Poulala, et bah voilà je l'ai terminé le jeu. C'était dense, surtout à la fin.
Je ne veux pas trop en dire, parce qu'un des moteurs qui nous fait continuer à jouer au départ est justement ce brouillard de mystères enveloppant le postulat absurde qui consiste à devoir tuer une princesse pour éviter la fin du monde.
Après avoir atteint le générique et m'être pris la série de révélations finales dans la gueule, je ne suis pas sûr d'être en mesure d'enfin savoir en quoi consistait tout ça, entre les différentes entités qui nous manipulent pour avancer leur agenda à la philosophie obscure. Mais vous savez quoi ? Je pense qu'on s'en fiche un peu de tout ça, parce que moi, je voulais juste sauver la princesse et c'est ce que j'ai fait.
Toute cette bouillie intellectuelle qui m'a un peu perdu, elle n'a pas gâchée mon expérience, bien au contraire. Elle a renforcé mon sentiment d'être un petit bonhomme victime de forces qui le dépassent. J'avais peur de voir l'histoire se conclure sur un climax grandiloquent et non, tout se fini sur une interaction simple entre deux être humains qui s'aiment bien, et ça fait du bien.
Ca fait du bien de pouvoir enfin passer un moment avec une personne après avoir passer une éternité à me retrouver dans des situations où l'on était chaque fois contraint de se déchirer à contre cœur pour en arriver à une conclusion toujours funeste. Toute cette histoire de dieux, et de mort et de masse changeante est bien alambiquée, mais elle ne nous détourne jamais de l'essentiel.
Après tout, Slay the Princess, c'est une histoire d'amour.