Une resucée de Dishonored dans une version « rogue-lite », c’est-à-dire une version où la sauvegarde manuelle est interdite et au cours de laquelle on recommence régulièrement les mêmes conneries comme dans ‘Un jour sans fin’… vous n’avez en effet qu’une journée pour flinguer 8 cibles et soit vous recommencerez parce que vous êtes mort (votre barre de vie est vraiment fragile par défaut et le combat est foireux) , soit parce que la journée est arrivée à son terme…
Et le lendemain donc, il faut recommencer… avec certes bien des informations, des armes (et des pouvoirs… que l’on obtient qu’en flinguant et/ou reflinguant telle ou telle cible) mais c’est toujours la même chose en fait… et notamment les mêmes 4 environnements à explorer.
Oui, vous avez bien lu, seulement 4 environnements disponibles, 4 niveaux qui manquent singulièrement d’imagination et de créativité… ainsi que de variétés d’approche, un comble pour un jeu qui privilégie l’infiltration ! laquelle fonctionne malgré tout assez bien les premières heures, le temps de la découverte… mais qu’est-ce qu’on s’emmerde par la suite !
Le jeu entier fait « pschiiiit » avec par exemple son histoire complètement absconse qui nous passe carrément par dessus la tête… les deux personnages principaux sont creux et oubliables et n’ont aucune raison d’être, à part celle de satisfaire un agenda wokiste.
On est donc en présence d’un Dishonored particulièrement dégradé, trop léger, trop superficiel pour convaincre en quoi que ce soit, très en retrait des vrais Dishonored à tous les égards. Même sa patte graphique ‘années 70’ s’avère maladroite et globalement assez vilaine et peu inspirée. Cette 'boucle' nous les casse donc un peu trop sévèrement pour qu’on persiste ! on n’est pas maso non plus, quand même.