Ouais, donc, c’est la suite en… mieux du premier ? oui quasiment ou presque entièrement… surtout au niveau de la jouabilité plus agréable et efficace et des dialogues également… et des choix assez nombreux, il faut bien le dire. La direction artistique reste néanmoins assez… « spéciale », encore très criarde et d’un goût souvent douteux… oui, tout cela manque de bon goût, assurément…
La technique par contre s’avère surprenante, surtout que le machin a été boulotté avec l’Unreal stutter 5, le shittiest engine ever ! bien qu’il reste (mais c’est rare) des endroits ou des moments où ça ne tient pas la cadence, le mode performance (à 60 im/s) s’avère dans l’ensemble étonnamment stable ! et graphiquement, ça reste d’un niveau de détail très élevé sur Series X.
L’espèce d’histoire est ici encore handicapée par l’absence de voix françaises, ce qui nuit à l’immersion. L’intrigue reste classique, sans grande surprise mais se révèle efficace et suffisamment prenante pour qu’on continue d’avancer… On retrouve comme d’habitude cet humour très discutable, cette vague satire maladroite (et gênante de maladresse) des corpos et de l’exploitation des honnêtes travailleurs… euh je veux dire des serfs bien obéissants, mon Seigneur. Franchement, c’est lourdaud et… très maladroit, pour ne pas dire stupide.
L’autre souci assez déplaisant concerne le côté woke du jeu : sur certains aspects, c’est moins woke que le premier… mais sur d’autres, c’est pire… Par exemple, la majorité des personnages que l’on peut croiser dans le jeu sont des femmes, uniquement des femmes. Au pif, je dirai que ça fait facilement 80% de gonzesses dans le jeu. Voilà qui reste bien loin de la parité. Par ailleurs, les proportions des corps féminins ne sont pas respectées : on dirait des corps de mecs ‘morphés’ en pseudo nanas à la va-vite… Par contre, les visages restent féminins (quelle chance !).
L’interface est bien présentée et même plus ergonomique qu’avant et une nouveauté est apparue, à savoir l’ajout d’une vue (optionnelle) à la troisième personne parfaitement jouable ! les animations ne sont pas extraordinaires mais ça fait le bien le boulot quand même, ma foi. Prenez-en de la graine, les paumards de chez CDPR avec votre Cyberpunk vissé en FPS…!
Il faut noter également la bonne musique et quelques possibilités d’infiltration également bienvenues. Il faut déplorer cependant l’écriture des compagnons : ils… ou plutôt elles sont toutes assez insupportables pour tout dire. Insupportables d’ennui… ou même carrément répugnantes (cf Inès…!). On n’a jamais envie d’aller leur parler dans le vaisseau et on se contrefout de ce qui peut leur arriver.
Enfin, le jeu est tout de même très accessible et s’avère tranquille à faire en difficulté ‘histoire’ : on tabasse tout ce qui passe ! ah et j’allais oublier la belle mécanique des « défauts » (optionnels) que l’on peut acquérir au fil du jeu : une idée bien implémentée ici. Au final, je ne sais pas si je le referai plus tard… mais ce jeu de rôle a du potentiel : si son monde était moins stupide et moins woke, on aurait quand même un jeu bien meilleur !