[Saison 2013/2014] Top 10 Nouveautés

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10 séries

par Vivienn
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    Bande-annonce

    The Leftovers (2014)

    56 min. Première diffusion : . 3 saisons. Drame et fantastique.

    Série de Damon Lindelof et Tom Perrotta avec Justin Theroux, Amy Brenneman, Carrie Coon

    The Leftovers (HBO)

    Rythme lent, séquences presque contemplatives pour une narration qui s’attache avant tout à raconter le quotidien des survivants du fameux 14 octobre, on pense évidemment à Lost pour la manière qu’a la série de dégager une multitude d’énigmes et de mystères, mais ce n’est pas vraiment l’influence la plus visible de la création de Lindelof, qui se rapproche plus souvent de Six Feet Under – recherche visuelle très similaire, traitement du deuil, personnages perturbés et scènes hallucinées. La comparaison peut paraître appuyée, mais elle n’est pas si invraisemblable. Car un peu comme l’œuvre d’Alan Ball, The Leftovers a cette façon de s’intéresser à de nombreux thèmes, messages et questionnements existentielles – religion, deuil, mémoire. C’est à la fois très juste et réellement bouleversant, car en prenant un point de vue très terre à terre, la série se met à hauteur d’homme, émotionnellement et dans sa diégèse, sans jamais jouer la carte des larmes faciles. Il aura fallu plusieurs à épisodes à The Leftovers pour s’imposer complètement, mais il n’en reste pas moins que la nouvelle création de Lindelof se classe d’ors et déjà comme l’une des meilleures nouveautés de l’année. Intelligente, bouleversante, techniquement parfaite et surtout fascinante – on tient peut-être un chef d’œuvre en devenir. Reste à savoir comment tout ça s’argumentera dans les saisons suivantes, alors qu’on sait que le créateur a un plan de six actes en tête.
  • 2
    Bande-annonce

    Big Time in Hollywood, FL (2015)

    22 min. Première diffusion : . 1 saison. Comédie.

    Série de Dan Schimpf et Alex Anfanger avec David Pressman, Betsy Sodaro, Beth Dover

    Big Time in Hollywood, FL (Comedy Central)

    Oui, c’est lourd, définitivement con et débile, avec des blagues scabreuses quand elles ne sont pas insultantes. Mais voilà, en ne s’imposant aucune frontière, tant morale que narrative, Big Time se construit une identité, une singularité dans le paysage audiovisuel américain qui lui permet de rejoindre Always Sunny et Shameless au panthéon des comédies légèrement transgressives dont la nature même est à la fois la source de leur réussite et de la division qu’elles créent.
    Car Big Time c’est définitivement de très mauvais goût, mais du mauvais goût magnifique, jouissif et généreux, qui donne au spectateur le summum de ce qu’il est en droit d’attendre de ce type de production bête et méchante, absurde, brute, mais foncièrement sympathique sur le fond comme sur la forme. La comédie américaine dans ce qu’elle peut avoir de plus régressif, mais en même temps de plus novateur. Big Time est une excellente surprise dont la douce bêtise des scénaristes se retrouve mise en avant par un casting survolté et une inventivité formelle plus que bienvenue. Un plaisir coupable ? Pas vraiment, parce que derrière cette façade vulgaire se cache une intelligence du dialogue digne des plus grands. Déjà culte.
  • 3
    Bande-annonce

    Bloodline (2015)

    1 h. Première diffusion : . 3 saisons. Thriller et drame.

    Série de Glenn Kessler, Todd A. Kessler et Daniel Zelman avec Kyle Chandler, Ben Mendelsohn, Linda Cardellini

    Bloodline (Netflix)

    Famille et cicatrices de l’enfance sont au cœur de Bloodline. Chaque événement, chaque scène, semblent mener jusqu’aux trois derniers épisodes magistraux, d’ors et déjà l’un des plus grands arcs scénaristiques de l’année. Tragédie psychologique aux accents de thriller, de polar et de drame familial, la nouvelle production Netflix est une belle claque qui, si elle ne déborde pas nécessairement d’originalité, aura su nous proposer l’une des œuvres les plus maîtrisées des derniers années, parvenant à surprendre, à émouvoir, et à distiller un suspense délicat, certes exigeant, mais non moins tétanisant. Il y a bien quelques défauts et autres intrigues moins intéressantes, mais en ciblant un public plus réfléchi, Bloodline se classe comme l’une des nouveautés les plus prometteuses de 2015, préparant un envisageable futur chef d’œuvre. Les ressources et les preuves sont là, il n’y a plus qu’à passer le cap du second acte. Monumental.
  • 4
    Bande-annonce

    Transparent (2014)

    30 min. Première diffusion : . 4 saisons. Comédie et drame.

    Série de Joey Soloway avec Jeffrey Tambor, Gaby Hoffmann, Amy Landecker

    Transparent (Amazon)

    [Commentaire à venir, dès que j'aurais posté ma critique)
  • 5
    Bande-annonce

    The Affair (2014)

    1 h. Première diffusion : . 4 saisons. Drame et thriller.

    Série de Hagai Levi et Sarah Treem avec Dominic West, Ruth Wilson, Maura Tierney

    The Affair (Showtime)

    L'ensemble est très propre, mise en scène sobre mais très maline, écriture complexe mais soignée - jusqu'au générique, à impérativement décrypter pour en comprendre la teneur. Les personnages sont passionnants, addictifs, et il en est de même pour leurs interprètes : que ça soit le quatuor de tête ou les figures de fond n'apparaissant qu'une fois tous les deux épisodes, il n'y a pas grand chose à redire de ce point de vu là. The Affair est une série ambiguë, mystérieuse, intelligente. C'est d'une perfection scénaristique rare, mais son format est aussi sa limite puisqu'elle se retrouve très souvent à se chercher un rythme. Les créateurs de la série expliquaient qu'ils avaient prévu une fin en cas d'annulation - les audiences ne sont pas énormes - et on espère qu'ils savent ce qu'ils font en prévoyant plusieurs arcs pour leur histoire et leurs personnages, puisqu'il va être difficile de faire plus réussi que cet acte 1 de ce qui est probablement le meilleur drame brute de 2014.
  • 6
    Bande-annonce

    Halt and Catch Fire (2014)

    45 min. Première diffusion : . 4 saisons. Drame.

    Série de Christopher Cantwell et Christopher C. Rogers avec Lee Pace, Scoot McNairy, Mackenzie Davis

    Halt and Catch Fire (AMC)

    Bien au-delà de se limiter à une reconstitution bien foutue, Halt and Catch Fire s'argumente comme une vision très pessimisme sur l'ambition, l'ivresse du pouvoir et les rêves de gloire. La série n'est jamais facile, même si elle reste abordable - chaque personnage agit presque comme une symbolique, l'ensemble évoquant la tragédie grecque. Et si la première partie peine à complètement passionner, la fin de saison mérite des éloges. Si on reprochera au show d'utiliser parfois des astuces scénaristiques un peu classiques, elle parvient à distiller une tension et un suspense subsidiaire. Ceci ajouté à une manière très juste d'écrire et de faire évoluer ses personnages - tous passionnants et attachants.
  • 7
    Bande-annonce

    Le Bureau des Légendes (2015)

    55 min. Première diffusion : . 5 saisons. Thriller et drame.

    Série de Eric Rochant avec Mathieu Kassovitz, Sara Giraudeau, Florence Loiret-Caille

    Le Bureau des Légendes (Canal+)

    Le Bureau des Légendes est une tragédie politique profondément ancrée dans son époque, sur laquelle elle possède un recul quasiment inédit. Bien plus que de livrer un témoignage intense du monde mouvementé des services secrets, Rochant nous offre le portrait labyrinthique de l’homme mystérieux et insondable qui lui sert de personnage principal, revisitant par la même occasion autant le genre en lui-même que la figure iconique de la femme fatale. Et quand le thriller intergouvernemental se transforme en voyage paranoïaque au milieu des menaces terroristes, du conflit syrien, du nucléaire iranien, du paternalisme américain et même des vestiges du colonialisme, la création de Rochant intègre avec classe le prestigieux panthéon de la télévision française. On apprécierait que cela arrive plus souvent.
  • 8
    Bande-annonce

    The Knick (2014)

    55 min. Première diffusion : . 2 saisons. Drame.

    Série de Jack Amiel et Michael Begler avec Clive Owen, Andre Holland, Jeremy Bobb

    The Knick (Cinemax)

    The Knick est une série brutale. Traiter de la médecine moderne par le prisme de ses origines – un hôpital new-yorkais du début du XXème siècle – implique forcément une certaine violence visuelle. Car si au moins une ou deux fois par épisode, Soderbergh met en scène de la chirurgie, sa réalisation n’est, quant à elle, jamais chirurgicale. Le sang coule, les organes envahissent le cadre, les mains se salissent. C’est sans aucun doute le plus grand intérêt de la série : cette manière de montrer, sans tabous ni censure, la réalité scientifique de cette époque. L’ensemble contraste drastiquement des habituelles séries médicales auxquelles la télévision américaine nous a habitués. Au-delà de ça, la première saison de The Knick présente ses limites assez régulièrement : intrigue peu intéressante, épisodes n’apportant rien d’autre que de l’ennui, développement de personnages laborieux. Et pourtant, on ne le répétera jamais : que c'est beau.
  • 9
    Bande-annonce

    Better Call Saul (2015)

    47 min. Première diffusion : . 5 saisons. Policier, drame et judiciaire.

    Série de Vince Gilligan et Peter Gould avec Bob Odenkirk, Jonathan Banks, Rhea Seehorn

    Better Call Saul (AMC)

    Alors bien entendu, Better Call Saul est une série pleine de promesses, et on imagine facilement comment tout ceci pourrait devenir, un jour, excellent, mais dans l’état actuel des choses, cette première saison est une déception de taille. Une dramédie décousue qui pointe dans plusieurs directions mais n’en choisit aucune, hésitant entre suivre son ainée dans une veine de polar sombre, s’émanciper complètement de ses origines en proposant un show juridique décalé, ou jouer sur le terrain de la tragédie intime grinçante. Better Call Saul c’est beaucoup de choses et finalement trop peu d’accomplissements. Gilligan reproduit un schéma nouveau mais très prévisible : s’enchaînent arnaques, flashbacks, plaidoyers, tentatives de rédemptions et twists relationnels brutaux. Sans doute est-ce ce qu’on redoutait le plus : la facilité, l’absence de prises de risques, des gimmicks scénaristiques déjà bien connus. Mettre au profit un tel génie de la narration au profit d’un show aussi inconséquent, c’est dommage, et si Gilligan veut vraiment nous convaincre avec ce spin-off, il faudra mettre les bouchées doubles l’année prochaine. Avant que l’on ne perde confiance.
  • 10
    Bande-annonce

    Mozart in the Jungle (2014)

    30 min. Première diffusion : . 4 saisons. Comédie et drame.

    Série de Jason Schwartzman, Roman Coppola et Paul Weitz avec Lola Kirke, Gael García Bernal, Malcolm McDowell

    Mozart in the Jungle (Amazon)

    A la fois acerbe et empathique, légère et rock'n roll, Mozart in the Jungle se montre bien souvent trop gentille avec son sujet. Dans sa démarche de peindre un microcosme aussi particulier, régit par ses propres règles, la création du trio Coppola - Scwhartzman - Timbers manque clairement d'audace. Le pilote présenté en début d'année avait beau présenter un humour salace assez jouissif, rares sont, dans le reste de la saison, les scènes vraiment drôles. Quelques répliques ont beau faire mouche, on peine à décrypter la finalité de la série : soap opera à la dimension orchestrale, satire sociale, fresque à l'humour amer tournant autour de ses quelques protagonistes ? Mozart in the Jungle semble hésiter et en perd de sa grandeur. Car de la majesté, la série en a : entre ses séquences orchestrales d'un lyrisme incroyable, ses plans-séquences flottant au milieu de ses décors fermés, ou encore la qualité d'écriture de certains personnages - notamment celui de Malcolm McDowell.