Cinémarathon 2016

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149 films

par Mr_Chouette

Tous les films vus en 2016 (vus ou re-vus) histoire de constater mon débit et mon parcours cinématographique de l'année.

2015: http://www.senscritique.com/liste/2015_en_Films_Appellation_d_origine_protegee/721502

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    Boogie Nights (1997)

    2 h 35 min. Sortie : . Drame.

    Film de Paul Thomas Anderson avec Mark Wahlberg, Burt Reynolds, Julianne Moore

    Fresque sociale disco du milieu pornographique californien, Boogie Nights se démarque dès les premières minutes par une remarquable maîtrise de la caméra (et du plan séquence en particulier) couplée à un travail sur la musique (et une bande son de folie).
    Mais la plus grande force du film se situe probablement au niveau de ses personnages, touchants comme on ne les imaginait pas. Victoire paradoxale, PTA a en effet réussi à rendre leur humanité à des hommes et des femmes que la pornographie voudrait réifiés.
    La construction du film m'a beaucoup fait penser à son excellent Magnolia, avec une tension qui va crescendo jusqu'à atteindre son point de rupture.
  • Sherlock : L'Effroyable Mariée (2016)

    Sherlock: The Abominable Bride

    1 h 29 min. Sortie : . Policier et drame.

    Téléfilm de Douglas Mackinnon avec Benedict Cumberbatch, Martin Freeman, Una Stubbs

    Du Moffat qui fait du Moffat pour le meilleur et pour le pire. Bon on passera le statut de "film" relativement douteux. C'est toujours agréable mais Sherlock m'avait habitué à mieux. Ça se veut gros délire nébuleux et ça semble parfois s'y perdre même si certaines idées sont intéressantes. À prendre comme un Christmas special plus qu'autre chose.
  • Bande-annonce

    Les 8 Salopards (2015)

    The Hateful Eight

    2 h 47 min. Sortie : . Thriller et western.

    Film de Quentin Tarantino avec Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Jennifer Jason Leigh

    Je n'en attendais pas grand chose et je suis agréablement surpris. Non que je n'apprécie pas Tarantino mais ces derniers films m'avaient laissé un peu mitigé.
    Ici j'ai l'impression de retrouver ce qui me plaisait chez lui, un sens aigu de la narration, de l'humour comme il faut, un aspect fractal dans les thématiques... bref un film de presque 3h qui se regarde très bien, avec une gestion du rythme assez travaillée.
  • Bande-annonce

    Le Tout Nouveau Testament (2015)

    1 h 53 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jaco van Dormael avec Benoît Poelvoorde, Yolande Moreau, Catherine Deneuve

    C'est pas mal intentionné et c'est surement au dessus de la majorité des comédies actuelles mais rien d'exceptionnel pour autant. Pourtant le pitch et la bande annonce m'avait pas mal intrigué, il y avait de la matière pour une bonne comédie échappant aux clichés habituels et avec un Poelvoorde en Dieu j'étais déjà aux anges.
    Mais finalement rien de tout ça, le film transpire de bons sentiments, ce qui n'est pas forcément un défaut mais qui ici à une allure gnan-gnan assez vomitive. Pas un moment je n'ai éprouvé empathie ou répulsion envers les personnages, j'étais à des années du film.
  • Bande-annonce

    Poultrygeist : Night of the Chicken Dead (2006)

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie, Épouvante-horreur, comédie musicale et romance.

    Film de Lloyd Kaufman avec Jason Yachanin, Kate Graham, Allyson Sereboff

    Véritable prodige cinématographique, Poultrygeist parvient à associer l'intégralité des clichés racistes du siècle à des effets foireux et visuellement vomitifs. Sorte de mélange entre Uwe Boll et Michel Leeb le film est un immonde ramassis de tout ce qui se fait de plus mauvais dans le cinéma... et paradoxalement c'est ce qui fait son charme. C'est loin d'être révolutionnaire ou subtil mais pris comme un nanar wtf c'est tout à fait réussi.
    Même pris au 1000ème degré le film demeure difficile à appréhender et c'est là toute sa force.
  • Bande-annonce

    Janis (2015)

    Janis: Little Girl Blue

    1 h 46 min. Sortie : . Biopic et musique.

    Documentaire de Amy Berg avec Cat Power

    Loin d'être mauvais, le documentaire demeure toutefois plus que convenu, avec images d'archives, interview et tout le tintouin et on aurait espéré une approche plus originale voire plus humaine pour une icône comme Janis Joplin.
  • Bande-annonce

    Requiem pour un massacre (1985)

    Idi i smotri

    2 h 22 min. Sortie : . Drame et guerre.

    Film de Elem Klimov avec Aleksey Kravchenko, Olga Mironova, Liubomiras Lauciavicius

    Je sais qu'avec les films de ce genre on peut se préparer à une certaine forme de violence mais j'étais très loin d'imaginer à quel point celui-ci pouvait être bouleversant. C'est réaliste, éprouvant et par moment insoutenable (je pense particulièrement aux scènes de fin) sans jamais tomber dans le pathos (ce qui est à mon sens le défaut de nombreux films du genre).
    Mais là non, c'est dur mais on peut difficilement dire que c'est excessif, le plus effrayant serait même de se dire que c'est en dessous de la réalité.
    Et puis ces regards caméra qui vous lâchent pas du début à la fin...
    Bref si vous vous sentez les tripes et le cœur n'hésitez pas, pour ma part je sors prendre l'air.
  • Bande-annonce

    Solaris (1972)

    Solyaris

    2 h 47 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Andreï Tarkovski avec Donatas Banionis, Natalia Bondartchouk, Jüri Järvet

    La SF vue pas Tarkovski c'est toujours quelque chose, il lui ré-insuffle une dimension mystique (de la présence de Stalker aux fantômes de Solaris) et organique (nature, humanité...) tout en conservant ce dépaysement/décalage propre à la SF.
    Comme pour Stalker il faudrait encore 2-3 visionnage pour commencer à appréhender l'oeuvre correctement.
    Solaris brasse énormément de thèmes (solitude, mémoire, dépression, immortalité, inconnu, la mort...) ce qui le rend d'une densité impressionnante.
  • Bande-annonce

    Mon oncle (1958)

    1 h 57 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Jacques Tati avec Jacques Tati, Jean-Pierre Zola, Adrienne Servantie

    Si une chose est certaine c'est bien que Tati avait compris ce qu'était le cinéma: un art du mouvement. Inutile de tout faire passer par les dialogues, autant les reléguer au simple fond sonore comme les blabla superflus qu'ils sont. Non dans Mon oncle c'est l'image qui compte, le placement de caméra, son mouvement, le jeu sur les niveaux et les détails... bref une image foisonnante, vivante et complice.
    Mon oncle c'est un peu un mélange entre Charlo et Mr Bean mais à la sauce cocorico (et comme on est chauvins on trouve ça mieux !), un rêveur attendrissant et gaffeur sans nom.
    Pour Tati le cinéma est un jeu perpétuel, c'est un peu du Queneau en image et ça fait zizir.
  • Bande-annonce

    L’Étreinte du serpent (2015)

    El abrazo de la serpiente

    2 h 05 min. Sortie : . Aventure.

    Film de Ciro Guerra avec Nilbio Torres, Jan Bijvoet, Antonio Bolivar

    Double voyage initiatique en pleine jungle à la recherche d'un mal ou d'un remède (c'est selon), L'étreinte du serpent se distingue avant tout par un usage incroyable du noir et blanc et des plans magnifiques. A ce niveau là c'est à croire que le film est en couleur, tant les nuances et les intensités de ton sont travaillées.
    Illustrant également une domination arborant de nombreuses formes (militaire, culturelle, scientifique, religieuse...) le film se place entre la transe et la descente aux enfers (et il n'est pas difficile de penser là à un Aguirre ou un Fitzcarraldo).
  • Bande-annonce

    Barberousse (1965)

    Akahige

    3 h 05 min. Sortie : . Arts martiaux et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Yūzō Kayama, Tsutomu Yamazaki

    On retrouve avec Barberousse, un Kurosawa à la forte dimension sociale, abordant à travers la figure du médecin, la question de l'humanisme et de la dévotion dans une milieu de misère totale. Si le ton demeure moins pessimiste que dans "Entre le ciel et l'enfer", il semble difficile pour autant de le penser comme débordant d'optimisme, chaque scène possède son pendant tragique.
    Sans doute l'un des meilleurs rôles de Mifune.
  • Bande-annonce

    The Kingdom of Dreams and Madness (2013)

    Yume to Kyoki no Okoku

    1 h 58 min. Sortie : .

    Documentaire de Mami Sunada avec Hayao Miyazaki, Isao Takahata, Toshio Suzuki

    Se déroulant durant le processus de production du Vent se lève et du Conte de la princesse Kaguya, The Kingdom of Dreams & Madness se penche sur les trois discrets fondateurs du studio Ghibli, dans leur quotidien, leur travail, leur inspiration, leur rapport aux œuvres... Si le documentaire se centre sur Miyazaki, il n'en oublie pas pour autant les "petites mains" derrières les films. Outre l’intérêt porté sur la complexité de la gestation du film d'animation, le documentaire dresse un portrait humain tout en tendresse, et c'est sans doute sa grande force.
    L’énergie de Miyazaki est débordante, de quoi pouvoir espérer un nouveau film malgré la "retraite".

    (disponible sur Youtube pour les intéressés)
  • Aux cœurs des ténèbres (1991)

    Hearts of Darkness: A Filmmaker's Apocalypse

    1 h 36 min. Sortie : .

    Documentaire de Eleanor Coppola, Fax Bahr et George Hickenlooper avec Francis Ford Coppola, Eleanor Coppola, Orson Welles

    C'est assez fascinant de constater qu'un tournage de film peut se révéler très similaire au film lui même, c'est le cas pour Apocalypse Now, connu comme l'exemple par excellence de la production catastrophique, entre soucis financiers, dépressions, déluges, retards, différents, modifications incessantes...
    Jamais Coppola n'aurait réussi à boucler le film s'il n'avait pas lui même été à la base de son financement et cela aurait été fort dommage étant donné la qualité du résultat.
  • Bande-annonce

    L'Empire des sens (1976)

    Ai no korîda

    1 h 45 min. Sortie : . Érotique et drame.

    Film de Nagisa Ôshima avec Eiko Matsuda, Tatsuya Fuji, Aoi Nakajima

    Si l'image et l'histoire sont magnifiques, la dimension érotique oscille rapidement vers l’explicite outrancier et pour ce genre de production, où le désir est sensé guider, on se retrouve bien vite avec des gros plans qui peut être n'étaient pas nécessaire. Certes c'est loin du porno et il se dégage du film une violence passionnelle assez incroyable (cf la scène de fin) m'enfin je pense que les drames érotiques du genre ne sont pas faits pour moi.
  • Bande-annonce

    Persona (1966)

    1 h 24 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Bibi Andersson, Liv Ullmann, Margaretha Krook

    Persona se construit comme un jeu sur l'image, aussi bien sur sa surface (Bergman n'aura de cesse de l'éclater et de la découdre) que dans les plans (travaillant le reflet et le placement des personnages). C'est un film millimétré, chaque angle est pensé et véhicule un sens fort.
    Tout comme dans "L'attente des femmes" la dimension féminine est traitée avec énormément de finesse, témoignant du soin que Bergman port aux relations et à l'écriture de ses personnages (cf "Les fraises sauvages").
  • Bande-annonce

    Faust (2011)

    Фауст

    2 h 14 min. Sortie : . Drame.

    Film de Alexandre Sokourov avec Hanna Schygulla, Isolda Dychauk, Georg Friedrich

    Dernier long métrage de la série du pouvoir de Sokourov et filmé à l'ancienne en 1.33, le film se veut plus oppressant et revendique sa dimension de véritable tableau romantique. La figure du Diable (Mauricius) est sans doute la plus grande réussite, représenté sous la forme d'un petit usurier difforme et geignard, sa présence hante littéralement le film (en fond visuel ou sonore). Un gros travail sur la lumière et les effets de flou qui mériterait qu'on se penche dessus. Bref de nombreux choix très intéressants et un casting sans fausse note.
  • Bande-annonce

    L'Ange ivre (1948)

    Yoidore tenshi

    1 h 38 min. Sortie : . Policier, drame, romance et thriller.

    Film de Akira Kurosawa avec Takashi Shimura, Toshirō Mifune, Reizaburô Yamamoto

    L'Ange ivre est le premier film où Kurosawa put pleinement s'épanouir en tant que cinéaste et on sent que le bougre ne se prive pas et exploite déjà extrêmement son sujet. On sent dès le début la dimension social que l'on retrouvera ici et là, évoquée à travers l'image du médecin, comme dans Barberousse. Comme dans ce dernier le constat demeure mitigé même si le film semble bien se terminer.
    C'est également l'un des film qui a lancé la carrière de Mifune, malgré le très bon Takashi Shimura c'est bien Toshiro qui restera dans les mémoires... et on peut aisément comprendre pourquoi. Qu'est ce que ce type à la classe.
  • Bande-annonce

    Sonate d'automne (1978)

    Höstsonaten

    1 h 37 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Ingrid Bergman, Liv Ullmann, Lena Nyman

    Décidément Bergman est un maître du huis clos introspectif et des relations familiales. Sonate d'automne c'est un duo d'actrices et des dialogues merveilleux. C'est un traitement intime des sentiments, sans fausse note et avec une tension enfouie omniprésente.
    Le dialogue nocturne de fin est sans doute l'un des plus beaux jamais filmé.
  • À travers le miroir (1961)

    Såsom i en spegel

    1 h 30 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Harriet Andersson, Gunnar Björnstrand, Max von Sydow

    Toujours un fort travail psychologique chez Bergman, un lieu fermé propice à l'introspection, à la confrontation et à la révélation de ce qui semble caché.
    Dans A travers le miroir chaque personnage possède ses fissures mais tous vont se concentrer sur la maladie de Karin, la poussant finalement à exploser dans une crise d'hystérie qui les secouera tous. On note encore une obsession pour la foi sans doute due à l'enfance de Bergman.
  • Bande-annonce

    Thank You for Smoking (2006)

    1 h 32 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Jason Reitman avec Aaron Eckhart, Maria Bello, Adam Brody

    Décidément, ce qui me plait particulièrement au cinéma ce sont les anti-héros, les simples ratés certes mais particulièrement les salopards sans une once de morale. Quoi de plus intéressant que de suivre le développement d'un personnage perpétuellement à contre courant. Ces personnages sont de véritables forces vivantes qui, même s'ils sont souvent punis par le film, en ressortent sublimés en symboles (Scarface, Le Parrain, Barry Lyndon, C'est arrivé de chez vous... les exemples sont légions).
    Si ces personnages sont si fascisants c'est sans doute qu'ils font appel à ce qu'il y a de plus bas chez l'homme, la cupidité, le cynisme, l'orgueil...
    Thank You for Smoking, s'il n'est pas exempt de défaut se place dans cette lignée avec un grand sens du décalage, créant une distance avec le personnage tout en façonnant un effet d'empathie.
  • La Légende du grand judo (1943)

    Sugata Sanshirô

    1 h 19 min. Sortie : . Action, aventure et drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Denjirô Ôkôchi, Susumu Fujita, Yukiko Todoroki

    Pour un premier film c'est quand même très bon même s'il n'a sans doute pas la puissance des chef d’œuvres de Kurosawa. On peut toutefois se dire que les parties censurées (et aujourd'hui disparues) ajoutaient au film et qu'il s'agit ici que d'une oeuvre incomplète mais déjà bien construite.
    On sent dans La légende du grand judo se former certaines choses qui feront le style du maître (comme son travail sur le mouvent et le vent...).
  • Bande-annonce

    On achève bien les chevaux (1969)

    They Shoot Horses, Don't They?

    2 h 09 min. Sortie : . Drame.

    Film de Sydney Pollack avec Jane Fonda, Michael Sarrazin, Susannah York

    Métaphore pessimiste de la société, On achève bien les chevaux est un film de la longueur, épuisant son spectateur sans pour autant le lasser. Dès les premières phrases scènes le ton est donné, les candidats, pareils à des vaches allant à l'abattoir, s'inscrivent dans l'espoir de quelques repas chauds et d'une victoire illusoire. Spectacle cathartique des corps éreintés en mouvement, le concours est mené par un animateur au cynisme glaçant, incarnation par excellence du show à l'américaine transformant ses participants en cadavres vivants.
  • Bande-annonce

    Hana-bi (1997)

    1 h 43 min. Sortie : . Policier, drame, romance et thriller.

    Film de Takeshi Kitano avec Takeshi Kitano, Kayoko Kishimoto, Ren Ôsugi

    On reconnait un film de Kitano entre mille. D'abord par sa bande son toujours magnifique (comme toujours avec Hisaishi), ensuite par son ton tragique mais toujours teinté de tendresse, sorte de résignation toute en douceur. Enfin par ses thématiques récurrentes, l'amour désespoir, les adultes jouant aux enfants et inversement, la violence...
    C'est le genre de constante qui demeure surprenante, on a cette impression de toujours voir le même film mais jamais de la même façon. Bref Kitano c'est génial.
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    L'Aurore (1927)

    Sunrise: A Song of Two Humans

    1 h 34 min. Sortie : . Drame, romance et muet.

    Film de Friedrich Wilhelm Murnau avec George O'Brien, Janet Gaynor, Margaret Livingston

    Premier film américain de Murnau et même si l'on s'éloigne progressivement de l’expressionnisme allemand dans lequel il a obtenu ses lettres de noblesses, force est de constater que l'on retrouve certaines thématiques très proches, particulièrement l'aspect sombre de l'homme et ses pulsions, son tiraillement (déjà fort traité dans son Faust).
    Malgré cela, "L'Aurore" est marqué par son optimisme (annoncé dès le titre), comme l'aube salvatrice détruisant le Nosferatu, le film se terminera sur une nouvelle naissance, épurée.
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    Sanjuro (1962)

    Tsubaki Sanjûrô

    1 h 36 min. Sortie : . Arts martiaux.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Tatsuya Nakadai, Keiju Kobayashi

    Dixième Kurosawa, ça se fête.
    Très proche (et c'est parfaitement assumé) de Yojimbo, Sanjuro met une fois encore en scène Mifune en rônin, vagabond usant de l'esprit comme du sabre afin de se sorte des situations dans lesquelles il s'est lui même fourré.
    Sanjuro, comme Yojimbo, joue sur les registres et travaille l'opposition avec l'antagoniste (l'excellent Nakadai dans les deux cas) qui à le mérite d'être un peu mieux écrit que dans Yojimbo mais à pas grand chose. Bref un Kurosawa sans doute moins profond mais pas moins travaillé et toujours aussi excellent, peu importe le genre.
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    Le Château de l'araignée (1957)

    Kumonosu-jô

    1 h 50 min. Sortie : . Drame.

    Film de Akira Kurosawa avec Toshirō Mifune, Isuzu Yamada, Takashi Shimura

    Adapter Shakespeare ce n'est jamais simple, même quand on s'appelle Akira Kurosawa et pourtant si il y a bien un réalisateur qui a su rendre hommage au barde, c'est bien lui. Presque 30 ans avant "Ran" (reprise du Roi Lear) il y avait "Le Château de l'araignée", adaptation nippone de Macbeth qui déjà tendait à traduire à l'écran la toute puissance de la fatalité, le piège du destin se resserrant sur ses personnages (à travers l'image de l'araignée soutenue par de nombreux plans comme saturés de lianes). Encore une fois Toshiro Mifune apportera énormément à l'oeuvre, particulièrement dans sa seconde moitié (et sa scène finale inoubliable).
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    Rêves (1990)

    Yume

    1 h 57 min. Sortie : . Sketches, drame et fantastique.

    Film de Akira Kurosawa avec Akira Terao, Mitsuko Baishô, Toshie Negishi

    On continue la filmo de Kurosawa.
    Rêves est sans doute l'oeuvre la plus surprenante du réalisateur et charme dès les premières minutes. Succession de 8 courts-métrages oniriques touchant à la question de la nature (à la fois sacralisée et anéantie) le film est ce qui ressemble le plus à un testament dans la carrière du maître. Témoignages de ses inquiétudes face au nucléaire comme de son rapport fantasmé à la nature, les 8 courts sont autant de pépites visuelles.
    Un gros coup de cœur pour "Les Corbeaux" (sur Van Gogh) et "Le village des moulins à eau".

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    Eraserhead (1977)

    1 h 29 min. Sortie : . Expérimental, Épouvante-horreur et fantastique.

    Film de David Lynch avec Jack Nance, Charlotte Stewart, Allen Joseph

    Saisir les films de Lynch semble toujours être une entreprise ardue et pourtant difficile d'y rester hermétique pour autant. Pour son premier long, le réalisateur ne choisit pas la facilité, il ose une oeuvre volontairement obscure, torturée, poussant le spectateur hors de sa passivité habituelle. Ce qui fait la force du cinéma de Lynch est sans doute ce qu'on lui reproche également, à savoir une audace visuelle comme narrative ainsi qu'un goût prononcé pour les visions nébuleuses.
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    Le Fantôme de l'opéra (1925)

    The Phantom of the Opera

    1 h 41 min. Sortie : . Muet et fantastique.

    Film de Rupert Julian avec Lon Chaney, Mary Philbin, Norman Kerry

    Ce titre je l'entends depuis longtemps, et je ne savais pas si la renommée venait plus du roman de Gaston Leroux (j'imagine) ou du film de 1925 (ou l'album de Iron Maiden pour les originaux). Quoi qu'il en soit c'est franchement sympathique et y'a un petit coté expressionniste allemand (alors qu'en fait pas du tout) non déplaisant. Pour autant cela ne vaut pas les films d'horreur/fantastiques de la même époque m'enfin que voulez vous ma bonne dame, n'est pas Murnau qui veut...
  • Bande-annonce

    Tokyo Godfathers (2003)

    Tôkyô Goddofâzâzu

    1 h 32 min. Sortie : . Aventure, animation, drame et comédie.

    Long-métrage d'animation de Satoshi Kon et Shôgo Furuya avec Tôru Emori, Aya Okamoto, Yoshiaki Umegaki

    Satoshi Kon est un maître de l'animation et c'est indiscutable. Si c'est moins exploité que dans Perfect Blue ou Paprika, on retrouve toutefois dans Tokyo Godfathers un travail sur la mise en scène qui font son style (cf l'épisode de Everty frame is a painting). C'est toujours aussi bien monté et l'animation est délirante comme à son habitude.
    Un peu moins prenant que Perfect Blue ou Paprika, le film explore toutefois une dimension sociale moins visible ailleurs, touchant sans être pathos évitant de nombreux écueils du genre.