Night Call, petit jeu français, avait tout pour plaire. Une esthétique léchée, une promesse de mystère à résoudre et des rencontres atypiques au cœur de la nuit.
Lors de ma première partie, tout ces avantages m'ont en effet sautés aux yeux. La diversité des personnages et des situations rencontrés, le choix de qui prendre, où aller, tout en tenant compte de votre argent et de votre temps. Les meurtres, tous mystérieux et l'ambiance général, très polar (même si pas si noir que ça au vu de la gentillesse de son personnage principal).
Tout s'enchaîne très bien, la première enquête est même un peu simple si tant est que l'on se fit plus à un ressenti qu'à des preuves tangibles qui, elles, seront particulièrement rare et mal équilibrés (certaines ne servent a rien, d'autres rendent innocents 3 suspects d'un coup).
Bref, le suspect est trouvé, tout est beau, je me lance dans la 2eme enquête et bim, tout recommence. Au lieu de faire évoluer son histoire avec les éléments de la 1er enquête, le jeu se reset (tout comme chaque interaction avec les passagers) et vous voila reparti avec les mêmes dialogues, la même histoire global et seul le surnom du meurtrier, son identité, les suspects et le motif change.
Cela tue donc tout rejouabilité, d'autant que la courbe de difficulté, mal géré, va simplement vous enlever des potentiels preuves et simplement vous laisser deviner sur des impressions que vous aurez eu en transportant les suspects (impression quand même mal caché parce qu'on devine le tueur tout de suite quand il nous parle dans la voiture).
En somme, un bon jeu sur le papier et dans sa première enquête (comptez 2h) qui aborde des thèmes hyper intéressants de racisme, homophobie, violences policières ou sexuels, justice à deux vitesse et plein d'autres idées et tranches de vies hyper bien écrite. Lancer la 2eme (voir 3eme) enquête, c'est simplement perdre ce côté magique de la découverte et ainsi découvrir plus réalistiquement la vie plus monotone et répétitive d'un vrai chauffeur de taxi.