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    Bande-annonce

    In Search of Darkness (2019)

    4 h 24 min. Sortie : . Cinéma.

    Documentaire de David A. Weiner avec Tom Atkins, Doug Bradley, John Bloom

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-2

    On voit bien comment le mode de production des films (de genre, en l'occurrence) a changé depuis. Tout n'était pas parfait, et le film aborde quelques points noirs comme le gimmick purement commercial de la 3D balbutiante et le tiroir sans fin des suites pour faire fructifier les bons filons, mais c'est bien cet enthousiasme débordant et communicatif à la Tavernier ou Thoret (bien que souvent très subjectif et trompeur en matière d'horreur) qui reste. Même si ce n'est sans doute pas aussi unilatéral que ce qu'annonce un auteur, "the great thing about genre directors in the '80s is that they were thinking -what can we make?- and not -what can we remake?-. We're in a degenerate era today where all they think about is what can we remake", cette créativité sans borne (que ce soit dans les thématiques ou dans le mauvais goût) peut difficilement être remise en cause. Même si la notion de franchise existait déjà très clairement, comme en témoignent les innombrables Halloween, Freddy, et autres Vendredi 13 — dont les suites perdurent pour certaines encore aujourd'hui.

    Quelques séquences thématiques viennent agréablement rompre la monotonie de la progression linéaire année après année (qui présente tout de même une soixantaine de films), avec des sujets comme la musique, les protagonistes féminins ou issus d'une minorité, le design des posters, ou le maquillage. Et même si In Search of Darkness s'attarde un peu trop sur certaines choses (des classiques avec leurs suites interminables), l'image qu'il renvoie de cette partie des 80s, avec cette idée de revenir aux sources d'un univers et de voir des pionniers à l'œuvre en train de repousser les limites d'un genre, n'en demeure pas moins extrêmement roborative.
  • 2
    Bande-annonce

    Funérailles d'État (2019)

    State Funeral

    2 h 15 min. Sortie : .

    Documentaire de Sergeï Loznitsa

  • 3
    Bande-annonce

    Honeyland (2019)

    1 h 26 min. Sortie : .

    Documentaire de Tamara Kotevska et Ljubomir Stefanov avec Hatidze Muratova, Nazife Muratova, Hussein Sam

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-16

    Vient la troisième composante de "Honeyland" : lorsqu'une famille d'éleveurs nomades vient s'installer près de chez Hatidze. De la même façon minutieuse que les deux réalisateurs ont pénétré son intimité et observé les détails de son quotidien, avec ses gestes patients et assurés, ils observent avec beaucoup d'humour et autant de minutie comment ces néo-apiculteurs (patiemment formés par la reine apicultrice de la région) essaient désespérément de gérer leurs ruches, dans une logique productiviste radicalement opposée. La maladresse avec laquelle ils manipulent les cadres, conduisant à d'innombrables piqûres sur l'ensemble de la famille (les enfants en bas âges n'y échappent malheureusement pas), rejoint la maladresse avec laquelle ils s'occupent de leur troupeau de vaches et de veaux.

    D’abord, on sourit. Puis viennent des temps moins heureux, avec l'exploitation de la famille par un acheteur qui pousse le père de famille à lui vendre tout le miel contenu dans ses ruches, aux dépends de la colonie et à l'encontre des conseils de Hatidze. Il le contraint même à aller tronçonner (avec une maladresse fabuleuse dont il semble ne pas pouvoir se départir) un arbre pour récupérer le miel d'une ruche qui s'y abritait. Une cinquantaine de veaux meurt, suite à la contraction d'une maladie probablement en lien avec une mauvaise alimentation et un mauvais traitement. Et les abeilles de Hatidze finissent elles aussi par périr, concurrencées par la logique industrielle des nouveaux voisins et de leurs ruches poussées jusque dans leurs derniers retranchements. Toutes les différences de conception du rapport à la nature explosent alors, à mesure que la fragilité de cet écosystème se révèle. Le dernier mouvement qui voit Hatidze quitter ces lieux sera d’une beauté (graphique et thématique) au moins aussi intense que le premier.
  • 4
    Bande-annonce

    Madre (2019)

    2 h 09 min. Sortie : . Drame et thriller.

    Film de Rodrigo Sorogoyen avec Marta Nieto, Anne Consigny, Alex Brendemühl

  • 5
    Bande-annonce

    La Liberté (2019)

    2 h 26 min. Sortie : .

    Documentaire de Guillaume Massart

    Suite de www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2019/2299251/page-16

    Mais tout cela étant dit, "La Liberté" accède à des recoins à ma connaissance inexplorés et vaut sans hésitation aucune le détour : les réserves que l'on peut avoir ne sont que de menus obstacles si on les compare à ce que le documentaire a à offrir par ailleurs. Et les choses sérieuses commencent dès la formulation du titre, puisque cette notion de liberté sera bien sûr abordée à de multiples occasion — mais sans que ça ne constitue nécessairement le cœur du sujet, de manière assez étrange. Le projet de Massart s'est sans doute construit au fur et à mesure, au gré des discussions, modelé par ces dernières mais dans un second temps, après l'impulsion de curiosité générée par ce lieu si singulier. Au final, l'incarcération au grand air ne sera pas en elle-même porteuse d'un véritable enjeu : c'est plutôt la libération de la parole des détenus qu'elle occasionne qui en bénéficiera.

    C'est finalement vers cela que le film tout entier se dirige : la parole du prisonnier. D'abord méfiante, dans les premiers plans du film, lorsqu'un détenu hors-champ insiste pour ne pas apparaître à l'image. Le plan est initialement très large, on ne distingue que les corps au loin, pas les visages. Progressivement, tout au long d'une première partie s'apparentant à une forme d'apprivoisement, le champ va se réduire pour se concentrer sur une petite galerie de portraits particuliers — ceux qui ont bien voulu se confier, on imagine, au fil du temps et des venues du réalisateur. Choix du montage ou volonté des détenus, très rares sont ceux qui aborderont les raisons pour lesquelles ils ont été condamnés. Mais cela n'exclut pas une sorte de cheminement, au cours du documentaire et à la faveur des rencontres récurrentes : en se focalisant sur seulement une poignée de condamnés, on suit l'évolution du rapport qui se crée entre eux et Massart autant que la formulation d'une pensée introspective, entre philosophie et psychologie. Il n'y a absolument aucune forme de jugement moral dans le documentaire. De ce terreau-là, extrêmement fertile pour ceux qui s'intéressent à de tels portraits indépendamment des crimes commis (dans la mesure du possible), germeront des témoignages incroyablement puissants. L'un d'entre eux trouvera à la toute fin une extraordinaire épiphanie, au détour d'une confession aussi sobre que sincère et bouleversante, comme ça, l'air de rien, avant qu'un "tu veux un café ?"...

    ↓↓
  • 6
    Bande-annonce

    So Long, My Son (2019)

    Di jiu tian chang

    3 h 05 min. Sortie : . Drame.

    Film de Wang Xiaoshuai avec Wang Jingchun, Yong Mei, Ailiya

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-6

    - Diao Yi'nan, avec Black Coal (2014, enquête policière qui navigue à travers le temps et les transformations de la société) et Le Lac aux oies sauvages (2019, plongée nocturne dans les bastions industriels où les flashbacks remodèlent le présent en flirtant du côté du néo-noir).
    - Zhang Yimou, avec Coming Home (2014, drame historique propret sur l'impact de la révolution culturelle, à travers l'histoire d'une femme amnésique et des retrouvailles impossibles avec son mari sur plusieurs décennies).

    Et, donc, Wang Xiaoshuai avec So Long, My Son, qui entend épouser une configuration similaire (serait-ce la naissance d'une forme d'académisme ?) pour esquisser le portrait de deux familles aux destins intimement mêlés, sur près de 40 ans. Le contexte historique est donc désormais familier : il s'agit de suivre les répercussions des dernières années de la révolution culturelle et de la politique de l'enfant unique sur un petit groupe d'individus unis dans la tragédie posée en introduction — la noyade d'un enfant. L'absence d'un être cher, au même titre que le malheur susicté par un cours d'eau, hanteront les trois heures passées auprès de Liyun et Yaojun au gré d'une symbolique diffuse. Trois heures et quarante années de reconstruction au fil de l'eau et de l'écriture de l'histoire de la Chine contemporaine, le long d'un récit extrêmement sinueux : la dimension non-chronologique des événements, avec une linéarité à grande échelle mise à mal par une somme continue de non-linéarités ponctuelles, exige une attention de tous les instants et peut rendre la compréhension de la première heure assez périlleuse.

    ...
  • 7
    Bande-annonce

    Exit (2018)

    Cutterhead

    1 h 24 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Rasmus Kloster Bro avec Christine Sønderris, Kresimir Mikic, Samson Semere

    ↑↑ (So Long, My Son)

    Un voyage aux côtés de deux familles dont le portrait serait effectué par petites touches éparses et successives, alimenté en cela par des bribes de leur passé qui nous reviendraient de manière irrégulière, comme les flots de la séquence inaugurale (tournée en plans continus et très lents) qui ne cesseront pas de revenir sur le devant du récit au gré des ellipses ou des associations d'idées, comme un cauchemar vaporeux mais tenace. Sans doute Wang Xiaoshuai se fait-il un peu trop insistant au niveau de la grammaire, au détour de plusieurs rimes cinématographiques insistantes (les prénoms identiques des deux fils "uniques", le parallèle avec l'enfant du couple d'amis, le grand déballage final). Mais cette façon dont les existences sont modelées, si ce n'est malmenées, baignant dans les incertitudes caractéristiques de ce courant (temporelles et relationnelles), compose une fresque intense et indélébile.

    ↑↑ (La Liberté)

    ... ne vienne clore la séquence particulièrement troublante. Quand cette dernière barrière-là s'effondre, le film prend une dimension totalement nouvelle.

    On pénètre dans l'univers de "La Liberté" en étant un peu dérangé par son aspect brouillon, avant de réaliser que tous ces écarts à la normalité constituent autant de points d'attaque contre le rempart de nos certitudes. Entre une balade en bord de mer entouré de chats semi-sauvages et une chanson relevant plus de la psychothérapie que de la musique, entre une réflexion sur la prison comme "outil de désinsertion" et une autre sur la prison comme "outil de reconstruction", au terme d'une peinture bigarrée et parcellaire de la responsabilité, de l'enfermement et de l'isolement, "La Liberté" aura parcouru un bon bout de chemin.

  • 8
    Bande-annonce

    Joker (2019)

    2 h 02 min. Sortie : . Policier, drame, thriller et film noir.

    Film de Todd Phillips avec Joaquin Phoenix, Robert De Niro, Zazie Beetz

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2019/2299251/page-18

    … Certains éléments de filiation sont vraiment superficiels et inutiles, à l’image de la création du mythe Bruce Wayne (un mini segment trop court, raté, gratuit, parmi d’autres), mais la volonté de ne pas s’insérer tout à fait dans le moule est intéressante. Je n’ai que faire des intentions des auteurs et des producteurs, mais à mes yeux un film comme "Joker" n’appelle pas la logique des séries interminables de films qui se suivent et se ressemblent et s’appauvrissent mutuellement. J’y vois un peu le "Fight Club" de son temps, avec tout son cortège de belles intentions et d’affèteries secondaires dont on se serait franchement dispensé. Je pense que le terme n’est pas entièrement galvaudé : dans son contexte de production, le film se veut et est subversif. Pas de l’ordre de la subversion fine conduisant à une forme de nihilisme productive, mais tout de même. C’est une rupture franche, mise en abyme par la position de Phillips lui-même, comme s’il désirait être enfin pris au sérieux.

    La métonymie est évidente, répétée, amplifiée. On est censé être au début des années 80 et pourtant à aucun moment l’ère moderne ne nous quitte. De manière évidente, les masques de clown renvoient à d’autres déguisements, et mentalement on les remplace presque systématiquement par des masques de Guy Fawkes (ou tout autre objet issu des variantes locales, les gilets jaunes chez nous). La violence de la société et de l’ordre néolibéral s’exerce globalement de la même façon. Sans doute que les articulations du discours dans les scènes pourtant importantes ne sont pas assez souples, la rigidité de la démonstration se faisant parfois sentir.

    ↓↓
  • 9
    Bande-annonce

    It Must Be Heaven (2019)

    1 h 42 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Elia Suleiman avec Grégoire Colin, Vincent Maraval, Natascha Wiese

  • 10
    Bande-annonce

    Le blob, un génie sans cerveau (2019)

    52 min. Sortie : 2019.

    Documentaire de Jacques Mitsch avec Vincent Londez

  • 11
    Bande-annonce

    Microbiote, les fabuleux pouvoirs du ventre (2019)

    58 min. Sortie : .

    Documentaire de Sylvie Gilman et Thierry de Lestrade

    ↑↑

    Pourtant, cette lourdeur se trouve contrebalancée par le caractère accidentel de la catalyse : non, Joker n’est pas la figure du mal réfléchi et absolu, il n’est pas le leader charismatique, et ça me paraît essentiel. Il n’est qu’un miséreux parmi les autres, certes très très miséreux, devenu porte-étendard bien malgré lui à l’occasion d’une émission télé qui ne se passa pas comme il l’avait prévu. Il n’est pas théoricien du chaos comme chez Nolan, il n’est pas artiste psychopathe comme chez Burton, rompant ici aussi avec la filiation avec l’univers de Batman. Il l’affirme, il n’est pas politisé, pétri d’inconsistance et d’hésitation. La transition finale est un peu abrupte d’un point de vue psychologique, mais l’idée reste la même. Au fascisme cynique des hautes sphères, il y oppose une autre forme de violence, tout aussi forte en intensité, quand bien même elle s’exercerait dans la rue et de manière totalement incontrôlée. C’est un peu la lutte des classes du pauvre, mais l’idée tant formelle que théorique ne me paraît pas tout à fait idiote.

    J’ai bien aimé comment le film, à travers Joaquin Phoenix bien sûr, parvient à maintenir l’ambiguïté au sujet du contour pathologique du personnage. Ses crises de rire, toujours en décalage, se terminant parfois par l’étouffement, avec la petite carte pour expliquer la condition, introduisent un doute tenace quant à son état de conscience. C’est en tous cas beaucoup plus productif que d’insérer une scène se voulant drôle (avec un nain) suite à un meurtre horrible (avec des ciseaux). L’influence de Scorsese ne m’a pas particulièrement dérangé, même si on se demande si De Niro (tant pour Travis Bickle que Rupert Pupkin) était là pour autre chose qu’un simple passeur de flambeau. En tous cas derrière les énormes sabots dramatiques, derrière des choix musicaux tour à tour très bons et honteux, derrière des effets de style pompeux, derrière des demi-twists maladroits, il y a un arrière-plan de l’agonie qui interpelle. On est placé dans la position très inconfortable où on entre en empathie avec un malade mental appelant indirectement à buter tous les riches : c’est une position de sédition qui génère un certain malaise, de par sa duplicité, son équivocité, tantôt opportuniste, tantôt pauvre, tantôt dure, tantôt perspicace.
  • 12

    L’homéopathie : médecine douce ou imposture ? (2019)

    52 min. Sortie : 2019.

    Documentaire de Karlo Malmedie

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-3

    Pour le reste, grosse marrade dans les laboratoires Boiron où l'on voit des machines secouer 170 fois en 8 minutes un flacon contenant une substance diluée à 10 puissance moins 60 (ne jamais oublier que 30 CH, un dosage courant, correspond à une goutte de substance active dans dix mille fois la partie visible de l’univers), avec la VRP qui assure que tout est fait dans les règles, exactement comme à l'époque de Samuel Hahnemann il y a deux cents ans (le nombre d'Avogadro n'était même pas encore connu, il n'est pas inutile de le rappeler). Et de voir utilisé l'argument des emplois (menacés par le déremboursement) me semble moralement dégueulasse, comme un chantage hors de propos. Toujours ces gens qui se base sur leur petite expérience personnelle pour attester l'efficacité de telle ou telle méthode... de la part d'un quidam, peu importe, mais de la part de médecins, c'est quand même beaucoup plus grave. Et la maman qui traite le pneumonie de son fils avec du sucre, c'est limite criminel.

    Pour le reste, certaines questions restent intéressantes : la faiblesse de la médecine conventionnelle telle qu'elle est pratiquée aujourd'hui pour prendre en compte l'ensemble multifactoriel qui constitue l'état d'un patient à un instant donné, notamment.
  • 13
    Bande-annonce

    Triple frontière (2019)

    Triple Frontier

    2 h 05 min. Sortie : . Action, aventure, policier, drame et thriller.

    Film de J.C. Chandor avec Ben Affleck, Oscar Isaac, Charlie Hunnam

  • 14
    Bande-annonce

    Traîné sur le bitume (2018)

    Dragged Across Concrete

    2 h 39 min. Sortie : . Action, policier, drame, thriller et gangster.

    Film de S. Craig Zahler avec Mel Gibson, Vince Vaughn, Tory Kittles

  • 15
    Bande-annonce

    Uncut Gems (2019)

    2 h 15 min. Sortie : . Thriller, drame et film noir.

    Film de Joshua Safdie et Benny Safdie avec Adam Sandler, Julia Fox, Idina Menzel

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-2

    Le rythme effréné pourrait d'ailleurs constituer la seule fin comme le seul moyen, et constituer ainsi une vraie limitation. L'étourdissement provoqué par ce flot ininterrompu d'images et de sursauts peut paraître vain sur le papier, mais le ton du film (avec notamment de nombreuses touches d'humour très discrètes — l'argent qui coule à travers la bouche de la fille du héros lors d'une représentation de théâtre, tout un symbole) allié au final abrupt en rehaussent l'intérêt.
  • 16
    Bande-annonce

    Dolemite Is My Name (2019)

    1 h 57 min. Sortie : . Biopic, comédie et drame.

    Film de Craig Brewer avec Eddie Murphy, Wesley Snipes, Mike Epps

  • 17
    Bande-annonce

    I Am Mother (2019)

    1 h 55 min. Sortie : . Science-fiction et thriller.

    Film de Grant Sputore avec Rose Byrne, Hilary Swank, Clara Rugaard-Larsen

  • 18
    Bande-annonce

    Zombi Child (2019)

    1 h 43 min. Sortie : . Drame et fantastique.

    Film de Bertrand Bonello avec Louise Labeque, Wislanda Louimat, Adilé David

  • 19
    Bande-annonce

    Give Me Liberty (2019)

    1 h 51 min. Sortie : . Comédie.

    Film de Kirill Mikhanovsky avec Chris Galust, Lauren 'Lolo' Spencer, Darya Ekamasova

  • 20
    Bande-annonce

    Le Lac aux oies sauvages (2019)

    Nanfang chezhan de juhuì

    1 h 53 min. Sortie : . Thriller, drame et film noir.

    Film de Diao Yi'nan avec Hu Ge, Liao Fan, Gwei Lun-mei

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-3

    On peut regretter un symbolisme parfois lourd ou systématique, à l'image du parallèle entre l'organisation du gang de voleurs de motos et la police (mêmes schémas visuels et même façon d'attribuer les quartiers aux équipes), à l'image de ces gerbes de sauces sur la nourriture annonciatrices de mort à venir, à l'image des soubresauts qui ébranle une barque pour signifier un acte sexuel. Mais Diao Yi'nan parvient tout de même à maintenir un certain équilibre, largement guidé par l'esthétique, dans l'exploration des bas-fonds comme les dédales dans lesquels se perdait le protagoniste de "Entre le ciel et l'enfer" chez Kurosawa. Une errance à la Antonioni. Des éclats d'humour et de gore. Certains motifs graphiques, comme ces motos qui filent dans la nuit, le parapluie qui transperce sa victime, ces phares dans la nuit, brillent par leur force picturale et leur beauté brute. La dimension onirique de ce conte fataliste, quoiqu'un peu gratuite dans ses effets de style et sa structure éclatée, est impressionnante.
  • 21
    Bande-annonce

    Vitalina Varela (2021)

    2 h 04 min. Sortie : . Drame.

    Film de Pedro Costa avec Vitalina Varela et Isabel Cardoso

  • 22
    Bande-annonce

    Bacurau (2019)

    2 h 12 min. Sortie : . Drame, thriller et Épouvante-horreur.

    Film de Juliano Dornelles et Kleber Mendonça Filho avec Bárbara Colen, Thomas Aquino, Sônia Braga

  • 23
    Bande-annonce

    L'Heure de la sortie (2019)

    1 h 43 min. Sortie : . Thriller.

    Film de Sébastien Marnier avec Laurent Lafitte, Emmanuelle Bercot, Pascal Greggory

  • 24
    Bande-annonce

    Once Upon a Time... in Hollywood (2019)

    2 h 35 min. Sortie : . Drame et comédie.

    Film de Quentin Tarantino avec Leonardo DiCaprio, Brad Pitt, Margot Robbie

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2019/2299251/page-14

    Tarantino développe tout de même une ligne intéressante sur la décorrélation entre cinéma et réalité, pour terminer sur un renversement de la charge de violence amenée par les fous de la secte Manson : ils se prendront une bonne dose de violence typique d'Hollywood alors qu'ils étaient animés par la volonté de punir ceux qui la propageaient au cinéma. Difficile aussi de ne pas tomber sous le charme du duo Pitt / DiCaprio tant le délire et le plaisir du jeu transparaît entièrement à travers l'écran, avec une nette préférence pour le premier qui n'en finit pas de construire son personnage archi cool et gros playboy. Soit. C'est un Tarantino ni classique, ni original : sentiment étrange. Il prend toutefois un malin plaisir à jouer avec notre connaissance de l'histoire de Sharon Tate, puisque tout au long du film on attendra quelque chose qui n'arrivera pas (parfois en jouant avec un suspense malsain), à savoir son assassinat. Bien sûr, le climax cartoonesque aura lieu, sous forme de pugilat (censé être) jubilatoire sous LSD.

    Dommage que Tarantino se laisse aller à certains excès assez agaçants. Passe encore le délire rabâché X fois sur ces "fucking hippies" qu'il faut défoncer voire carboniser au lance-flammes. Mais les passages où DiCaprio (mélange de Clint Eastwood et de Steve McQueen ) tourne ses différents feuilletons westerns sont très vite interminables, et ce n'est pas ces quelques petits bouts d'humour (sur la technique du tournage, sur la peur de l'acteur vieillissant, etc.) qui rendront la chose digeste. L'insertion sans précaution des flashbacks, comme autant de mises en abyme, ou encore les différents trolls (comme celui contre Bruce Lee), finissent par lasser, aussi. La déclaration d'amour à une époque qu'on chérit, il faut la rendre un peu moins nonchalante que ça. Le sentiment qui domine à la fin, à froid, une fois le pic de glucose derrière soi, c'est tout de même un enchaînement de séquences en mode mineur, sans véritable enjeu, sans véritable intrigue, sans autre préoccupation que la balade commémorative.
  • 25
    Bande-annonce

    Les Misérables (2019)

    1 h 44 min. Sortie : . Drame.

    Film de Ladj Ly avec Damien Bonnard, Alexis Manenti, Djebril Zonga

  • 26
    Bande-annonce

    Parasite (2019)

    Gisaengchoong

    2 h 12 min. Sortie : . Drame, thriller et comédie.

    Film de Bong Joon-Ho avec Song Kang-Ho, Lee Sun-Kyun, Cho Yeo-Jeong

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2019/2299251/page-14

    Et c'est bien dommage parce qu'il y a au fond beaucoup de malice (presque communicative, donc) dans le déroulement du point de vue selon lequel les monstres se fabriquent dans la misère. Rien de nouveau sous le soleil de la critique sociale, mais bon, ce nouveau regard sur la coexistence impossible des êtres n'est pas totalement dépourvu de charme, si l'on oublie les défauts les plus dérangeants. Au début, le récit centré sur les pauvres qui essaient de correspondre au mieux à l'image que les riches attendent d'eux est bien mené. Mais l'allégorie s'alourdit de plus en plus avec le temps, notamment lorsque la révélation en sous-sol survient (inutilement) : le film s'engage à partir de là sur un sentier extrêmement bien balisé, avec un démonstration parfaitement prévisible, une limpidité assez gênante. On peut dire que Bong a eu la main lourde, encore une fois : il en résulte un certain "tout ça pour ça" à l'issue du voyage et du jeu de massacre.
  • 27
    Bande-annonce

    Light of My Life (2019)

    1 h 59 min. Sortie : . Drame et science-fiction.

    Film de Casey Affleck avec Casey Affleck, Anna Pniowsky, Elisabeth Moss

  • 28

    Hi, Al (2019)

    1 h 27 min. Sortie : .

    Documentaire de Isa Willinger

    Suite de https://www.senscritique.com/liste/Cinephilie_obsessionnelle_2020/2574828/page-28

    C'est également le cas d'un robot de type poupée Barbie, qu'un Américain achète pour qu'elle l'accompagne en voyage dans son camping-car : ces séquences figurent parmi les plus intéressantes et sidérantes, quand on voit le soin avec lequel Chuck s'en occupe, à quel point il semble sous le charme au point de se confier de manière très intime. Avec de temps en temps des tunnels explicatifs de la part de sa compagne, qui récite soudainement le contenu d'une page Wikipédia sur une thématique donnée. Quelques robots purement fonctionnels, aussi : l'un d'entre eux démontre ses capacités de cuisinier en faisant du popcorn, et un autre semble entièrement destiné à la poésie, avec ses ballons argentés et ses jambes filiformes pour monter ou descendre des escaliers.

    C'est donc davantage sous cet angle humain que le documentaire aborde la thématique de l'intelligence artificielle encapsulée dans des machines, un regard sur la solitude de l'être humain plutôt qu'un état de l'art scientifique en matière de robotique. L'occasion tout de même de plonger dans la fameuse vallée de l'étrange (uncanny valley en anglais), cette théorie développée par le roboticien japonais Mori Masahiro selon laquelle plus un robot humanoïde ressemble à un être humain, plus ses imperfections paraissent monstrueuses. Le constat sur l'IA est toutefois clair : on en est encore au stade du work in progress. Certaines discussions censées être à deux ne font que dramatiquement souligner la solitude de l'humain face à la machine.
  • 29
    Bande-annonce

    Le Chant de la forêt (2018)

    Chuva E Cantoria Na Aldeia Dos Mortos

    1 h 54 min. Sortie : . Drame.

    Film de João Salaviza et Renée Nader Messora avec Henrique Ihjãc Krahô et Kôtô Krahô

  • 30
    Bande-annonce

    Roubaix, une lumière (2019)

    1 h 59 min. Sortie : . Thriller, drame et policier.

    Film de Arnaud Desplechin avec Roschdy Zem, Léa Seydoux, Sara Forestier