Cover 2026 - CINÉMA

2026 - CINÉMA

Découvertes : 29
Revus : 6

L'an dernier, j'ai consommé pas mal de cinéma. Pour 2026, je vais essayer de rabaisser ma frénésie et me focaliser sur quelques bizarreries que j'ai empilé dans des listes d'envie et qui me font de l’œil depuis quelques années. Je continuerai à aller au cinéma avec ma copine pour me tenir informé des grandes sorties et petites pépites indé, mais je tacherai de savourer davantage mes films, de les laisser décanter en moi et dans ce carnet de bord. Je veux garder une trace de ce que j'ai pensé et chercher à dénicher les quelques spécificités qui me font apprécier une œuvre, ou l'inverse. Le but étant d'émettre un avis succinct ou plus détaillé sur chaque découverte durant les 365 prochains jours brodant l'année.

Liste de

35 films

créée il y a 3 mois · modifiée il y a environ 14 heures
Little Nemo
7.1

Little Nemo (1989)

Little Nemo : Adventures in Slumberland

1 h 34 min. Sortie : 14 décembre 1994 (France). Animation, Aventure, Drame

Long-métrage d'animation de Masami Hata et William T. Hurtz

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

03/01/2026 (découverte)

Je voulais débuter l’année sur une petite pépite méconnue, sur quelque chose d’étrange, une bizarrerie que je voudrais ressembler à mes futures découvertes pour 2026. Me voilà agréablement servi avec ce joyeux film d'animation qui rallonge ma lecture de Sandman sur lequel s'était conclu 2025.

Une adaptation de la BD éponyme du début du 20e version nippone, scénarisé par Chris Colombus, d’après une histoire de Moebius et réfléchit pour l’écran par rien de moins que Ray Bradbury. Si ce film était un hôtel, le service aurait immanquablement valut 5 étoiles.

Alors même si le début a du mal à décoller et que l’histoire reste chevillée aux tropes du conte classique, l’univers, lui, m’a entraîné dans un genre d’Alice au pays de Morphée. Une balade au royaume du songe à dos de lit volant. Une petite féerie douce et rare qui, à n’en pas douter, mûrira confortablement en moi quand je poserai ma tête sur l’oreiller.

Richard au pays des livres magiques
6.5

Richard au pays des livres magiques (1994)

The Pagemaster

1 h 20 min. Sortie : 15 février 1995 (France). Animation, Aventure, Comédie

Film de Joe Johnston et Pixote Hunt

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

04/01/2026 (découverte)

Qui n’a jamais rêvé d’ouvrir les portes d’une bibliothèque et voir Christopher Lloyd nous offrir une carte magique nous permettant de voyager au sein de nos œuvres de cœur ? de tous ces classiques de la littérature ? Un Last Action Hero version Bac L.

Il y’a fort fort longtemps que je mettais de côté ce visionnage. Une petite pilule enchantée que je me réservais pour une nuit où frapperait l’orage - propice à laisser s'insinuer le merveilleux. Mais un voyage de 4h30 en train glissant dans la nuit aura fait l’affaire. Je savais que je ne dénicherai pas un trésor, néanmoins il faut saluer le concept, une étrangeté ayant quelques similitudes avec L’histoire sans fin.

Évidemment, les 1h15 sont trop maigres pour offrir une vraie aventure et des enjeux musclés. S'il est question de transformer un garçon timoré en un petit chevalier plus téméraire d'un claquement de doigt, le coup de baguette magique est en rade. Et puis, là où le film pêche franchement, c'est au niveau de son animation fadasse et sans coeur qui ne rend pas service à l'immersion. Or, le côté méta m’a eu. Je suis un enfant des années 2000, alors forcément :’)

Pour l'Éternité
6.4

Pour l'Éternité (2025)

Eternity

1 h 52 min. Sortie : 3 décembre 2025 (France). Comédie romantique, Fantastique

Film de David Freyne

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

08/01/2026 (découverte)

Rattrapage de l'an dernier sur un petit OVNI passé inaperçu et très mal distribué (A24 oblige), un peu à l'image de Dream Scenario en 2024. Les fins d'années savent nous procurer quelques curiosités pour épicer nos derniers souvenirs.

Le film profite d'un concept fort sympathique auquel je m'identifie à 200%, adorant les comédies romantiques épicées d'un caractère fantastique, bien que cela soit souvent casse gueule. Et il convient d'admettre que cet Eternity ne fait pas opposition à la règle et pali d'un manque de profondeur narratif propre à ce genre de produit mettant la charrue avant les boeufs, c'est-à-dire le concept avant les personnages.

Les vicissitudes du couple ne sont qu'esquisser, et le dilemme si prometteur qu'on nous vend (rester auprès de l’homme avec qui elle a partagé toute sa vie, ou retrouver son premier amour, disparu très jeune, et qui l’attend depuis toujours ?) est rapidement éclipser devant la non-alchimie de la nouvelle tête montante Callum Turner avec sa partenaire de jeu, Elizabeth Olsen, qui elle aussi peine à nous immerger dans son choix cornélien.

Ne reste qu'un Milles Teller toujours aussi impeccable quand il s'agit de jouer les amoureux maladroits mais tendres ; de même que sa CA, Da'Vine Joy Randolph, qu'on avait déjà pu voir rayonner par la simplicité et franchise de son jeu dans Winter Break. J'aurai voulu en apprendre un peu plus sur ce système d'au-delà tant la première heure m'a charmé. Sans doute un spin-of sur le métier de CA, pas assez exploité ?

The Yards
7.3

The Yards (2000)

1 h 55 min. Sortie : 1 novembre 2000 (France). Drame, Thriller, Policier

Film de James Gray

OuaZz a mis 8/10.

Annotation :

09/01/2026 (revu ; en salle)

James Gray, grand peintre tragique, délivre déjà dès son second film une maitrise totale du verbe et de la caméra ; un cinéma sensible et son compromis invoquant une certaine idée d’un âge d’or perdu. En découle cette mélancolie toute en retenue et clair-obscur.

The Yards est suffocant, c’est ce qui m’a percuté de plein fouet durant ce revisionnage en salle. L’ambiance saturnienne (si, si, j’ai vérifié, ce mot existe), le jeu de lumière qui arrache les personnages à la nuit, cette thématique de l’anomalie dans la famille, ces petites touches de rien filmées avec tant de passion, offrent au film un indéniable cachet.

On sent que Gray à digérer ses références, Coppola et son Parrain en tête, pour nous recracher cette petite perle de noirceur. La direction d’acteur est parfaite. Jamais Wahlberg n’aura été aussi déchirant et Caan illustre. J’ai adoré revoir cette famille se scléroser jusqu’à la rupture finale. Le système est gangréné, mais Gray le film avec une pudeur et précision chirurgicale. Je pense que les scénaristes de The Wire s’en sont souvenus.

Le Chant des forêts
7.4

Le Chant des forêts (2025)

1 h 33 min. Sortie : 17 décembre 2025. Animalier, Nature

Documentaire de Vincent Munier

Annotation :

10/01/2026 (découverte ; en salle)

L’insolence des hommes, la beauté de la nature, sa grandeur, son calme, sa puissance, sa majesté, celle qui laisse humble et donne envie de tout abandonner pour devenir garde forestier. Le film le dit si bien : dès qu’on cesse d’être émerveillé, c’est là que les conneries commencent. Sans doute qu’il nous faudrait davantage « juste être là, se taire, écouter, et voir peut-être. »

Nick Cave a foutu le camp, mais Warren Ellis continue de nous enchanter en quelques notes qui tapissent puissamment ces magnifiques images arrachées à l'invisible. Un film important ; peut-être un peu chiant et moralisateur, mais essentiel, nous ramenant au cœur de la forêt, dans l'humus qui contient tout.

Arrietty - Le Petit monde des Chapardeurs
7.1

Arrietty - Le Petit monde des Chapardeurs (2010)

Karigurashi no Arrietty

1 h 34 min. Sortie : 12 janvier 2011 (France). Animation, Aventure, Fantastique

Long-métrage d'animation de Hiromasa Yonebayashi

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

10/01/2026 (découverte)

Rattrapage en vue de la préparation du ciné-concert Ghibli de mardi prochain. Joli mais plutôt ennuyant ; chargé de poésie mais manquant cruellement de tension. Plutôt emballé par la première scène de chaparderie montrant l'ingénierie du père dans ses dispositifs, dans la manière dont les dessinateurs ont dû réfléchir ce monde en enfilant un costume de minimoys. Mais après, on pique du nez.

Puis qu'est-ce qu'elle a cette zinzin de Haru pour en vouloir autant aux petits hommes, hein ? C'est dommage, car le film semblait sous-tendre toute une mythologie, du moins une histoire passée (conflit entre le camp des hommes et des petits êtres) qui passera à la trappe, de même que cette mignonne histoire d'amour en retenue qui restera en apesanteur. Frustrant qu'un tel concept n'est pas réussi à exploité son potentiel si riche.

Quelques minutes après minuit
7.2

Quelques minutes après minuit (2016)

A Monster Calls

1 h 48 min. Sortie : 4 janvier 2017 (France). Drame, Fantastique

Film de J. A. Bayona

OuaZz a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

11/01/2026 (revu)

Tout le générique a défilé avec un filtre embué. Bien que je commençais déjà à pleurer dès la première demi-heure. C’est étrange, mais plus je revois ce film, plus il me touche. Il y’a indéniablement le fait que cette histoire résonne avec la mienne, venant le charger d’une vérité poignante. Mais c’est aussi autre chose. C’est comme si plus je considérais ce film comme important pour moi, plus j’y accumulé des souvenirs, une sagesse, une appétence de mon envie d’écrire et des sujets qu’il charge.

Cette œuvre s’enracine petit à petit en moi et je peux dire qu’aujourd’hui, jamais je ne pourrais l’en arracher. Elle est comme une écharde, une bonne, une blessure d’If qui est venue mettre en lumière une blessure à guérir. Cela faisait presque 3 ans que je ne l’avais pas revu. Je n’arrivais pas à me lancer, à franchir à nouveau le pas, sachant inéluctablement que j’allais être terrassé. Et ça n’a pas loupé.

Néanmoins, en ce début d’année 2026, avec tout ce qui se passe dans le monde et même le tournant que prend ma vie, je voulais me souvenir pourquoi je voulais devenir conteur, pourquoi je voulais écrire pour les autres, me remémorer l’importance des histoires. Et c’est chose faite.

Emma
6.3

Emma (2020)

2 h 04 min. Sortie : 30 juin 2020 (France). Drame, Comédie

Film de Autumn de Wilde

OuaZz a mis 5/10.

Annotation :

11/01/2026 (découverte)

Choses promises, choses dues. Ma copine rattrape depuis quelques mois tous les Jane Austen, et en vue de la conclusion de sa lecture d’Emma, elle s’est dit que ça serait sympa de rattraper le film tous les deux. Mon dieu, si nous les garçons on peut être pris de passion pour les combats titanesques de robots contre des gros monstres dégueulasses, du genre Pacific Rim, voici le versant féminin de ce genre : Bien souvent, une fille se croit plus maline que les autres et va juger un homme fier et brut un peu trop vite jusqu’à se rendre compte que derrière ce caractère d’ours se cache un cœur de lapin.

Ici, ça ne loupe pas. Tout est agréablement convenu. Le suspense s'est fait la malle avec sa cousine tension, et je devine que toute la psychologie de la prose d’Austen dégringole au profit de dialogues explicatifs et de conflits un peu plus pimpants. Bref, j’ai failli m’endormir un paquet de fois mais j’ai tenu bon pour les décors et la musique champêtre.

Les Muppets : Le Retour
6.5

Les Muppets : Le Retour (2011)

The Muppets

1 h 43 min. Sortie : 23 novembre 2011 (États-Unis). Comédie, Comédie musicale

Film de James Bobin

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

16/01/2026 (découverte)

J’y allais avec la meilleure volonté du monde. Le film était dans ma watchlist et je trépignais d’impatience à sauter dans le monde des Muppets avec un tel casting et un budget si conséquent offrant une DA, on doit l’avouer, aux petits oignons. Malgré la première géniale et hilarante demi-heure qui enchaine les trouvailles comiques : sans déconner, ce voyage en carte jusqu’en France, musical en se brossant les dents ressuscitant le fantôme de Gene Kelly, etc. J’étais conquis malgré la patine trop sucrée. En fait, je m’attendais plus à quelque chose dans la veine de TED.

Et j’en viens au principal défaut du film : son scénario balisé aux panneaux fluo disneyen. Impossible d’entrevoir un minimum de sincérité ou d’authenticité dans cette morale sirupeuse, quand on voit embarque pour ce genre d’histoire sans suspense. Les auteurs essaient bien par intermittence de se moquer de leur propre cahier des charges (présentation de l’enjeu souligné au marqueur) ou jouer sur les tropes du genre (rire démoniaque), mais par-dessus la moquerie, le cynisme n’est jamais loin.

Par ailleurs, la kyrielle de cameos n’arrangera rien, si ce n’est sourire de leurs interventions. Oui, il y a quelques moments touchants et beaucoup de belles idées, néanmoins le tout reste aussi plat qu’un timbre. Ce qui me fruste d’autant plus au vue de ce que j’avais pu charger comme attentes dans ce film. Reste un sublime jeu de marionnettes et quelques musiques inspirées (Kermit et sa galerie de portraits).

La Nuit d'Orion
5.7

La Nuit d'Orion (2024)

Orion and the Dark

1 h 30 min. Sortie : 2 février 2024. Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Sean Charmatz

OuaZz a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

16/01/2026 (revu)

L'Étrange Pouvoir de Norman
6.7

L'Étrange Pouvoir de Norman (2012)

ParaNorman

1 h 32 min. Sortie : 22 août 2012 (France). Animation, Aventure, Comédie

Long-métrage d'animation de Chris Butler et Sam Fell

OuaZz a mis 7/10 et a écrit une critique.

Annotation :

18/01/2026 (découverte)

28 ans plus tard - Le Temple des Morts
6.8

28 ans plus tard - Le Temple des Morts (2026)

28 Years Later: The Bone Temple

1 h 49 min. Sortie : 14 janvier 2026 (France). Épouvante-Horreur, Thriller

Film de Nia DaCosta

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

19/01/2026 (découverte ; en salle)

Si le redémarrage de la franchise avait pu solliciter ma curiosité dès le premier jour, cette suite a mis plus de temps à fureter jusqu’à mon oreille. Faut dire que sa prospérité est dû à son bouche à oreille. La saga n’étant pas vraiment une succes stroy. Qu’est-ce que ça vaut, du coup ? Pour moi, c’est de bonne facture, même si ce n’est pas le chef-d'œuvre annoncé. Où sont les Yamakasis de l’Apocalypse promis lors de l’épilogue précédent ?!

Beaucoup se sont amusé à le comparer à Sinners (je vois l’idée avec la scène d’Iron Maiden, mais ça s’arrête là, hélas). Nia Da Costa n’est pas Coogler ou même Danny Boyle, c’est certain. Elle manque d’insolence. Sa réalisation est trop sage, loin des zinzineries visuelles qu’avait l’habitude de nous dégueuler tonton punk, bien qu'elle sache être très gore par instant. La scène de la “charité” vous chatouillera chaleureusement les tripes, j’en mets ma chemise à couper.

Ce que j’ai apprécié, en revanche, c’est cette relation entre le Doc et Momoa bis, cette tentative de rallumer la conscience d'un infecté, considérer l'infection comme une maladie autant physique que psychique (la pov de Samson soulignera cette hypothèse). Ralph Fiennes est vraiment phénoménal, comme à son habitude. Calme, sage, à l'écoute et parfait dans la peau du Malin. Sinon, Jack O’Connell en Sir Crystal est bien golri mais toute l'histoire de sa secte rompiche, de même que son arc plutôt attendu.

Un bon moment qui s'estompera assez vite, je pense.

Megadoc
6.6

Megadoc (2025)

1 h 47 min. Sortie : 24 novembre 2025 (France). Making-of

Documentaire de Mike Figgis

Annotation :

20/01/2026 (découverte)

La découverte du film à Cannes était déjà une expérience en soit qui avait su doucher toute la croisette. Las ! le cauchemar n'est pas fini, putain. Voilà que je dois m’enfiler ce doc tout droit sorti des enfers pour 100% l’expérience.

A mon avis, Coppola est un taré, pas de doute. Cette folie a su faire ses preuves dans les années 70, mais depuis, le monsieur a perdu de sa superbe et son cerveau s’est incomparablement ramolli. Après, faut applaudir l’exploit de se remettre en selle à plus de 80 balais. Bravo champion. Un passionné, papi. Il voulait changer le monde. Personne n'a pensé à lui dire que le monde n'avait pas besoin d’Evangile. Laisse-le foncer peinard dans l’Iceberg. Profite de ta retraite et de ton bon vin, des petits enfants et du soleil des plages.

Bref, le docu présente la catastrophe en devenir. Toujours agréable de se glisser derrière les rideaux. On apprendra que Coppola est un artiste travaillant à l'instinct, que réaliser un documentaire c'est chercher à filmer la catastrophe, que Nathalie Emmanuel n'aime pas qu'on la film pendant qu'elle mange et que Aubrey Plaza est déjantée. Mais la palme revient à Shia. Sans déconner, les 1h40 valent la peine juste pour les échanges lunaires entre Coppola et lui. Un fou.

True Romance
7.4

True Romance (1993)

1 h 59 min. Sortie : 3 novembre 1993 (France). Thriller, Action, Romance

Film de Tony Scott

OuaZz a mis 8/10 et a écrit une critique.

Annotation :

23/01/2026 (découverte)

Une nuit en enfer
7

Une nuit en enfer (1996)

From Dusk till Dawn

1 h 48 min. Sortie : 26 juin 1996 (France). Action, Policier, Épouvante-Horreur

Film de Robert Rodriguez

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

24/01/2026 (découverte)

Une cavalcade d’allumée dans la veine de True Romance et Tueurs nés, qui se transforme dans sa seconde moitié en une mauvaise partie de Resident Evil. Une biscotte maladroitement beurrée qui dézingue à tout va pour repeindre les murs de viscères grâce à la méthode Peckinpah.

L’art de la série Z est respecté, c’est certain. Mais question fun, faut pas être du genre exigeant. En 96, l’histoire avait de quoi faire bander les fans de VHS, mais la pop culture a tellement pillé ce film, j’ai l’impression, qu’il n’en reste pas grand-chose, si ce n’est une première partie où l’art du verbe tarantinesque et son humour noir se répandent comme une jolie trainée de poudre avant d’allumer la mèche d’un pétard mouillé. Forcément, quand tu t’es déjà fait défleurer le twist, ça à moins de gueule.

Nan, le vrai problème, au-delà du combat ridiculement hilare que Clooney mène corps et âmes contre un pauvre animatronique brinquebalant, c'est la mocheté du bousin. Les CGI donnent la gerbe et les maquillages de Robert Kurtzman (à l’origine du pitch) sont d’une horreur à terrifier Dracula himself. Joss Whedon s'en souviendra. Allez, +4 pour Salma Hayek. Je ne suis qu’un homme, désolé...

« Là-dedans j’ai 6 copines, et elles courent toutes plus vite que toi. »

Princess Bride
7.2

Princess Bride (1987)

The Princess Bride

1 h 38 min. Sortie : 9 mars 1988 (France). Romance, Aventure, Fantasy

Film de Rob Reiner

OuaZz a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cœur et a écrit une critique.

Annotation :

25/01/2026 (découverte)

Petit Vampire
6.7

Petit Vampire (2020)

1 h 22 min. Sortie : 21 octobre 2020. Animation, Fantastique, Comédie

Long-métrage d'animation de Joann Sfar

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

27/01/2026 (découverte)

Je connaissais pas du tout l’univers de Joan Sfar, donc j’ai lancé le film sans trop d’attentes. Juste par curiosité : voir comment l’animation française se débrouille quand elle s’attaque à du genre. Et là-dessus, pas de débat : côté animation, on est solides. On a clairement des artistes de haut niveau (Arcane et les studios des Minions avaient déjà vendu la mèche). Visuellement, ça envoie du pâté.

Mais dès qu’on parle scénario… c’est plus compliqué. J’ai un peu l’impression que pendant que les Américains sont passés à la fibre, nous, on rame encore avec une ADSL capricieuse. L’intro te vend une aventure à la Baron de Münchhausen, un truc de pirates volants, généreux, plein de promesses. Et puis passé le générique, les voiles se dégonflent doucement et stagne dans une maison hantée réchauffée.

L’univers est chouette, les couleurs bigarrées, y a plein de bonnes idées disséminées ici et là, mais l’histoire reste infiniment trop rangée. Ça sent la lavande de placard. Et la morale… disons qu’elle a l’originalité d’une potatoes perdue dans une barquette de frites. Rien de honteux, mais rien de vraiment marquant non plus.

Retour à Silent Hill
4.2

Retour à Silent Hill (2026)

Return to Silent Hill

1 h 46 min. Sortie : 4 février 2026 (France). Épouvante-Horreur

Film de Christophe Gans

OuaZz a mis 4/10.

Annotation :

29/01/2026 (découverte ; en salle)

14 ans que papi Gans n’avait pas remis ses mains sur un guidon depuis sa Belle et sa Bête. Personne ne s’est dit chez Metropolitan que ça serait mieux de lui mettre des petites roues ? Ou tout simplement abandonner l’idée de la reprise et le laisser pleinement profiter de sa retraite anticipée ?

Plaisanterie mise à part, je crois n’avoir jamais vu un film se faire autant bâcher avant même sa sortie. Les retours des AVP sont cauchemardesques. Le film récolte une moyenne de 1,6/5 sur LB ! 1,6 ! Du coup j’ai voulu aller vérifier par moi-même l’étendue du désastre. Conclusion : c’est bien nul, en effet. Pas de doute : c’est ringard avec une mise en scène qui a du poil au nez.

Cela dit, pour contrebalancer toutes ces éclaboussures de merde que se prend le réal, on ne me retirera pas que ce n’est pas un amoureux du jeu. La mise en scène a beau être cheap et tape à l’œil, le monsieur s’amuse, quitte à rester trop englué à la forme du jeu qui... ben a forcément vieilli.

Le vrai reproche que j’ai à faire à ce film, c’est son scénario : là où le jeu nous plonger dans une enquête aussi brumeuse que ses décors, nous laissant par la même combler les trous en nous rendant pleinement actif dans ce labyrinthe poisseux : ici, tout est maladroitement élucidé avec une histoire d’amour téléfilmesque. Le jeu d’acteur est neurasthénique. Un mauvais film mais pas la catastrophe de l’année non plus.

Wayne's World
6.6

Wayne's World (1992)

1 h 34 min. Sortie : 28 octobre 1992 (France). Comédie, Comédie musicale

Film de Penelope Spheeris

OuaZz a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

31/01/2026 (découverte)

Une succulente gaufre de conneries slacker tout droit sorti de la tête carburant à l’idiotie joueuse de Mike Myers. Nan, pas le psychopathe derrière le masque d’Halloween, celui derrière la voix de Shrek, le pote de l’âne.

Un petit hymne aux branleurs férus de rock. Un film à même de porter toute en communauté par sa philosophie de « Why’s so serious ? » à l’image du Dude, alias The Big Lebowski. La bêtise est si contagieuse qu’elle déborde de l’écran pour nous tomber sur les pieds. L’ancien du SNL nous concocte une poilade de blagues méta qui témoigne d’un amour profond du cinéma. L'envie irrésistible de secouer ses codes comme un ado en rut s’amuse avec sa bistouquette avant de cracher une purée de fun capable de donner des idées de scénario au premier trou-duc venu.

Toutefois, Mike Myers est loin d’être un idiot (même si le costume lui sied comme un gant). Sous sa cuirasse de conneries à même de muscler vos zygomatiques, le film dépeint avec plus ou moins d’acuité les rapports de force du « business » et préfigure tous nos jeunes talents Twitch d’aujourd’hui repêchés par des grosses chaînes. La perversion de l’authenticité contre une poignée de biftons - sa démolition pièce par pièce.

Il faut le voir en VF de préférence pour la traduction des NULS qui est à tomber : « T’es golle, toi ! » // « Si les crapauds avaient des ailes, ils se taperaient pas les couilles quand ils sautent. » Plus c’est con, plus on aime, toute façon. Et des conneries dans ce genre, le film en a autant sous sa manche que les cartes d’un magicien. Le scénario regorge de de blagues (environ une par minute, si j’en crois mon compteur de bizarreries que je me suis fais implanter depuis mon visionnage de la trilogie Cornetto).

J’imagine sans peine Kurt Cobain, une bière dans la gauche, un joint dans la droite, se taper des barres avec Courtney devant ce petit ovni et poser son idée de se faire sauter le caisson dans un coin parce qu’à vrai dire, rien n’est vraiment très sérieux.

Wayne's World 2
6.3

Wayne's World 2 (1993)

1 h 35 min. Sortie : 6 avril 1994 (France). Comédie

Film de Stephen Surjik

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

01/02/2026 (découverte)

Wayne’s World, Wayne’s World, mégateuf ! Ou l’art d'en avoir rien à cirer avec excellence. On prend les même et on recommence pour un rembobinage en règle. Moins fou mais plus rythmé que le précédent, les Nuls se dépassent à nouveau pour nous cuisiner cette salade de répliques cultes et de mots décapants. Ridiculement génial.

Entre un indien zarbi à poil, le fantôme de Jim Morrison, le trip en Angleterre doublé, le duel de sabres cantonnais, le remake du Lauréat à la sauce débilos, le remplacement d'un acteur moyen au profit de Charlton Heston ou le baisé de Kim Basinger à même de faire léviter Garth, Mike Myers nous remet la tête dans le mixer pour aspirer notre cervelle à la paille comme un grand Pepsi (sponso commerciale).

Hamnet
7.1

Hamnet (2025)

2 h 05 min. Sortie : 21 janvier 2026 (France). Biopic, Drame, Historique

Film de Chloé Zhao

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

02/02/2026 (découverte ; en salle)

Après la soupe froide des Eternels, Chloé Zhao n’était pas une artiste que je portais très haut dans mon estime. Juste au-dessus des cafards, peut-être (et encore). En revanche, il faut savoir faire preuve de bonne foi quand le talent s’impose, Hamnet a été une claque. Je crois que le dictionnaire vient de trouver sa définition la plus démonstrative de ce qu’est une “catharsis”.

Pour porter ce film, on a la chance d’admirer 2 acteurs à leur sommet. Jessie Buckley est magnétique et son jeu aurait de quoi fendre le cœur d’une brique. Ce film, malgré son rythme lent rebutant, agit comme une étrange liqueur, un sortiliège à la propriété ensorceleuse. Je n’ai pas lâché l’écran. Les 2h m'ont scotché. J’aurai pu pleurer, la larme n’était pas loin, hélas : One the Nature of Daylight... utilisé pour la énième fois.

N'en reste son magnifique message m’ayant laissé tout de même le cœur en compote : cette communion du deuil par l’art, le théâtre comme lieux pour faire revivre les fantômes, Agnes qui donne sa main à l’avatar de son fils Hamlet, d’abord réfractaire et insurgée, puis se laisse consoler par les mots que son mari a cousus à travers cette histoire, faute de pouvoir lui adresser directement. Mais aussi ce “to be or not to be” qui résonne d’une signification toute autre : le regret d’un père absent, le poids de n’avoir pu être là au moment fatidique car tout entier tourné vers ce qui le meut.

Hamlet, c'est donc Shakespeare qui lègue sa souffrance au monde, partage son deuil pour essayer d’alléger le sien, sans doute. Du moins, c'est l'une des possibles interprétations parmi des milliers d'autres. En outre, j’ai bien aimé retrouver des échos à ses pièces disséminés ici et là au travers de l’histoire : les jumeaux qui permutent leurs habits (La Nuit des Rois), les sorcières de MacBeth et une fameuse Tempête lors de l’accouchement.

La scène où Hamnet, au seuil de la mort, répète le geste que sa mère lui a appris pour laisser son âme s’envoler, que le montage vient lier à son père par la vision d’un aigle, est pour moi l'Everest du film. Une oeuvre puissante qui mérite son imprimé “bouleversant” sur ses affiches.

Marty Supreme
7

Marty Supreme (2025)

2 h 29 min. Sortie : 18 février 2026 (France). Drame, Biopic, Sport

Film de Josh Safdie

OuaZz a mis 7/10 et a écrit une critique.

Annotation :

03/02/2026 (découverte ; en salle)

Send Help
6.7

Send Help (2026)

1 h 53 min. Sortie : 11 février 2026 (France). Épouvante-Horreur

Film de Sam Raimi

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

06/02/2026 (découverte ; en salle)

Un train fantôme sentant la barbe à papa et le caramel. Malgré un pitch qui tient sur un Post-it, Raimi s’amuse comme un petit fou à balader sa caméra dans tous les sens et nous dégueuler toutes les saloperies qu’il peut au visage.

L’hémoglobine coule à flot et McAdams est à croquer dans son rôle de survivaliste qui tourne psycho. De même que O’Brien dans son costume de salopard playboy victime de son arrogance (cette scène d’émasculation, mon dieu !)

Cool de l’avoir vu en avp dans une salle très, très réceptive. Le film ne m’accompagnera pas longtemps, mais je ne saurais bouder mon plaisir. Des séries B de cette trempe, on en voudrait plus souvent.

Rental Family - Dans la vie des autres
7.2

Rental Family - Dans la vie des autres (2025)

Rental Family

1 h 50 min. Sortie : 4 février 2026 (France). Comédie, Drame

Film de Hikari

OuaZz a mis 7/10 et a écrit une critique.

Annotation :

13/02/2026 (découverte ; en salle)

SuperGrave
6.3

SuperGrave (2007)

Superbad

1 h 53 min. Sortie : 31 octobre 2007 (France). Comédie

Film de Greg Mottola

OuaZz a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

14/02/2026 (revu)

Toujours un immense plaisir de revoir ce film. Jonah Hill avec son langage fleurit, son histoire de dessins de bites frénétique et son débit de mitraillette. Michael Cera en romantique et sa trogne du gendre idéal. Et Fogell… ou devrais-je dire McLovin et sa carte de donneur d’organes haïtien.

Un film d’une odeur terrifiante, j’vous jure. Mieux vaut pas traîner trop longtemps avec ces 3 gugus sous peine de redevenir puceau illico. Mais c’est aussi un film profondément touchant sur l’amitié, sur cet âge ingrat où la vulgarité sert autant d’étendard que de bouclier à nos malaises auprès des autres et des filles. Faut bien ça pour survivre au lycée.

Avec son humour aussi gras qu’une friteuse McDo pas récurer depuis l’invention de la frite, Seth Rogen et Evan Goldberg nous pondent une soirée d’anthologie, une cavalcade de cintrées avec sous la doudoune de la démence, un vrai petit cœur d’artichaut – tout ça superposé à une BO très funky, yeah ! La team Apatow a pris des galons et est désormais prête pour marcher sur les comédies hollywoodienne, se faire un nom en tête d’affiche. 20 ans plus tard : les deux compères gagnent un Emmy pour leur série The Studio. Bravo les nerds !

SuperBad, c’est donc et avant tout un pur film teenage, mais authentique et déluré, bien loin des productions Netflix aseptisées d’une jeunesse totalement fantasmée qui n’existe même pas, ou du drame plastique et esthétisé à outrance de HBO et son Euphoria.

La quête du Graal de nos 3 chevaliers ? Acheter de l’alcool pour pouvoir rejoindre une soirée et se dépuceler avant les grandes vacances et pas être un putain de looser une fois entrée à la Fac. C’est con, ça s’habille mal, ça a des boutons, des lunettes à la con et des problèmes totalement bateau auxquels s’identifier à 1000%. Ça n’enjolive rien (si ce n’est avec les 2 flics totalement déjantés, j’avoue) et ça sonne juste. Les deux scénaristes mettent leur jeunesse à nue, dans le prolongement logique de Freaks & Geeks. Ok, ils se permettent quand même de repartir avec le gros lot à la fin. Et alors ? J’appelle ça la revanche des geeks !

Mes meilleures amies
5.7

Mes meilleures amies (2011)

Bridesmaids

2 h 05 min. Sortie : 10 août 2011 (France). Comédie

Film de Paul Feig

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

14/02/2026 (découverte)

Production Apatow oblige, on retrouve cette langueur narrative qui fait du bien. On laisse place aux dialogues à rallonge, aux personnages et aux situations du quotidien, rien qu’un peu plus pimentées. Une écriture en sincérité majeure. On vise l’authentique en dégoupillant des grenades de rire.

En le voyant à la suite de SuperBad, je ne peux pas m’empêcher de relever quelques similitudes : ce rapport à l’amitié et la peur de sa disparition ou de son remplacement. Un film aussi drôle que touchant qui, comme le dit Gandalf : se plaît à décortiquer nos petits travers, notre côté égoïste et possessif envers les autres.

Un coming of age pour quarantenaire campé par des comédiennes excellentes. C’est du Baumbach avant l’heure qui évite de se prendre trop au sérieux pour notre plus grand plaisir.

Aucun autre choix
7

Aucun autre choix (2025)

Eojjeolsugaeobsda

2 h 19 min. Sortie : 11 février 2026 (France). Thriller, Comédie dramatique, Policier

Film de Park Chan-Wook

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

16/02/2026 (découverte ; en salle)

Je ressors un peu mitigé, sans savoir vraiment quoi penser de ce dernier né de Park Chan-Wook. D’un côté, j’apprécie les petites expérimentations visuelles de l’artiste, son côté presque bling-bling et tape à l’œil, de l’autre, je vois une histoire torturée, belliqueuse, bien que sans réelle surprise. Pour peu qu’on connaisse un minimum le cinéma sud-coréen et sa vague qui nous a déferlé dessus au début du 21e siècle, l’aspect sans concession et mélange des tonalités n’est plus une surprise.

Alors même si c’est toujours agréable à voir, même si la moralité floue qui en ressort devrait davantage influencer certains de nos cinéastes, n’empêche que la fraicheur a légèrement fané. De fait, je me suis retrouvé devant un bon film d’artisan qui peine à justifier ses 2h20.

Un récit important, avec un impact majeur vis-à-vis de la société coréenne, je pense, mais qui néanmoins ne m’a pas autant emporté que je l’aurai espéré. Mention honorable à la conclusion avec cette partition de violon déchirée, qui nous fait saisir sans le moindre mot l’horreur de l’acceptation de la mère au sujet du carnage de son mari pour protéger le talent de sa fille. Toute l’ambiguïté du film se niche dans ce moment de bravoure. En tant que stagiaire, ça m'a donné des idées (6,5).

Délire Express
6.2

Délire Express (2008)

Pineapple Express

1 h 52 min. Sortie : 3 décembre 2008 (France). Comédie, Thriller

Film de David Gordon Green

OuaZz a mis 6/10.

Annotation :

21/02/2026 (revu)

Dans mes souvenirs plutôt brumeux d’adolescence, je me souviens l’avoir maté avec mon père avant qu’il trouve ça trop con et me laisse le finir tout seul de mon côté. A la revoyure, j’arrive à comprendre ce qui avait pu titiller joliment sa patience. Faut dire que Seth Rogen et son acolyte Evan Goldberg ne sont pas les couteaux les plus fins du tiroir quand il s’agit de pondre un scénario. Autant leur logorrhée juvénile et bien grasse avait su m’attendrir avec SuperBad (sert le propos), autant ce Pineaplle Express m’a conforté dans l’idée qu’il ne suffit pas de passer son temps à lire des comics, tiré des lattes et des lattes de beuh en regardant du Tarantino pour signer un bon film d’action déjanté.

Attention, je dis pas que la marchandise est mauvaise. Les deux amis s’amusent comme de joyeux lurons, et ça se ressent. C'est même plutôt inspirant: mélanger la comédie de slacker à un thriller sous coke, je signe chaque jour. Mais cette avalanche de situations cocasses saupoudrée de dialogues à rallonge fini inlassablement par lasser. Parce que question enjeu... c’est rachitique. Passé une première demi-heure plutôt charmante, la suite de l'histoire ne devient qu'une marmelade plutôt indigeste. Le film reste sur la même tonalité WTF tout le long. Heureusement que la trogne des acteurs et leur magnifique VF vient élever d'un chouilla le niveau. Pas mécontent de l'avoir revu, mais déçu de pas être pleinement rentré dans le trip au vu de cette introduction qui vendait du rêve.

WarGames
6.8

WarGames (1983)

1 h 51 min. Sortie : 14 décembre 1983 (France). Thriller, Science-fiction

Film de John Badham

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

22/02/2026 (découverte)

Un très honorable 7. J’aurais pu monter jusqu’à 8 si la fin n’était pas aussi expédiée court-circuitant son étrange sobriété. Faut dire qu’essayer de marier le teen movie à l’Apocalypse nucléaire était un pari audacieux. Or, on peut tout me vendre avec le tampon Mathew Broderick sur la jaquette.

Le film est à la fois un plaidoyer anti-armement et une jolie histoire d’amour entre deux lycéens tout ce qu’il y a de plus normal. La tendresse avec laquelle les scénaristes écrivent ce couple m’a vraiment beaucoup touché. Une histoire qui sait prendre son temps tout en restant intéressante. Badham ne fait pas dans l’outrance mais dans la simplicité presque fonctionnelle. on plonge dans la vie de ce gamin geek des 80’s avant de peu-à-peu rentrer dans le suspense et la gravité de la situation. Toute la force de l’entame nucléaire nous permet de tenir l’attente. Nous en savons plus que ce jeune David (aka Lightman) ; nous savons qu’engager une partie contre son ordinateur (connecté au centre de commande nucléaire US) pourrait causer une catastrophe sans précédente. Et cette juxtaposition des tonalités est probablement la plus force du film.

L’antagoniste est aussi une belle réussite ; dans le fait que, à l'instar de 2001, il ne soit qu’un ordinateur à la logique implacable : le reste du deuil d’un père pour son fils perdu qu’il a essayé de faire survivre dans cette machine en lui apprenant les échecs... avant d’être dévoyé comme simulateur de guerre pour l’armée américaine. En ressort une humanité touchante, incarnée par Falken, ce scientifique désabusé qui regagnera un regain d'espoir grâce à la juvénilité et l'énergie de nos 2 adolescents venus le faire changer d'avis.

Wayne’s World, Wayne’s World, mégateuf ! Ou l’art d'en avoir rien à cirer avec excellence. Une succulente gaufre de conneries slacker tout droit sorti de la tête carburant à l'azote de Mike Myers. A voir en VF pour la traduction des Nuls.

Is This Thing On?
6.5

Is This Thing On? (2025)

2 h 01 min. Sortie : 25 février 2026 (France). Comédie, Drame

Film de Bradley Cooper

OuaZz a mis 7/10.

Annotation :

01/03/2026 (découverte ; en salle)

Le stand-up comme médication contre le blues de la vie, l’angoisse de la cinquantaine et la réparation d’un divorce. Maestro m’avait poliment donné envie d’encastrer ma télé d’ennui, mais faut dire qu’avec cette nouvelle palette, Bradley Cooper s’immisce dans un genre qui lui sied mieux : la comédie dramatique.

Plus sobre que son Born in Star, l’acteur maintenant réalisateur dissèque avec plus ou moins de précision la vie d’un couple qui fout le camp après 26 ans de vie commune. Ecrit à 4 mains avec Will Arnett, il sera donc question d’embrasser le point de vue masculin du couple, celui d’un homme tassé par les années et la crainte de tout perdre mais qui y croit encore et décide sur une impulsion, un soir, de monter sur la scène d’un stand-up pour cracher toute la tempête qui lui grise l’esprit. Un verre gratuit plus tard, il se prête à nouveau au jeu. Faut dire que l’univers du stand-up est presque un genre à part entière. De fait, on comprend très vite ce que ce microcosme lui apporte : la catharsis de pouvoir mettre des mots sur ce qu’il chagrine en les travestissant en blague devant une audience qui ne demande rien de mieux qu’écouter vos petits problèmes insignifiants auxquels il s’identifie. Et c’est fatalement ce que fait le film : nous mettre face à cette lassitude inévitable de la vie à deux. L’acmé du récit sera même cette scène où notre héros déballe qu’il vient de coucher avec une autre femme, ce qui n’était pas arrivé depuis 26 ans. Qu’il a trouvé ça génial mais qu’en même temps… les disputes avec sa femme lui manque, que l’absence d’être malheureux à 2 lui manque. Un crève-cœur en plus de quelques répliques hilarantes. Mesdames, messieurs, nous sommes péniblement tous les mêmes, et c’est tant mieux.

Question mise en scène, Cooper ne démérite pas. En faisant virevolter sa caméra sans fixité, il épouse à merveille le chaos du délitement de ce couple, cette sensation d’être profondément paumé. Alors certes, le scénario est balisé, le début un peu trop lent pour son propre bien, mais en ressort une belle histoire sur le regret et la possibilité d’une seconde chance. Rien d’original, peut-être. Diablement touchant, yep.

OuaZz

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