Mon premier Yakuza et un vrai plaisir de jeu. Le point fort est vraiment l'écriture des personnages et de leurs relations, trouvant le point d'équilibre improbable entre délire débilo-régressif et sincérité émotionnelle désarmante : il y a un véritable amour, aussi naïf que profond et puissant, qui finit toujours par s'imposer au point d'être souvent touchant, alors qu'on parle de mafieux qui règlent tout à la baston, d'oppression sociale, de cancéreux en fin de vie, de manipulations mortelles et d'une secte dangereuse. Il y a un côté merveilleux louseur chez Ichiban qui fait mouche.
La saga Yakuza/Like a Dragon est également une grande épopée aux nombreuses ramifications scénaristiques dont il n'est pas toujours simple de raccrocher les wagons quand on démarre avec le 8ème opus majeur, mais rien de vraiment rédhibitoire. Et puis l'offre de jeu est tellement riche en activités diverses qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer, alimentant le plaisir de se balader en segway à Hawaï, au risque toutefois de rendre fou un complétiste comme moi (raaah, il ne me manque qu'un seul Sujimon !).