24 images x 2020

Avatar Templar Liste de

100 films

par Templar

= Journal de bord des films vus/revus avec annotations approximatives.
Et incluant partiellement des courts (beaucoup de films expérimentaux ne sont pas dans la DB).
••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Cinémathèque: 5 ||| Cinéma: 3 ||| Festival: 0
•••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
Découvertes:
Best = Ruhr
Redécouverte = Hiroshima mon amour (+6)
Worst = Clue
••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••••
2019: https://www.senscritique.com/liste/24_images_x_2019/2302941 [91]
2018: https://www.senscritique.com/liste/24_images_x_2018/1961665 [112]
2017: https://www.senscritique.com/liste/24_images_x_2017/1577615 [117]
2016: https://www.senscritique.com/liste/24_images_x_2016/1145698 [83]
2015: https://www.senscritique.com/liste/24_images_x_2015/730855 [81|
2014: https://www.senscritique.com/liste/24_images_x_2014/392557 [134]

Trier par : Tri par défaut
  • Tri par défaut
  • Date de sortie
  • Derniers ajouts
  • Note de l'auteur de la liste
  • Notes de mes éclaireurs
  • Note globale
  • Ordre alphabétique
  • Popularité
Croissant
  • Croissant
  • Décroissant
  • 1
    Bande-annonce

    Scott Pilgrim (2010)

    Scott Pilgrim Vs. The World

    1 h 52 min. Sortie : . Action, comédie, fantastique et romance.

    Film de Edgar Wright avec Michael Cera, Mary Elizabeth Winstead, Alison Pill

    10 juillet

    • Revu

    À mes yeux, le meilleur film d’Edgar Wright et horrible de se dire que Baby Driver a été un succès, mais pas Scott Pilgrim, mais au fond, c’est parce que Scott Pilgrim est un film trop expérimental. Un sacré bon film expérimental. And stuff.
  • 2

    Suzanne, Suzanne (1982)

    30 min. Sortie : 1982.

    Documentaire de James Hatch et Camille Billops

    4 juillet

    Témoignages touchants de deux femmes sur les abus qu'elles ont vécus. La violence est dans les mots et les larmes, et la famille continue dans une presque banalité. Le frangin et sa glorieuse moustache ne semble pas si affligé de la violence que sa sœur a subi, et cela peut dire beaucoup. Ce portrait d'une famille noire est le portrait de beaucoup trop de familles. Quelque chose que l'on normaliserait presque. Et puis surtout, il y a une scène merveilleuse, presque Bergmanienne, entre la mère et la fille, qui élève le film tout en intensifiant l'empathie qu'il dégage.

    Sinon, un détail, mais lors qu'une séquence, le grand-père sort de la maison et la réalisatrice l'interpelle pour l'interviewer. Sa réaction naturelle, presque de surprise de la voir, contraste avec les documentaires mis en scène par exemple quand quelqu'un ouvre la porte alors que la caméra filme aussi de l'intérieur, ce genre de connerie. Bref, ça fait du bien de voir de l'empathie et du naturel condensés dans un documentaire aussi court.
  • 3
    Bande-annonce

    Soft Fiction (1979)

    56 min. Sortie : 1979. Expérimental.

    Documentaire de Chick Strand

    4 juillet

    Ça commence par une forme d'hypnose, la création d'un espace où le patriarcat n'aura pas sa place, où l'on se sentira à l'aise pour écouter et partager. Et ça terminera sur une femme nue à cheval. Parce que. Une œuvre hybride entre documentaire, expérimental et essai, mais une œuvre purement féministe reposant sur de beaux monologues, chacun à leur façon. Et quand bien même je concevais la sensibilité de ces interludes poétiques, ils avaient tendance à n'être que cela, des entre-deux, des espaces d'attentes comme une musique d'ascenseur, où je m'ennuyais car parfois trop kitsch. Ce qui me frustre, car ce genre de cinéma, très féminin et féministe, aurait dû avoir davantage de place dans l'histoire du cinéma. Allez savoir pourq-- oh wait.
  • 4

    Les colons (2016)

    The Settlers

    1 h 47 min. Sortie : .

    Documentaire de Shimon Dotan

    1er juillet

    Film de monstre à voir pour quiconque aimerait en savoir plus sur le conflit israélo-palestinien. Documentaire aussi classique, voire carrément basique dans sa forme (je ne supporte pas la surimpression vocale de type télévisuel) qu'éducatif dans son propos: la présence néfaste et oppressante des colons en Palestine, du début à aujourd'hui. (Et ça ne m'a vraiment pas rappelé de bons souvenirs.)
  • 5
    Bande-annonce

    Paris Is Burning (1991)

    1 h 11 min. Sortie : août 1991.

    Documentaire de Jennie Livingston avec Brooke Xtravaganza, André Christian, Dorian Corey

    26 juin

    Magnifique portrait d'une époque, d'une ville, d'une communauté. Ironie d'une société: des êtres marginalisés veulent laisser leur marque sur le monde, veulent sentir qu'ils existent, et les ballrooms leur offrent cet espace, et dans leurs appartements, ils rêvent de célébrité et de succès, et c'est une star comme Madonna qui marquera la pop culture en reprenant leur danse (voguing). Mais une chose est sûre: qu'ils étaient tous beaux!
  • 6
    Bande-annonce

    A Year in Transition (2018)

    1 h 10 min. Sortie : .

    Documentaire de Lorne Clarkson

    24 juin

    Au-delà de sa forme rudimentaire, il s'agit surtout de mieux comprendre le processus de transition et ses enjeux. Un témoignage généreux et plein d'empathie qui contribue à l'éducation d'une société, un documentaire très "safe space".
  • 7
    Bande-annonce

    Les lèvres gercées (2018)

    5 min. Sortie : 2018. Animation.

    Court-métrage d'animation de Fabien Corre et Kelsi Phung

    24 juin

    Belle animation et gender questioning.
  • 8
    Bande-annonce

    Identités trans : Au-delà de l'image (2020)

    Disclosure : Trans Lives on Screen

    1 h 27 min. Sortie : .

    Documentaire de Sam Feder

    23 juin

    Excellent outil éducatif... pour les personnes cis. C'est clairement à voir, bien sûr, et plus on est ignorant sur le sujet, plus on y trouvera son compte, et on en ressortira grandi (normalement). Après, le film reste en surface, n'approfondit pas là où il faudrait, ou passe à côté: on dit que des acteurs cis jouant des trans se concentrent trop sur la transness, sans dire que ça aurait été l'opportunité d'engager un trans pour le rôle, connectant par la même occasion on-screen et off-screen. Le documentaire reste sur la représentation des trans, surtout les représentations négatives, comme parmi tant d'autres plus ou moins graves, le simple fait que si un trans fait trop homme ou trop femme, ça ne fonctionne pas (Dirty Sexy Money ou Dog Day Afternoon). Après, peut-être que le cinéma regorge de trans stealth, et les producteurs n'en ont pas conscience.

    Disclosure pourrait être une introduction, une opportunité de se questionner, d'approfondir le sujet, et de toujours rester critique.

    Mention aux intervenants, tous articulés, touchants et intéressants. Surpris que le temps de Lilly Wachowski à l'écran soit si court, ce qui témoigne du manque de perspective dans lequel le film s'enlise parfois.

    Sinon à voir, la websérie HER STORY: https://www.youtube.com/channel/UCw2Mg0PoxZkAHAzDiabWr9A
  • 9

    The Watermelon Woman (1997)

    1 h 30 min. Sortie : . Drame.

    Film de Cheryl Dunye avec Cheryl Dunye, Guinevere Turner, Valarie Walker

    20 juin

    Un premier long-métrage intelligent, qui apporte tant au queer cinema qu'au black cinema (ce qui est loin d'être rien). Dunye invente une histoire pour mieux révéler la vraie. Si elle s'était appuyée sur sur une vraie actrice et de vrais films, le sien n'aurait pas eu la même portée. Et tout ça dans un emballage tellement 90's qu'il en pique parfois les yeux (ces transitions et ces cut) tout en représentant son époque. The watermelon Woman est un bel accomplissement, un film dont on devrait davantage parler à l'échelle de l'histoire du cinéma, un film auquel je repenserai, clairement.
  • 10

    La Noire de... (1966)

    1 h. Sortie : 1966. Drame.

    Film de Ousmane Sembène avec Momar Nar Sene, Ibrahima Boy, Bernard Delbard

    14 juin

    Critique du colonialisme à travers un drame intime. Et cette dernière séquence comme la confrontation à la réalité, une forme de vengeance sur pellicule.
  • 11

    Field Niggas (2015)

    1 h. Sortie : 2015.

    Documentaire de Khalik Allah

    13 juin

    Ça commence sur des sons de travailleurs dans les champs (esclaves, prisonniers?), on ne les voit pas car ce sont les images de NYC qui défilent, mais on les sait noirs, c'est dans le titre. Entre documentaire ethnographique et essai esthétique, Khalik Allah continue l'exploration de ce coin de rue où il a passé tant de temps avec son appareil photo et sa caméra super 8 et digital. Il filme ces corps et ces visages qui occupent l'espace, ces voix qui occupent le temps, le décalage entre les deux par le ralenti de l'image. Une plongée étouffante tout en étant une sacrée bouffée d'air frais.

    "This shit don't mean anything. When I look at it from a historical perspective, the black man has been the father of civilization, the author of the universe. And to see the struggle now is kinda like a little joke man, if you understand how long black history has existed, and the kings, and the queens and the civilizations, and all of the gold...making highs with bars of gold, passin' it out like it's candy - this is nothing, know what I mean."
  • 12
    Bande-annonce

    Hannah Gadsby: Douglas (2020)

    1 h 12 min. Sortie : . Comédie.

    Spectacle de Hannah Gadsby avec Hannah Gadsby

    10 juin

    Gadsby s'attaque au successeur de Nanette avec une implacable et réjouissante lucidité. Pas aussi life changing, mais on en redemande.
  • 13
    Bande-annonce

    Du silence et des ombres (1962)

    To Kill a Mockingbird

    2 h 09 min. Sortie : . Drame.

    Film de Robert Mulligan avec Gregory Peck, Mary Badham, Phillip Alford

    7 juin

    Je ne peux juger d'après le livre, mais j'imagine sans peine certaines facilités, reste un film à la réalisation élégante et "humaine": quand bien même les hommes sont lâches et corrompus, il y ces êtres prêts à comprendre, près à tolérer et aimer, que ce soit un homme noir ou un homme dont la réputation en fait un fou.

    Dans The Fire Next Time, Baldwin écrivait: "White people in this country will have quite enough to do in learning how to accept and love themselves and each other, and when they have achieved this— which will not be tomorrow and may very well be never—the Negro problem will no longer exist, for it will no longer be needed."

    Il y a cette femme victime (et dieu sait qu'il faut laisser davantage la parole aux victimes, hein, mais dans un contexte racial, on se souvient aussi ce qui a mené au meurtre d'Emmett Till) et son absence d'amour de soi, elle n'assume pas son désir et en fait payer le pris à celui qui doit porter tout le poids des fautes. Ça parait grossier, mais le Noir est sacrifié pour que le blanc puisse mieux vivre sa vie, et il y a ces hommes comme Atticus, et ces enfants comme Scout pour lutter contre ce paradigme. Le problème du film reste qu'il pourrait cultiver une satisfaction chez le spectateur blanc, en le confortant par catharsis dans une position de white savior, mais le film ne semble tellement pas placer le préoccupation raciale au cœur de son récit, qu'on s'attache davantage à ses enfants découvrant l'intolérance de ce monde.
  • 14

    Black Panthers (1968)

    28 min.

    Documentaire de Agnès Varda avec H. Rap Brown, Stokely Carmichael, Eldridge Cleaver

    3 juin

    "L'histoire des Black Panthers" n'est pas finie."

    Pas un documentaire complet ou réflexif, mais une sorte de capsule temporelle qu'on est bien content d'avoir.
  • 15
    Bande-annonce

    Ce quatre juin là (2005)

    Wangque de Yitian

    12 min. Sortie : 2005. Essai.

    Court-métrage de Liu Wei

    3 juin

    Un procédé simple: une question, et une question simple, toujours la même posée à ces gens, majoritairement des étudiants: "Do you know what the date it is today?" Et il n'y a plus qu'à filmer, et observer, et être témoin à la fois de l'Histoire et de la réalité d'un pays.

    À la fin, ça ne dit pas "A film by" mais "A video by". Ce qui en soit dit également beaucoup.

    (idéalement, à regarder un 4 juin.)
  • 16
    Bande-annonce

    Antonyms of Beauty (2013)

    27 min. Sortie : juillet 2013. Essai.

    Documentaire de Khalik Allah

    3 juin

    Film diurne là où Urban Rashomon était un film nocturne. Sur Lexington, Allah prolonge sa relation artiste/modèle avec le sans-abri toxico Frenchie, recourant cette fois à davantage de couleur et 100% argentique, dont du super 8. Il mise d'ailleurs sur les défauts du super 8, gardant les images surexposées et celles non exposées. Il y a des morceaux que j'aurais aimé trouver dans UR, qui y auraient eu leur place, mais ici, même si l'honnêteté est toujours là, ça tourne un peu plus en rond. Les images se répètent sans que ce soit nécessaire ou justifié. La nuit réussit mieux à Allah.
  • 17
    Bande-annonce

    Urban Rashomon (2013)

    21 min. Sortie : 2013. Essai.

    Documentaire de Khalik Allah

    2 juin

    Documentaire étrange, mais honnête sur un sans-abri toxico atteint de maladie mentale, Frenchie, et de sa connexion avec le photographe Khalik Allah. J'ai toujours un problème avec les artistes qui photographient ou filment les pauvres, en faisant de la misère un spectacle, et pourquoi le faire si ne n'est pas pour leur donner une véritable voix? Allah donne une voix (d'ailleurs, il prolongera cette voix avec son film suivant, Antonyms of Beauty), en utilisant sa photographie, en plus du montage vidéo et sonore. Au-delà du portrait urbain, Allah dessine le rapport à la fois humanisant et déshumanisant de l'artiste et son modèle. "Everyone is selfish and dishonest" dit le personne de Rashomon, mais Allah tend vers l'ouverture, l'empathie et l'honnêteté. Après tout, il avoue sans souci avoir refusé une étreinte avec Frenchie car il le trouvait trop sale.
  • 18
    Bande-annonce

    Je ne suis pas votre nègre (2017)

    I Am Not Your Negro

    1 h 33 min. Sortie : .

    Documentaire de Raoul Peck avec Samuel L. Jackson, James Baldwin, Harry Belafonte

    Séances de cinéma (1 salle)
    1 mai

    Il y a les mots de Baldwin. Ils sont forts. Pourquoi en faire un film? Il y a bien sûr les images d'archives, elles sont belles, et elles nous replongent dans cette époque, dans cette lutte encore présente aujourd'hui, mais sans leader emblématique. Au final, la seule "trouvaille" du film est de mettre les mots de Baldwin sur les émeutes, sur les violences contemporaines. Au-delà de ça, le film est laid, paresseux et n'apporte rien au-delà de la tentative d'illustration. Ça montre le fossé entre littérature et cinéma, et qu'il faut être un Resnais pour harmoniser les deux. Non, vraiment, ce film n'est pas terrible. Mention à la voix de Samuel L. Jackson, j'avoue, il fait un sacré bon boulot. Et finir sur du Kendrick, il ne pouvait en être autrement.
  • 19
    Bande-annonce

    Le 13e (2016)

    13th

    1 h 40 min. Sortie : . Policier.

    Documentaire de Ava DuVernay avec Melina Abdullah, Michelle Alexander, Cory Booker

    31 mai

    Conventionnel dans la forme, mais rendu là, on s'en fout: construit afin d'être clair, précis, éducatif pour le plus grand nombre, et pour cela s'appuyant sur des personnes éloquentes (sauf le pauvre PR d'ALEC qui fait son discours de PR, éloquent malgré lui) et puis Angela Davis, évidemment, 13th met et remet en lumière un système basé sur le racisme, à travers les lois, l'emprisonnement, les médias, etc. Je ne sais plus où j'ai lu ça, mais la suprématie blanche est l'eau, pas le requin. Mais en avoir conscience ne suffit plus. Et c'est fou ce qu'un "loophole" dans un amendement peut causer.
  • 20

    L'Épouse de la nuit (1930)

    Sono yo no tsuma

    1 h 05 min. Sortie : . Drame et muet.

    Film de Yasujirō Ozu avec Tokihiko Okada, Emiko Yagumo, Mitsuko Ichimura

    30 mai

    Ozu est connu pour ne jamais filmer les grands moments (souvent, les mariages, les rencontres arrangées, etc.) qui se situent trop en dehors du banal, du quotidien, tout en maintenant une maîtrise de l'ellipse. Dans That's Night's Wife, il y a cette séquence magnifique, si simple, si efficace: La nuit, l'épouse tient en joue le policier avec deux revolvers. Fatiguée, elle lutte contre le sommeil. Des plans et travellings montrent le lever du jour. Dans la rue, un livreur de lait dépose des bouteilles pleines et récupère des vides. Dans l'appartement, la femme se réveille et voit qu'elle n'a plus les revolvers, que le policier les a récupérés. Ainsi: côté temporalité, on a le passage de la nuit au jour, symbolisé par un livreur de lait qui échange des bouteilles, indiquant ce qu'il se passe hors-champ: un échange de revolver, un transfert de pouvoir. Y a pas à dire, le muet, c'est redoutable. Mais dommage que le rythme ne soit pas plus tight.
  • 21
    Bande-annonce

    Gosses de Tokyo (1932)

    Otona no miru ehon - Umarete wa mita keredo

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie, drame et muet.

    Film de Yasujirô Ozu avec Tatsuo Saitô, Tomio Aoki, Mitsuko Yoshikawa

    27 mai

    • Revu

    Y a pas à dire, c'est vraiment quand ça devient sombre que ça prend toute son ampleur.
  • 22
    Bande-annonce

    Dernier caprice (1961)

    Kohayagawa-ke no aki

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie dramatique et drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Ganjirô Nakamura, Setsuko Hara, Yôko Tsukasa

    26 mai

    • Revu

    Ozu à la Toho. Pareil et pas pareil.
  • 23
    Bande-annonce

    Le Goût du saké (1962)

    Sanma no aji

    1 h 55 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Chishû Ryû, Shima Iwashita, Keiji Sada

    25 mai

    • Revu

    « Where have you come from? A funeral?
    (revenant du mariage de sa fille:) - Something like that. »

    Et moi qui ajoute Chishū Ryū à ma liste des plus belles voix du cinéma. (il y était déjà, mais essentiel de se le rappeler).

    Je suis content que Le goût du saké ait été le dernier film d'Ozu, et non Dernier caprice, parce que je n’aurais pas voulu que son dernier film soit pour la Toho,. Oui, il se devait de finir avec la Shōchiku.

    Je suis content que ce soit son dernier film, parce que je n’aurais pas aimé qu’il finisse sur des plans de corbeaux, non, et je préfère un Chishū Ryū triste et seul, comme nous le sommes nous-mêmes, spectateurs, dans ce monde sans Ozu. Il n'aurait pu en être autrement.

    Je suis content parce que Le goût du saké fait écho à Printemps Tardif, le film qui avait définitivement soudé le magnifique duo Ozu/Noda, comme une boucle bouclée, comme Ozu, mourant le jour de son 60e anniversaire.

    En fait, la seule chose étrange dans l'équation, c’est ce changement de motif pour le générique. Il nous a bien surpris avant la fin.
  • 24

    Il était un père (1942)

    Chichi ariki

    1 h 26 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Takeshi Sakamoto, Mitsuko Mito, Masayoshi Otsuka

    24 mai

    Un film étrange, peut-être parce qu'il est le dernier tourné avant la guerre pour le cinéaste. À la fois le plus autobiographique et personnel, mais aussi le plus discutable de ses films, quant aux valeurs du travail primant sur tout et permettant le bonheur, le père fier de n'avoir jamais pris un congé maladie et qui atteindra la dignité dans la mort, etc. Il y a tout cette ambiguïté, cette lutte entre Ozu et les valeurs de son pays, et comment il tend, à travers le fils, à nous questionner sur cette question du bonheur. Au final, le fils dira que cette courte période avec son père fut la plus heureuse de sa vie, et par cette affirmation contredira le mode de pensée nationaliste de son père. Ce film enrichit aussi l'univers d'Ozu, complétant avec sa relation monoparentale Le Fils unique, au point d'en être, sur bien des aspects l'envers.
  • 25

    Les Frères et Sœurs Toda (1941)

    Todake no kyodai

    1 h 45 min. Sortie : .

    Film de Yasujirō Ozu avec Mieko Takamine, Shin Saburi et Tatsuo Saitô

    23 mai

    Autant Shin Saburi campe l'un des personnages les plus agaçants dans Fleurs d'Equinoxe, autant son personnage livre ici l'une des scènes les plus satisfaisantes qui soient, avant un peu plus tard d'en livrer une autre très drôle et inattendue.
  • 26

    Le Fils unique (1936)

    Hitori musuko

    1 h 27 min. Sortie : . Comédie dramatique.

    Film de Yasujirō Ozu avec Chôko Iida, Shin'ichi Himori, Masao Hayama

    23 mai

    Un plan fixe de 56 secondes. Existe-t-il plus long dans sa filmographie?
  • 27
    Bande-annonce

    Été précoce (1951)

    Bakushu

    2 h 04 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Setsuko Hara, Chishû Ryû, Chikage Awashima

    22 mai

    • Revu +1
  • 28
    Bande-annonce

    Voyage à Tokyo (1953)

    Tokyo Monogatari

    2 h 16 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Chishû Ryû, Chieko Higashiyama, Setsuko Hara

    21 mai

    • Revu

    Juste un brin trop mélo pour être le plus grand film d'Ozu, mais grand film pareil, sur le temps, sur la famille, sur la modernité. Et tellement, tellement de linge étendu à sécher, magnifique.
  • 29
    Bande-annonce

    Crying Freeman (1995)

    1 h 42 min. Sortie : . Action, policier, thriller et romance.

    Film de Christophe Gans avec Mark Dacascos, Julie Condra, Byron Mann

    18 mai

    • Revu

    Redécouvrir un film culte de notre jeunesse, et en VO est toujours une expérience étrange. D'abord la putain de déception: Tchéky Karyo est doublé en anglais. On ne double pas Tchéky Karyo! Même dans Bad Boys, on lui avait laissé sa voix. Pour le reste, les images étaient encore là, comme si elles ne m’avaient jamais quitté, alors que des films vus il y a quelques mois n’ont laissé aucune trace. Après, on va pas se mentir, c’est cheesy, vraiment mal joué, et les Yakuzas sont les PIRES tueurs/tireurs de l'univers.... mais ça reste fidèle au début du manga, manga qui devenait lui-même de plus en plus ridicule au fil des tomes. Christophe Gans a quelques fulgurances, et on peut dire que ça reste une adaptation honnête.

    Mais j'aurais quand même préféré le revoir en VF.
  • 30

    Printemps tardif (1949)

    Banshun

    1 h 48 min. Sortie : . Drame.

    Film de Yasujirō Ozu avec Chishû Ryû, Setsuko Hara, Yumeji Tsukioka

    15 mai

    • Revu +1

    Au début du film, dans le train, le père et la fille sont tous les deux debout. Puis il est assis et elle debout, il lui demande si elle veut s'asseoir, mais elle refuse car elle préfère qu'il soit bien. Alors qu'on sait qu'elle a été très malade et qu'elle se remet. Puis ils sont tous les deux assis côte à côté. Dans un monde idéal, ça aurait dû se passer ainsi. Mais les conventions, la pression sociale fait que le père ne sera plus assis ou debout près de sa fille, allant dans la même direction, chacun attentionné à l'égard de l'autre. Non, il faudra qu'elle épouse un homme car c'est ce que son père lui demande, et qu'il mente pour qu'elle épouse cet homme, et les deux seront malheureux pour le reste de leur vie, en ayant agi pour ce le soi-disant bonheur de l'autre, mais en allant à l'inverse du bonheur de l'autre. Le regard puissant de Setsuko Hara. Le sourire doux de Chishū Ryū. Un vase. Une pomme. Les vagues. Et la tristesse du monde.

    Yasujiro Ozu et Kogo Noda. Pour toujours.