Certains misent sur le nombre de voitures disponibles, d’autres sur le nombre de voitures en course comme ce Project Cars pour compenser sans doute (et justement) le peu de voitures proposées (hélas) avec une prédominance allemande sidérante… la seule marque italienne est une Pagani, oui celle avec son moteur Mercedes-Benz…! quant au reste, bouffe des Lotus (et essuie-toi avec !). Rien à redire sur le nombre de circuits par contre, y en aura pour tout le monde !
Alors par exemple 30 bagnoles (!) qui se tirent la bourre sous la pluie, c’est très impressionnant en effet. Mais ça ne tourne pas à 60 im/s sur console, non, non, faut pas rêver… Sur le sec non plus d’ailleurs : Project Cars joue au yoyo entre 30 et 60 selon les conditions de course -très variables- tout en affichant des graphismes assez jolis mais encore nettement en retrait des Forza Motorsport. En vérité, il se rapproche à cet égard d’un Gran Turismo 5 ou 6… en HD.
Déception technique donc… à laquelle on doit ajouter les temps de chargement indécents et les effets sonores fort médiocres ! Cependant la météo variable et les arrêts au stand parfois imposés sont deux excellentes idées bien exploitées qui rendent les courses très vivifiantes.
Hélas (encore !) la conduite sous la pluie est ratée et peu réaliste : ainsi mettre pied dedans avec une Ruf sous des trombes d’eau ne pose aucun problème mais négocier la moindre courbe mène directement au tas à moins de descendre, de la charger sur la dépanneuse et de l’amener jusqu’au virage suivant, car même la dépanneuse tient mieux la route.
Sur le sec, la conduite s’avère parfois convaincante -selon les voitures- mais le problème épineux et apparemment insoluble de la maniabilité merdeuse demeure : direction collante, inertie et imprécision permanente rendent le jeu particulièrement pénible. D’autant que les gâchettes ne vibrent pas et que passer sa vie à régler les nombreux paramètres de la manette ne débouche sur rien de probant : ce qui marche -enfin- à peu près sur une bagnole ne marche plus du tout sur la suivante. On pense donc à fourguer le Project Chiasse avant de devenir fou à lier…
Au volant cependant, le jeu devient enfin conduisible malgré des options du force feedback non expliquées, omises ou décrites succinctement dans un jargon incompréhensible ! malgré les réactions bizarres, les voitures se laissent enfin piloter, ce qui me fait penser à un autre aspect mal fait (encore) du jeu : les collisions ! pas aussi mal faites que dans les GTrons certes mais à peine moins merdiques…
Globalement, le jeu n’est donc jouable qu’avec un volant, ce qui s’avère des plus regrettables vu le prix de ces putains de volant compatibles avec les consoles actuelles. Notons d’ailleurs que le jeu tourne impeccablement sur Series X, quand même ! Mais malgré le volant, de toute façon, les défauts de comportement subsistent et les aberrations de simulation persistent ! un jeu que l’on aura vraiment du mal à recommander : Project Failed !