D’un medium à l’autre, cela ne va pas de soi notamment entre deux media pourtant assez proches (cinéma et jeux vidéo) mais dont les adaptations de l’un à l’autre et vice-versa se révèlent trop souvent problématiques, pour ne pas dire durement et totalement merdiques…
Ainsi, cet étron opportuniste « The Thing » qui va déterrer un fossile de John Carpenter, film d’horreur sympathique dans le fond mais trop crade, cracra, cradoc, cradingue, trop crabeurk pour remporter l’adhésion et c’est peu de le dire, la chose étant décidément fort indigeste…
Mais si le film est moyen, voire bien médiocre, le film converti en « jeu vidéo », lequel est une sorte de suite directe, s’avère d’une lourdeur, d’un non-amusement et d’une non-jouabilité alarmante, encore plus effrayante que la vermine elle-même qui fait également bien chier.
Par défaut, les commandes sont réglées pour les gauchers et après rectification dans les options, ça se manierait presque normalement… sauf pour le lance-flammes qui exige une vue subjective trop mal faite !
L’interface générale reste très perfectible, le jeu est très linéaire et ne sauvegarde jamais ou presque : il faut tout recommencer… ou presque ! ; l’équipe qui vous suit est une belle brochette de boulets et si graphiquement, ça reste -je suppose- acceptable, la difficulté est carrément crispante, du genre qui casse un peu trop les couilles, si vous voulez mon avis.
Ainsi, toutes ces clés, ces puzzles, cette répétition globale souvent répétitive, tout cela est fort peu engageant et en vérité, totalement repoussant, ce qui en fait une bousasse ni faite ni à faire.