entrecoupées d'énigmes. J'ai un peu résumé car dans The Last of Us, il vaut mieux éviter les combats quand on le peut. Joël n'est pas un super-héros dans tous les sens du terme. Les ressources sont rares. Sa vie ne se régénère pas automatiquement. Même en Normal, si on ne fait pas attention, on peut mourir assez vite si on se frotte un peu trop près aux zombies.

Là où Naughty Dog (Naughty Dog, quoi. Qui aurait cru à l'époque de Crash Bandicoot à la fin des années 90 qu'ils en seraient là aujourd'hui ?) a mis le paquet, et c'est là où je veux en venir depuis le début, c'est sur ses personnages. Comme je l'ai dit, Joël n'est pas un super-héros. Sa décision finale fait partie de ces questionnements qui ont dû nourrir les forums à sa sortie en 2013. De mon côté, je ronge mon frein. Je n'ai personne à qui en parler IRL et c'est bien dommage. Est-ce un salaud ou un anti-héros ? Ce n'est peut-être qu'un rescapé tentant de survivre comme il le peut et à cette infection à grande échelle et à ce drame familial qu'il a subi et reportant toute son affection sur la petite Ellie.

Cette relation père-fille est au centre de The Last of Us et revendiquée par les développeurs. Pour l'épisode deux, ils ont avancé que ce serait "la haine". J'ai un peu peur de ce qui va en sortir. Je m'étais profondément identifié à Joël et pour moi Ellie n'était pas forcément ma fille, étant un peu jeune pour avoir une fille ado, mais une sœur que je n'ai jamais eu. Je leur en voudrai s'ils venaient à détruire tout ce qu'ils ont construit dans The Last of Us 1 puisqu'il faut l'appeler comme ça. Je ne veux pas voir Joël mourir comme un con à la fin du prologue parce qu'il se serait fait mordre ni Ellie se sacrifier pour le bien de l'humanité. Ok, c'est égoïste comme Joël finalement. Mais espérer voir ce curieux couple vivre ensemble, c'est souhaiter un peu de couleur dans un monde réel et virtuel qui en manque parfois cruellement.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 132 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Incertitudes The Last of Us : Remastered