Aaaaaaaaah, Mario Sunshine.
Je l’avoue, c’est ce jeu qui m’a fait acheter la fameuse compil’ Switch "Mario 3D All Stars" en septembre 2020, malgré l’arnaque et la fainéantise manifeste de cette dernière. Et pas en raison d’une intense nostalgie. Mais d'une volonté de lui donner une seconde chance.
Car en 2002, justement, je l’avais lâché. L’ambiance ne m’avait pas plu, le gameplay ne m’avait pas convaincu. Surtout, je trouvais que le système « jet » était plus « subi » qu' « aidant ».
Je trouvais surtout que donner un tel accessoire à Mario, c’était un peu comme donner une formule 1 à BeepBeep : totalement inutile voire contre-productif.
En clair, et surtout depuis Mario 64, le truc de Mario, c’est d’être HYPER agile. Alors lui donner un instrument censé le rendre plus agile, tout en lui retirant son indispensable et si bien pensé saut en longueur… HUM HUM. Autant donner un ULM à Superman.
A cela, s’ajoutait une caméra faussement libre, avec plein de mouvements finalement bien précalculés, limitant les possibilités d’expérimentations. Un exemple précis ? Prenons le premier monde. Vous vous demandez si la pièce bleue présente sur un pilier pas loin du sommet du niveau est justement atteignable depuis ce dernier ? Et bien avant même de sauter, la caméra se tournera à 180°, comme pour vous dire « non, ce n’est pas la solution prévue ».
Et des exemples comme cela, il y en a des tonnes.
Alors oui, il y a une ambiance marquée, la réal était pas mal à l’époque, et un gros effort fut fourni niveau mise en scène (mais c’était… laborieux… ) mais beaucoup d'éléments m’ont peu à peu fait décrocher, et surtout cette caméra, vraiment insupportable par moment, rendant souvent difficile l’interprétation des profondeurs, et tellement moins au point que celle de Mario 64, un comble.
En plus, sur Switch, s’ajoute à tout cela la perte des bienfaits des gâchettes analogiques, rendant difficile certaines actions auparavant anodines (comme le fait d’arroser en cercle des fleurs en même temps pour quelques pièces) et des choix ou non choix discutables comme le fait d’assigner la vue rapprochée à R3… (et j'avoue que je n'ai pas testé si les manettes GC pour Switch en 2025 sont réellement compatibles)
Bref, j’ai essayé de m’accrocher pour le finir 18 ans après, et j'y suis parvenu. Avec un peu plus d'une centaine de soleil. Le 100% ? Je n'y ai pas sérieusement pensé. Refroidi notamment, par la difficulté absurdes de certains soleils (BORDEL le trauma de la rivière empoisonnée) et la quête si pénible des pièces bleues (QUI a pu se dire chez big N que c'était une bonne idée ?)
Ainsi, le seul Mario majeur que j'aie pu abandonner dans les mois suivant sa sortie initiale ne m'a pas davantage convaincu 18 année plus tard. Même si je l'ai finalement fini cette fois. Mais sans un grand sourire. Oui, évidemment, il y a quelques bons moments (et les niveaux sans J.E.T d'ailleurs, recyclés dans les deux "Galaxy") qui parviennent à donner du plaisir au gros fan de plateforme 3D que je suis, mais ce Mario Sunshine restera pour moi une sacrée déception, et à ce jour, à mes yeux, le Mario majeur le moins réussi de la saga.
Mini critique basée sur un long commentaire initialement publié sur Gamekult, en réponse à un article de Luma, "Super Mario Sunshine ne fait rien comme les autres, et c'est tant mieux".