La distanciation transsubstantielle mirifique

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58 films

par OVBC

Daniel Toscan-Séplanté et Henri Papier vous présentent une liste sur la distanciation, autrement dit sur ce phénomène étrange, époustouflifiant, ce procédé venu du théâtre brechtien, très utilisé de nos jours et qui survient lorsqu'un acteur s'oppose à son personnage ou le prend du moins de côté.

Qu'est-ce à dire sinon la poésie, la mulplication et la diversification des regards chamarrés sur un thème, une oeuvre en question.

Souvent plein de dérision et d'ambivalence, cet enfant de l'aparté est le moment d'une mise en abyme du personnage à l'écran, au-delà même de sa contradiction intérieure, mais c'est aussi l'abolition des codes et des frontières traditionnelles entre les rôles et les acteurs mais aussi entre le film-écran et le spectateur qui regarde.

Je vous présente une liste soeur : http://www.senscritique.com/liste/Films_se_contenant_eux_memes/307140

Cette liste est sponsorisée par France Culture (surtout après 23 heures).

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    Nonfilm (2002)

    47 min. Sortie : . Expérimental.

    Moyen-métrage de Quentin Dupieux (Mr. Oizo) avec Bernard Amsellem, Thomas Belorgey, Vincent Belorgey

    Quentin Dupieux utilise et travaille beaucoup un humour de la distanciation, et à mon sens, dans certains de ces films, il franchit encore une étape supplémentaire et pose délibérément, effrontément une question fondamentale à son propre film : "y'a-t-il une histoire pour mon film ?"

    Authentique objet d'art contemporain, tout l'art de Dupieux se situe dans cette capacité à distancier son regard par rapport à son oeuvre et par rapport au spectateur. Il s'ensuit un discours déroutant et bercé d'ambivalence où le spectateur ne sait jamais si c'est l'histoire ou si c'est un ré-arrangement de l'histoire qui se déroule. Il y a ici une volonté déconcertante de tuer le film pour entrer dans un grossier paradoxe, de faire du rien puis d'amasser malgré le néant des poussières cosmiques, une volonté de perdre aussi le spectateur, de le déboussoler pour mieux briser encore les codes de la narration traditionnelle.

    Chaque strate de ce qui constitue le film est dénaturé, déconstruit sauf certains éléments phares : il y a un début et une fin - en point d'interrogation d'ailleurs.
  • L'Antisémite (2012)

    1 h 35 min. Sortie : 2012. Comédie.

    Film de Dieudonné avec Dieudonné, Jacky Sigaux, Olivier Girard

    En dehors de tout aspect idéologique, s'il existe une chose qui marque un fil conducteur dans l'oeuvre de l'humoriste Dieudonné, c'est son rapport à la distance jusqu'au point de s'en foutre - mais à un point que nous ne pouvons pas imaginer. Il s'y prend de plusieurs façons, en jouant de ses propres contradictions pour les désamorcer (ou les exacerber), en jouant plusieurs rôles simultanément et selon les conditions, en dépassant les frontières qu'elles soient spatiales ou morales, et je dois oublier encore quelques caractéristiques propres à cette personne. Dieudonné n'est pas Un - non, il n'a pas cette prétention, et paradoxalement, cette multiplicité bénéficie d'une telle promotion que Dieudonné ne peut être perçu que comme amoureux de son oeuvre unique.
  • Bande-annonce

    Les filles au Moyen Âge (2016)

    1 h 28 min. Sortie : . Comédie et historique.

    Film de Hubert Viel avec Michael Lonsdale, Chann Aglat, Léana Doucet

    Faire jouer des enfants, jouer des temporalités, des rôles, des humeurs, faire des va et vient temps anciens / temps modernes, c'est le gros point positif du film : un mélange de distance et de naïveté dans la fable.

    Mais il se peut aussi que l'on emploie cette distance pour s'épargner la controverse.
  • Bande-annonce

    Monty Python : Le Sens de la vie (1983)

    Monty Python's the Meaning of Life

    1 h 47 min. Sortie : . Comédie et sketches.

    Film de Terry Gilliam et Terry Jones avec Graham Chapman, John Cleese, Terry Gilliam

    Ce sont, pour moi, les héros de la distanciation. L'objectif ? Liberté totale. Et plus c'est gros, mieux ça passe. Si bien qu'il est impossible de situer le point de vue du narrateur par moment, tant les Monty Python cherche avant tout à créer la surprise à tout prix.

    Un coup, un narrateur parle aux spectateurs, un coup il prend la place du spectateur, un coup ce sont des techniciens qui parlent du film entre eux, un coup on ré-arrange le film pendant qu'il est projeté, et...

    Au beau milieu de tout cela, une succession de farces existentielles, avec toujours plus ou moins de distance avec le spectateur qui, quoi qu'il advienne, reste toujours au menu de Mr. Creosote.
  • Bande-annonce

    Pater (2011)

    1 h 45 min. Sortie : . Drame.

    Film de Alain Cavalier avec Alain Cavalier, Vincent Lindon, Bernard Bureau

    Lindon est Lindon mais aussi le rôle qu'il doit jouer, le Lindon qu'il doit jouer tout en étant lui-même. Même chose pour Cavalier qui doit penser en plus à sa casquette de réalisateur.

    Tortueux et amusant. C'est très Cavalier.
    Il n'y a pas assez de conscience pour tout le monde !
  • Bande-annonce

    Les Clefs de bagnole (2003)

    1 h 34 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Laurent Baffie avec Laurent Baffie, Daniel Russo, Alexandra Sarramona

    Laurent Baffie veut faire un film mais son personnage a perdu ses clefs de bagnoles. Très beau travail de distanciation, de dérision et de mise en abyme, appuyé par un montage pour le moins farfelu. Une véritable perte de nos sens et donc de surprise.
    Est-ce que c'est réussi pour autant ? Point d'interrogation.
  • Bande-annonce

    Les Garçons et Guillaume, à table ! (2013)

    1 h 25 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Guillaume Gallienne avec Guillaume Gallienne, Françoise Fabian, Nanou Garcia

    Guillaume Galienne, sociétaire de la Comédie-Française, joue son propre rôle et celui de sa mère, dans un film autobiographique et réalisé par ses soins.
    Si le résultat paraît d'avance autocentré, Galienne nous soumet une dérision et un travestissement de la réalité.
  • Bande-annonce

    Dans la peau de John Malkovich (1999)

    Being John Malkovich

    1 h 52 min. Sortie : . Comédie, drame et fantastique.

    Film de Spike Jonze avec John Cusack, Cameron Diaz, John Malkovich

  • Bande-annonce

    Last Action Hero (1993)

    2 h 10 min. Sortie : . Action, aventure, comédie et fantastique.

    Film de John McTiernan avec Arnold Schwarzenegger, Austin O'Brien, F. Murray Abraham

    La distanciation... pour les enfants !
  • Bande-annonce

    Akoibon (2005)

    1 h 38 min. Sortie : . Comédie, aventure et romance.

    Film de Edouard Baer avec Jean Rochefort, Nader Boussandel, Marie Denarnaud

  • Bande-annonce

    Palindromes (2005)

    1 h 40 min. Sortie : . Drame.

    Film de Todd Solondz avec John Gemberling, Stephen Adly Guirgis, Matthew Faber

  • Bande-annonce

    Camille redouble (2012)

    1 h 55 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Noémie Lvovsky avec Noémie Lvovsky, Samir Guesmi, Judith Chemla

    Pour deux raisons majeures :

    La première est due à la scène d'entrée où Lvovsky alias Camille joue le rôle d'une femme qui se fait égorger... dans une scène de film. Au début, on ne le sait pas que c'est un rôle et donc que c'est un film dans le film.

    La seconde raison est que Camille jouera pour le reste du film le rôle de Camille adolescente. Camille garde son visage d'adulte pendant tout le film et, par conséquent, Camille pose son regard d'adulte sur ce qu'elle a pu être auparavant, tout en développant son personnage d'adolescent au carrefour de son existence.

    Bref, c'est une jolie histoire de poupée russe.
  • Roger et moi (1990)

    Roger and Me

    1 h 31 min. Sortie : .

    Documentaire de Michael Moore avec Pat Boone, James Blanchard, Rhonda Britton

    Le cynisme de Moore, vraiment opportuniste de la bonne cause, arriviste provoqué par les excès d'autres arriviste plus grands, plus forts, plus beaux que lui, provoque dans ce film une panoplie de rôle pour un seul homme, comédien, narrateur, intervieweur, chroniqueur.

    Moore, ce n'est pas une casquette. C'est plusieurs casquettes, sur le fond et sur la forme.
  • Bande-annonce

    Looking for Richard (1996)

    1 h 58 min. Sortie : . Drame.

    Documentaire de Al Pacino avec Al Pacino, Penelope Allen, Harris Yulin

    Al Pacino enquête sur Richard III, une pièce majeure de Shakespeare. Il part à la recherche de la signification du texte tout en jouant... Et c'est un jeu de regard qui confond la réalité et le jeu, l'acteur, son personnage qu'il construit en même temps que les deux existent. D'un très bel éclairage sur le métier de comédien.
  • Bande-annonce

    Le Prochain Film (2013)

    1 h 20 min. Sortie : . Comédie.

    Film de René Féret avec Frédéric Pierrot, Antoine Chappey, Sabrina Seyvecou

    Travaillant sur une adaptation de Feydeau, un groupe de comédiens se pose toutes les questions du monde et doute de lui-même. (j'ai juste vu la bande-annonce)
  • Bande-annonce

    99 Francs (2007)

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Jan Kounen avec Jean Dujardin, Jocelyn Quivrin, Patrick Mille

    Dans les premiers temps du film, le personnage principal est un narrateur qui se présente lui-même, qui court-circuite son jeu de personnage principal pour faire un aparté, voire plus surprenant une didascalie explicite. Il fait les questions et les réponses, l'action et la réaction. Le personnage principal est un cynique contemporain en crise existentielle - phase terminale, un être qui se détache lui-même suivant les pointillés merdique de sa vie dissolue ; il est, au troisième degré, une peau qui se décolle, qui se déchire comme du papier mouillé.
    Peu à peu, le personnage perd une peu de sa dissociation, un peu car il ne cesse de se regarder de tout le film, de juger les autres, de s'autocritiquer mais c'est une évolution qui le recentre sur l'essentiel, sur ce qui est vraiment important après avoir autant été la pute du système.
    Littéralement d'une sincérité désintégrée, c'est un des personnage les plus emblématique de cette liste.

    +

    Fin double dont une qui est fantasmée pendant les trois-quarts du film.

    +

    interprétation de divers personnages tertiaires.
  • Bande-annonce

    Buffet froid (1979)

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie et policier.

    Film de Bertrand Blier avec Gérard Depardieu, Bernard Blier, Jean Carmet

  • Bande-annonce

    Les Aventures de Philibert, capitaine puceau (2011)

    1 h 43 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Sylvain Fusée avec Jérémie Renier, Alexandre Astier, Manu Payet

    Pour moi, c'est une comédie nouvelle d'un genre nouveau, qui pourrait faire rappeler les travaux de la Vipère Noire de Rowan Atkinson, une grande saga diffusée sur la 3 à une époque. La Vipère Noire descend elle-même de certains films montypythonesques - toujours à mon sens.

    Par conséquent, c'est tout un travail de distanciation qui est à l'oeuvre (sans jamais sortir du film cependant). Un travail qui pourrait se traduire comme suit : fatigués des comédies grossières, potaches, brouillonnes ; fatigués aussi de voir arriver chaque vanne et chaque chute dans des comédies qui rentabilise de manière inhumaine le rire, Kamelott est née avec l'intention de chasser tous ces préconçus antishakespeariens.

    Parfois drôle, parfois triste, l'humour de Kamelott se sert de la misère du monde, des êtres humains pour rire et de l'ironie du sort pour attrister. Et pour que cela reste bien intentionnel et maîtrisé, le jeu pour le comédien est très délicat et je trouve que c'est appréciable personnellement. Toujours mi-figue mi-raisin, l'expression du visage sert beaucoup pour donner le ton de la scène, quitte à être caricatural. Le but, aura-t-on remarqué, ce sera de toujours se regarder jouer (comme chez les Monty Python) tout en jouant, tout en passant d'un registre à l'autre.

    Pour nous, spectateurs, nous regardons alors deux films en même temps. Non seulement, on se moque des codes qui font les film de capes et d'épées (que je hais tant, soit dit en passant) : costumes ridicules, mises en scène, cascades téléphonées, manichéismes et autres éléments outrageants pour tout cinéphile. Mais Philibert est également un vrai film où les scènes sont à chaque fois une surprise : soit elles sont sérieuses, soit elles sont à vocation comique, soit
    Toujours est-il qu'il est ouvert un monde nouveau et toute une palette émotionnelle pour la comédie française. C'est pourquoi je qualifie Philibert de néo-parodie, de parodie nouvelle qui veut offrir un spectacle de qualité. Ce n'est pas parce qu'on veut se moquer des genres qu'il faut tomber systématiquement dans leurs indigences présupposées.

    Il se pourrait que Philibert ait failli car son héro, hétéropuceau candide, et le ton général du film font que, dès le départ, la mort du père n'est pas pris avec sérieux (mais il est possible qu'une telle chose aurait été difficile à mettre en oeuvre sans affecter le rythme du film).

    Pour moi, Phiphi fait parti de l'histoire du cinéma pour toutes ces raisons savantes.
  • Bande-annonce

    Woody et les Robots (1973)

    Sleeper

    1 h 29 min. Sortie : . Comédie et science-fiction.

    Film de Woody Allen avec Woody Allen, Diane Keaton, John Beck

    Woody Allen est, je pense, l'acteur-personnage qui use et abuse le plus de la distanciation au cinéma. Dans Woody et les robots, il n'est rien de plus que lui-même projeté dans une ère futuriste et lointaine. Mais en même temps, comme il est dans ce film, son comportement entre en interaction avec le décor... Et ça change tout puisqu'il crée chez le spectateur une identification complète avec ce procédé de double distanciation. Une liberté absolue, Woody se permet à peu près tout en terme de code dans ce film.
  • Bande-annonce

    Adaptation. (2002)

    1 h 54 min. Sortie : . Comédie et drame.

    Film de Spike Jonze avec Nicolas Cage, Tilda Swinton, Meryl Streep

    Le personnage Kaufman, du nom du scénariste lui-même, s'oppose en quasi-permanence contre sa manière d'apparaître en public. Il est pris d'angoisse, de questionnements incessants, prisonnier d'une voix intérieur/ voix off qui lui pourrit la vie.
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    Boulevard du crépuscule (1950)

    Sunset Boulevard

    1 h 50 min. Sortie : . Film noir.

    Film de Billy Wilder avec William Holden, Gloria Swanson, Erich von Stroheim

    Le film est ici pour plusieurs raisons, sans qu'aucune ne soit une véritable distanciation acteur-spectateur mais d'une distanciation du personnage pour lui-même, du studio de la Paramount pour lui-même, de Cecille B. DeMille pour lui-même. Le dénouement se joue de lui-même aussi puisque l'ex-actrice Desmond décide de descendre l'escalier pour jouer son dernier rôle, celle d'une criminelle sous les feux de la rampe. C'est le cinéma qui se fait du cinéma dans ce polar...
  • Lost in La Mancha (2003)

    1 h 29 min. Sortie : .

    Documentaire de Keith Fulton et Louis Pepe avec Terry Gilliam, Philip A. Patterson, Tony Grisoni

    Sur la base de rushs et d'une espèce de making of, "Lost in la Mancha" arrive à faire passer l'idée que les acteurs sauvent des eaux leurs propres personnages du déluge cinématographique. C'est encore une fois une belle mise en abyme, bien que l'intérêt de l'oeuvre en soi reste mineure.
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    L'Esquive (2004)

    1 h 57 min. Sortie : . Romance et comédie dramatique.

    Film de Abdellatif Kechiche avec Sara Forestier, Osman Elkharraz, Sabrina Ouazani

    De nombreux comédiens et comédiennes pensent que leur existence et leur vie sur scène a d'étranges reflets et porosités. Dans l'Esquive, l'on mesure tout l'aspect abyssal de l'être en train de jouer quelqu'un qui est en train de jouer un autre que lui... et que ce dernier lui ressemble, voire lui apprend des choses, des choses qui, dans le no man's land des ambiguités, troublent jusqu'à modifier comme la cire d'une bougie éclatante le comédien. Dans l'Esquive, la distance joue un grand intérêt dans la psychologie des personnages dont on ne sait jamais s'ils ont distance sur eux-mêmes, et surtout - question plus sincère - ce qui fait l'intelligence.
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    Le Direktør (2007)

    Direktøren for det hele

    1 h 40 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Lars von Trier avec Jens Albinus, Peter Gantzler, Fridrik Thor Fridriksson

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    L'Heure du loup (1968)

    Vargtimmen

    1 h 29 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de Ingmar Bergman avec Erland Josephson, Max von Sydow, Ingrid Thulin

    Proposition et commentaire de Tom_A vrai dire,
    il est moins question d'un personnage en particulier que du film-écran et du spectateur ici. Bergman, et cette audace lui vient surement du théâtre, aimait bien jouer avec la suspension d'incrédulité. D'un côté il nous sort du film pour nous y replonger sans crier gare, de l'autre il construit une histoire à partir de rien (la chaise dans Fanny et Alexandre).
    Ainsi, l'Heure du loup ré affiche son titre en plein milieu du film, sans véritable but ou justification. C'est juste pour nous rappeler qu'on a à faire à un film (lisez Persona pour la suite de ce commentaire...)
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    Persona (1966)

    1 h 24 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ingmar Bergman avec Bibi Andersson, Liv Ullmann, Margaretha Krook

    Proposition et commentaire de Tom_A :

    En ce qui concerne Persona, c'est plus compliqué que dans "L'Heure du loup". Le film s'ouvre et se ferme sur un projecteur à charbon qui s'allume et s'éteint, et on y croise de nombreuses ruptures de toutes sortent, qui te sortent autant de la trame narrative qu'elles te plongent un peu plus dans la "matière" du film. D'un film. Du cinéma en fait.

    (...ce commentaire fait suite à "L'heure du loup" du même réalisateur, affiché plus bas dans la liste)
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    Kuzco, l'empereur mégalo (2000)

    The Emperor's New Groove

    1 h 18 min. Sortie : . Animation, aventure et comédie.

    Long-métrage d'animation de Mark Dindal avec David Spade, John Goodman, Eartha Kitt

    Proposé par Shamanlemiaou :

    Plusieurs fois dans le film, le jeune empereur mégalo intervient lors d’arrêts sur image, et s'adresse au spectateur allant jusqu'à griffonner des petits schémas sur l'image du film en arrière plan. Prise de recul et rupture de ton. Assez marquant quand on est gamin.
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    C'est arrivé près de chez vous (1992)

    1 h 35 min. Sortie : . Comédie, policier et drame.

    Film de Rémy Belvaux, André Bonzel et Benoît Poelvoorde avec Benoît Poelvoorde, Jacqueline Poelvoorde-Pappaert, Nelly Pappaert

    Petit film documentaire-found footage qui ne cesse d'entrer et de sortir du film comme si c'était un moulin... Et cela donne des situations cocasses et d'autres plus spontanées. C'est d'autant plus drôle que le protagoniste principal veut apparaître autoritaire, instructeur et charismatique alors que... Il est maladroit et pompeux.

    Deux personnages pour le protagoniste principal et deux films en un. C'est comme le shampooing.

    J'aurais pu mettre "Malcolm"... mais non.
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    Orange mécanique (1971)

    A Clockwork Orange

    2 h 16 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Stanley Kubrick avec Malcolm McDowell, Patrick Magee, Michael Bates

    C'est assez peu dit mais "Orange Mécanique" est un film qui se sert beaucoup de la distanciation, avec d'un côté la voix off d'Alex DeLarge qui nous immerge dans son esprit malade et ses frasques et, de l'autre, une succession de décors rappelant l'omniprésence du théâtre et de la télévision.

    De plus, c'est un personnage-narrateur dont les discours vont et viennent, comme une sexualité des actes. Il commente et articule ce qu'il a fait, ce qu'il va faire, son ressenti.
  • L'Ombre du vampire (2000)

    Shadow of the Vampire

    1 h 33 min. Sortie : . Drame et Épouvante-horreur.

    Film de E. Elias Merhige avec Eddie Izzard, Udo Kier, Catherine McCormack

    L'acteur qui joue Nosferatu (Willem Dafoe) ne sort sort jamais de son rôle dans ce film, abolissant la frontière entre l'acteur et le rôle.
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