Kenshi
7.8
Kenshi

Jeu de Lo-Fi Games (2018 · PC)

En 2025 c'est actuellement mon jeu préféré de tous les temps

Avant de commencer ma critique je tiens à préciser si je mets 10/10 Je suis conscient de ne pas être objectif et qu'en prenant du recul on lui trouverai bien des défauts mais... je ne suis pas objectif quand je mets la note de 10 ^^



Pour débuter ma critique qui est plus une ode à Kenshi qu’une simple analyse je ne conseille absolument pas aux nouveaux joueurs de regarder quarante mille tutoriels pour comprendre comment fonctionne le jeu. Au contraire, je vous recommande plutôt de regarder quelqu’un qui a vécu sa propre aventure, qui raconte ce qu’il a fait, ce qu’il a vécu, et surtout pourquoi il a adoré son expérience.

Vous aurez ainsi toutes les bases nécessaires pour commencer sans jamais vous prendre la tête. En plus, ces vidéos sont souvent très divertissantes, et de toute façon, il est presque impossible de réellement spoiler un jeu comme Kenshi. En les regardant, vous comprendrez naturellement les mécaniques fondamentales, sans même vous en rendre compte.


Mieux encore : vous allez sûrement vous dire

“Tiens, je vais faire comme lui.”

Et puis, petit à petit, vous divergerez de son parcours, vous écrirez votre propre histoire, et c’est là que Kenshi révèle toute sa magie.


Petite recommandation de créateurs orientés storytelling sur Kenshi, pour bien commencer :

Kombo, Hors Meta Quest, Sgauth, entre autres.


En tout cas c'est ce que j'ai fait et ce qui m'a lancé dans Kenshi car le jeu peux parraître abrupte alors que la base du jeu est très simple par contre c'est vrai que c'est un peu lent au début (Mais comme un fan stupide je vous dirai que c'est pas dérangeant enfin un jeu ou tu cours pas à droite à gauche avec une todo list longue comme le bras tu souffles un peu) ...


Ma critique :

À mes yeux, le meilleur jeu de tous les temps pour mon profil de joueur, à l’instant où j’écris ces lignes, reste Kenshi.

Je suis pourtant un immense fan de RPG et de JRPG, et même si certaines sagas frôlent la perfection Mass Effect, The Witcher, The Elder Scrolls il m’a toujours manqué quelque chose : la sensation d’être réellement libre.


Bien sûr, on n’est jamais totalement libre dans un jeu, on reste toujours dans un cadre de règles. Même Kenshi n’y échappe pas. Mais la différence, c’est que dans Kenshi, tout semble avoir un sens. Tu penses à une action, tu te dis :

“Non, je ne peux pas faire ça.”

Puis tu réalises que si, tu peux.

Puis parfois tu ne peux plus…

Et tu comprends : “Ah oui, c’est logique, il appartient à telle faction, donc je ne peux pas le vendre comme esclave.”

Et là, tu comprends ce qu’est la vraie cohérence systémique.


L’univers n’est pas spécialement beau au premier abord. Visuellement, il est même assez ingrat. Mais ce défaut est facilement corrigeable avec quelques mods (comme Native Stylies qui donne un rendu un peu cel-shaded). Et très vite, ce n’est plus l’esthétique qui te captive, mais la logique interne du monde.


L’expérience est tellement prenante et jouissive que j’ai dû me forcer à arrêter de jouer… simplement pour ne pas oublier mes révisions.


Dans Kenshi, tous les profils de joueurs peuvent s’y retrouver, à condition de s’y investir un minimum :


Tu veux explorer ? La carte est immense, environ huit fois celle de Skyrim.


Tu veux devenir un empereur ? C’est possible.


Tu veux attaquer une ville principale ? Vas-y.


Tu veux devenir le plus grand tueur de masse du monde ? Tu peux.


Et théoriquement, avec assez de patience, tu peux même éradiquer toute vie du jeu.


Mais le plus fou, c’est que chaque mort a un impact sur l’écosystème. Le monde ne tourne pas autour de toi. Il n’y a pas cette sensation désagréable que “le jeu t’attend”, ce moment où tu te rappelles brutalement que tu es dans un jeu vidéo. Dans Kenshi, cette sensation n’existe quasiment pas.


Ainsi, pour toute personne qui cherche la liberté avant tout, ce jeu est une évidence.


J’ai commencé à y jouer à plusieurs reprises trois fois exactement et ce n’est qu’à la troisième tentative que j’ai été vraiment happé pendant de nombreuses heures. Le jeu n’est pas si niche que ça : avec 3 millions de ventes, il a déjà touché un public conséquent. Chaque interaction pousse à chercher la logique de l’univers, et c’est là que réside sa force.


La preuve la plus frappante de sa cohérence incroyable, c’est son monde constamment actif, 24h/24. Vous pourriez vous demander pourquoi, mais la réponse est simple : le monde n’a pas besoin de vous pour fonctionner. Vous pouvez mourir, mais le jeu ne s’arrête pas ; vous devrez partir de votre propre chef. L’écosystème vit indépendamment de votre présence.


Imaginez que vous deveniez assez puissant pour raser une ville : vous pouvez la conquérir ou la laisser à l’abandon. Et si vous la laissez à l’abandon, une faction finira par en prendre le contrôle. C’est merveilleux à l’échelle macro.


Mais à l’échelle micro, c’est tout aussi impressionnant. Si vous voulez être discret, il faudra vraiment l’être. Le niveau de détail permet des stratégies complètement saugrenues : par exemple, kidnapper un soldat, le mettre en cage, le libérer pour se battre avec lui, répéter le processus pour entraîner sa force et sa capacité à encaisser. Chaque action s’inscrit dans la logique du monde.


Jamais je n’ai vu un monde aussi cohérent et organique, et je n’ai même pas encore exploré le système de gestion de ville. Certains disent qu’après 200 heures de jeu, on n’aura vu que 30 à 40 % de ce que le jeu a à offrir.


Pour couronner le tout, le jeu est généreux : il tourne sur des configurations modestes, et si l’esthétique ne vous satisfait pas, un mod comme Native Stylise peut le rendre très joli à moindre coût.

Et le meilleur : il coûte entre 10 et 20 euros sur GOG, ce qui permet vraiment de posséder ce chef-d’œuvre, contrairement à Steam où il est plus cher.

J’adore Kenshi et toute cette vague de jeux à la liberté quasi totale, où les développeurs cherchent à pousser la cohérence à un point presque absurde dans le bon sens du terme Baldur’s Gate 3 pour le AAA, Project Zomboid, RimWorld, etc. Des jeux où le monde existe même sans toi.

Jilano2077
10
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à sa liste Les jeux vivants avec leur propre immersion (?)

Créée

le 5 déc. 2025

Modifiée

le 13 janv. 2026

Critique lue 17 fois

Jilano2077

Écrit par

Critique lue 17 fois

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