En parcourant les avis sur Sword of the Sea, je remarque que presque tout le monde le compare systématiquement aux précédents titres du studio (Journey, Abzû), en oubliant de le juger pour ce qu'il est vraiment.
Personnellement, en lançant le jeu, je cherchais avant tout un moment de détente : une expérience contemplative, calme, bercée par une musique apaisante. Le jeu coche toutes ces cases, et c'est exactement ce que j'en attendais.
À ce titre, j'ai particulièrement apprécié l'absence totale d'interface (HUD). C'est un choix de design qui renforce considérablement l'immersion : rien ne vient polluer l'écran ou nous rappeler que nous sommes dans un jeu vidéo. On se retrouve seul face à la beauté des paysages et à la fluidité de la glisse. Cela permet de faire bon nombre de captures d'écran, directement applicable en fond d'écran sans passer par le mode photo.
Certes, il ne réinvente pas la roue. On peut même lui reprocher d'être parfois trop dirigiste. Par exemple, l'activation d'un levier déclenche systématiquement une cinématique montrant lourdement la prochaine étape, brisant un peu le rythme alors que la solution était déjà évidente.
Techniquement, le titre souffre aussi de quelques soucis d'optimisation. Même avec une configuration PC très haut de gamme de 2024, j'ai subi quelques ralentissements. C'est rare, mais pour une expérience aussi courte, cela mérite d'être souligné.
En conclusion, je quitte Sword of the Sea avec un souvenir empreint de douceur et une galerie remplie de screenshots, toutes plus magnifiques les unes que les autres.