J’avais beaucoup d’attentes avant de commencer Kingdom Come: Deliverance, car on ne m’en avait dit que du bien. Je ne m’attendais cependant pas à un tel niveau de réalisme. La vie au Moyen Âge, dans la Bohême du XVe siècle, est extrêmement immersive. On sent qu’un vrai travail de recherche a été fait pour s’éloigner au maximum de la fiction.


Si vous vous attendez à de grands décors spectaculaires, vous serez peut-être déçu, mais on peut facilement passer au-dessus tant l’immersion est réussie.


Le système d’alchimie, d’équipement, de nourriture et de fatigue est très détaillé — peut-être un peu trop. Ce réalisme devient parfois contraignant : la sauvegarde est très limitée, il faut gérer la faim et la fatigue en permanence. À cela s’ajoute un système de combat extrêmement exigeant, au point de gâcher le plaisir. Le gameplay est lourd et peu adapté aux affrontements contre plusieurs ennemis. Il faut énormément de temps et de motivation pour réellement progresser en combat.


L’introduction est très longue et l’histoire principale avance parfois lentement, ce qui peut rebuter les joueurs qui recherchent un RPG plus dynamique. J’ai d’ailleurs arrêté le jeu plusieurs fois tant l’expérience peut devenir frustrante.


Certaines quêtes secondaires sont plus intéressantes que l’intrigue principale, ce qui est à la fois une qualité d’écriture… et un défaut de structure. Le jeu est sorti en 2018, mais certains bugs persistent encore aujourd’hui : quêtes bloquées, performances instables. Cela n’aide pas à apprécier l’expérience.


La progression organique du personnage principal, Henry — faible au départ — est intéressante sur le papier, mais reste malgré tout insatisfaisante dans les sensations de jeu. Il y a néanmoins plusieurs façons de résoudre certaines quêtes, ce qui apporte une vraie liberté. On dit que la suite améliore l’ambiance et les dialogues, mais que les combats restent très difficiles. Pour une joueuse au niveau moyen comme moi, cela reste un frein important.


Malgré ses qualités, si je devais résumer le jeu en un mot, ce serait : frustrant.


Nenelle59
5
Écrit par

Créée

le 27 févr. 2026

Critique lue 11 fois

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