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le 4 août 2025
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L'annonce de Donkey Kong Bananza a pris tout le monde de cours. Peu auraient misé sur cette license pour accompagner la sortie de la Switch 2, a fortiori venant de l'équipe responsable des derniers...
Petite mise en contexte, je n’ai jamais été impatient de jouer à un gros jeu Nintendo depuis la N64, car je suis un véritable gamer qui joue à des jeux aux thématiques profondes, qui transpirent la passion de leurs auteurs. Pour ceux qui ne me connaissent pas, je rigole pour l’aspect prétentieux, mais pas concernant le manque d’attrait. Le fossé entre la N64 et la Nintendo Switch témoigne de ce manque d'intérêt, n’ayant eu aucune DS, 3DS, GameCube, Wii, et encore moins Wii U. Puis est venue l’heure de la Switch, cela a-t-il changé ? Pas vraiment : Zelda : Breath of the Wild m’a endormi, Super Smash Bros m’a lassé, Metroid Dread m’a frustré, New Super Mario Bros m’a ennuyé (comme tout Mario sur console de salon), Pokémon a mis un terme à mes espérances, Animal Crossing a sauvé la mise grâce au train de la hype, Super Mario Party pour mettre une défaite à ma femme (ou me faire voler des étoiles), et surtout… Luigi's Mansion 3, qui est à mon sens la meilleure licence de la Nintendo Switch avec Triangle Strategy...Bref, on peut dire que je suis quelqu’un de difficile avec les licences de Nintendo.
Ça y est ! C’est le moment, c’est l’instant ! Pour la première fois de ma vie, je vais dépoussiérer une console sortie il y a seulement deux mois. La Nintendo Switch 2 attendait son heure avec son premier gros jeu exclusi… Quoi ? Mario Kart World ? Le jeu de course avec le moins de sensations du monde ? (Oui, je ne suis jamais content). Alors pourquoi autant de masochisme ? Il n’y a pas de raison particulière autre que l’envie de voir ce que la console a dans le ventre au vu de la promesse du titre. Les premiers retours furent excellents, donc bon… allons-y !
Dès le début, le ton est donné : la destruction de l’environnement est véritablement le centre de l'expérience ! L’entrée en matière se fait de la manière la plus smooth possible. Tu sais cogner en face ? Maintenant cogne vers le haut, puis vers le bas, puis saute, plonge, etc. Dès la première prise en main, on ressent un plaisir primitif à tout casser autour de nous. Mais ce dernier peut-il perdurer ? Ce gimmick peut-il tenir sur la durée ?
Eh bien, le constat s'avère plutôt positif grâce à plusieurs éléments. Contrairement à un Mario 3D ou 2D, nous ne sommes pas sur un jeu de plateforme, mais bien d’action, bien bourrin, et pour ce qui est uniquement de mon ressenti, ça change tout ! Déjà, pouvoir détruire, c’est une chose, mais ce qui tient en haleine, c’est l'amélioration de l'expérience à travers une révolution chez Nintendo… un arbre de compétences ô combien justifié ! Les transformations contribuent grandement au défouloir permanent : détruire plus, courir plus vite, voler, et d'autres incitent à la rejouabilité des anciennes zones. Leur variété et leurs mécanismes, la récolte des collectibles, les boss, les défis, que ce soit de la baston ou des hommages aux anciens jeux de la licence, tout ceci forme un ensemble qui fait que OUI, malgré les défauts, on en redemande. En réussissant son game feel, ils réussissent tout ce qui touche au gameplay. Par moments, on se lasse, mais on est content d’y revenir, même pour trente minutes.
Par contre, malgré la promesse de pouvoir absolument TOUT détruire, si on creuse un peu (pardon), on constate vite les limites imposées pour garder un minimum de contrôle sur votre frénésie destructrice. Des surfaces indestructibles vont rapidement apparaître, vous laissant un semblant de “méh” quand vous posez votre cerveau. On peut difficilement proposer des niveaux d’une grande ingéniosité quand ton pote est victime de la frénésie du CTRL+X. Soit on te laisse plus de liberté avec moins d’ingéniosité, soit on te calibre en imposant des limites. Le résultat offre un level design plutôt moyen, quand un Mario Wonder propose de l’exceptionnel. Je pense que c’est l'élément qui souffre le plus du concept initial, mais peut-on leur en vouloir ? Après tout, c’est un jeu d’équilibre vraiment pas évident.
D’un point de vue technique, le jeu est stable à presque chaque instant ; certains ralentissements sont à déplorer, mais cela n’entache pas l'expérience et tient plus du pinaillage qu’autre chose. Il ne faut pas oublier que le projet était initialement prévu sur Switch 1, mais au vu de la ressource nécessaire pour garder en mémoire le moindre de vos faits et gestes, ce dernier a vite été postposé pour la Switch 2. C’est un peu décevant de voir une nouvelle console atteindre déjà ses limites avec un jeu réalisé et optimisé par Nintendo, mais que voulez-vous… Zelda : Breath of the Wild avait fait la même impression à la première Switch en son temps.
Sinon, que dire du reste ? L’histoire n’est pas terrible, elle est même fonctionnelle. Elle saura ravir les plus jeunes uniquement. L’OST est oubliable, le sound design est “OK”, avec un Donkey Kong un peu trop agaçant lors des actions répétitives. Même si c’est purement une question de goût, la direction artistique est par moments “ok”, parfois, le curseur saturation de la colorimétrie pique les yeux.
Pour conclure, Donkey Kong Bananza est un jeu à concept qui se repose entièrement dessus du début à la fin. Si vous êtes allergiques aux défauts inhérents à l’univers de Nintendo et que la proposition vous laisse dubitatif, passez votre chemin. Si vous êtes à la recherche de réflexion, de réflexes, de beauté, et même de difficulté, passez votre chemin. Si vous voulez mettre votre cerveau sur OFF, vous laissant envahir par ce que vos deux neurones encore actifs vous demandent, autrement dit “détruire et récolter” avec satisfaction, ben… je vous le recommande ! Vous pouvez même utiliser un neurone sur les deux restants à regarder une série fade sur Netflix en même temps, ça passe.
Bon… je retourne faire sprotch ou… sproutch ! Bisous !
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Les meilleurs jeux vidéo de 2025
Créée
le 28 juil. 2025
Critique lue 128 fois
9
le 4 août 2025
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