Dispatch, c'est un paradoxe, un moment de grâce vidéoludique auquel on ne souhaite finalement pas jouer.
Film interactif avec un scénar génial, des persos ciselés et attachants doublés par des "pro" habités, le tout servis par un rythme parfait, c'est aussi un jeu vidéo composé de mini-jeux finalement très dispensables. Car c'est là le paradoxe : on va enchainer les journées de "travail" à l'instar d'un dispatcheur dans un commissariat ou une caserne de pompier sauf qu'ici, ce sont des héros qu'on drive.
Mais comme indiqué, la partie "film" est d'enfer donc on s'en fiche des séances de hacking ou des interventions (même si les dialogues et les situations restent désopilants).
D'autant que la réussite des missions influe finalement peu sur la narration, pas plus que le développement des pouvoirs personnages. Quand on a compris ça, et qu'en plus le jeu est finalement assez court, on passe surtout d'une cinématique à l'autre.
Si le soin apporté à l'histoire avait été à moitié aussi réussi que le storytelling et la mise en scène, on tenait le jeu parfait.
Peut-être pour le prochain opus (que j'espère) ?