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L'oeuvre d'Hideo Kojima, lors de son annonce, a sonné à mes oreilles comme une curiosité teintée de génie, où se côtoie quand même une certaine condescendance et de l'opportunisme.

Au final, après y avoir joué 168 heures, elle m'est apparue comme :


  • Une œuvre originale, sublimée par une esthétique impeccable et une écriture puissante, mais malmenée par des péripéties et thèmes complexes révélant une ambition trop forte où la passion l'emporte. Le tout est finalement éprouvant du fait de mystères très/trop épais, de surprises en surprises et de cliffhanger (...) en autres retournement de situation. Le tout s'approchant à plusieurs reprises de l'excellence pour côtoyer de temps à autre le mauvais goût, les clichés et le fan service

  • une œuvre utilisant la science-fiction comme support, sous de nombreux axes, pour aborder des thèmes très sensibles liés à la parenté, l'éducation, les rapports humains avec justesse et une (extrême) sensibilité, mais qui ne manque pas de faire preuve d'un certain opportunisme où l'affection du créateur est palpable : idées originales comme passion subjectives et placements de produits s'y côtoient.

  • une œuvre labyrinthique où l'on se perd dans la compréhension de l'univers, où le multijoueur a une présence intéressante et où les mécanique de MMORPG semble renouvelées.


J'avais prévu un découpage en section, mais je ne suis pas sûr que cela soit utile.
J'ai découvert une œuvre exceptionnelle, mais qui semble, à plusieurs reprises, se saborder elle-même, où le monde d'Hideo Kojima veut y vibrer dans sa rayonnante et extravagante splendeur tout en s'assombrissant d’énorme contradiction ; un monde fait de formes fantomatiques, d'horreur et de stress, mais aussi de mystère, de non sens, et d'incohérence.
Tout y est très soigné, de l'écriture, au jeu d'acteur jusqu'à sa réalisation, mais s'y immisce des maladresses qui laissent penser que l’œuvre veut s'adresser davantage aux cinéphiles qu'aux fameux "Ludens" que semblent encenser le jeu. On ondule en effet entre différents formats, du jeu au film en passant par le roman, dans quelque chose de "transgenres" semble-t-il.
On adhère ou pas ; je crains quant à moi, finalement, de ne pas totalement avoir adhérer à l’œuvre.

Je constate toutefois qu'elle a été réalisé avec tellement de brio, de bonne idées, de personnalité (aussi bien que de maladresse) que je ne peux que faire une révérence à ce créateur qui a vraiment créé quelque chose de nouveau, de surprenant et à de nombreux moment, d’extrêmement intéressant.

Olve
7
Écrit par

il y a 2 ans

3 j'aime

1 commentaire

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Arnaud_Lalanne
5

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