Nous voilà dans le quatrième et dernier Darksiders avec le quatrième cavalier tant bien que mal. La promesse de THQ puis THQ Nordic est tenue pour le meilleur et pour le pire.
Je le dis d’entrée on est face à un petit jeu dans lequel l’histoire n’avance pas d’un iota. Elle arrive même à se finir sur un cliffhanger alors qu’on attend toujours le dénouement depuis 15 ans, depuis le premier Darksiders, qui pour rappel est le dernier narrativement parlant.
Ce n’est pas le même dev que pour Darksiders 3. On a affaire à un simili hack and slash, ou comme les Tomb Raider Guardian of Light et Temple of Osiris, avec une vue isométrique où il s’agit de dégommer tout ce qui bouge avec Strife et War, en solo ou en coop, avec des phases de plateforme ici et là, pas très précises ni amusantes, notamment vers la fin avec une boule électrique qui se déplace trop vite pour être contrôlée correctement.
Ce qui est intéressant dans Genesis, c’est Strife, car c’est la première fois qu’il est jouable, mais aussi car, contrairement à Darksiders 3 (où il semble tout droit sorti de Remnant: From the Ashes, qui possiblement devait être un Darksiders avec Strife), le personnage de Strife ici est beaucoup plus intéressant, que ce soit au niveau de sa personnalité un peu décalée et/ou de sa relation avec War. La VF est toujours présente et de bonne facture.
Ce qui est également intéressant, c’est qu’en solo on peut jouer les deux personnages : Strife, qui est aux flingues et donc un personnage à distance (que j’ai joué tout le long comme main), et War, qui en contraste est un personnage qu’on connaît déjà et qui est plus axé sur le combat au contact. En multi, chaque joueur joue un des deux personnages, et c’est une bonne idée de l’inclure car le jeu, étant très répétitif, passe mieux à deux.
Avec plus ou moins de risque de s’emmêler les pinceaux avec des raccourcis pas toujours intuitifs, on a des commandes pour les “énigmes” sur la croix directionnelle, des raccourcis de compétence en maintenant L1 + un autre bouton associé à ladite compétence, la transformation “furie” qui est elle sur L1 + R2, mais aussi l’attaque synergie où il faut maintenir X en changeant de personnage, et pour finir, passer d’un menu à un autre pour choisir des munitions différentes, dont uniquement deux sont actives.
Contrairement à un hack and slash traditionnel, il n’est pas question ici de trouver divers équipements augmentant les statistiques avec un arbre de compétences et des choix, mais plutôt une sorte d’arbre de compétences dans lequel il faut insérer des boules dans des orifices dropées par des mobs ou vendues auprès de Vulgrim en échange d’âmes.
Attention tout de même : si l’arbre de compétences augmente les statistiques des deux personnages à la fois, parfois il ne s’agit pas des mêmes augmentations, certains orifices offrent plus de bonus avec certaines boules qu’avec d’autres, un aspect à ne pas négliger.
J’ai mis environ 18h pour finir le jeu (dernier boss à ne pas sous-estimer), avec Strife à 740 de puissance. À savoir également que c’est en réalité la stat attaque qu’il faut regarder, car la stat puissance monte même avec un peu plus de vie ou en trouvant une compétence.
C’est utile à savoir car le jeu propose une sorte de mode arène/défi où la puissance “conseillée” est élevée et semble au-dessus de notre personnage, pourtant ça passe.
Pour finir, j’ai envie de dire que j’ai aimé jouer à cette licence, et également le fait que THQ Nordic a tant bien que mal rendu jouables les deux derniers cavaliers, mais je regrette qu’ils soient un peu en dessous qualitativement et que l’histoire n’ait pas vraiment avancé.
+ 2 choix de gameplay
+ Strife (et relation avec War)
+ Coop (local ou online)
+ VF toujours présente
* Meta gameplay
- Phases de plateforme
- Raccourcis laborieux
- Extrêmement répétitif
- L’histoire n’avance pas