Festival international du film de La Rochelle 2016

Du 1er au 10 juillet 2016, cette nouvelle édition du festival du film de La Rochelle reviendra sur la filmographie de Carl Theodor Dreyer, Jean Vigo, Barbet Schroeder, l'acteur Alberto Sordi et le documentariste Frederick Wiseman. Sans oublier quelques (mirifiques) bonus du cÎté de Sergio ...

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50 films

créee il y a plus de 6 ans

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modifiée il y a plus de 4 ans

Il Ă©tait une fois dans l'Ouest
8.5
1.

Il Ă©tait une fois dans l'Ouest (1968)

C'era una volta il West

2 h 55 min. Sortie : 27 août 1969 (France). Western

film de Sergio Leone avec Charles Bronson, Claudia Cardinale, Henry Fonda

Marius Jouanny a mis 10/10, l'a mis dans ses coups de cƓur et a Ă©crit une critique.

Annotation :

Restaurations. DeuxiĂšme visionnage.

Voir critique.

Alien - Le 8Ăšme Passager
8.1
2.

Alien - Le 8Ăšme Passager (1979)

Alien

1 h 57 min. Sortie : 12 septembre 1979 (France). Épouvante-Horreur, Science-fiction

film de Ridley Scott avec Sigourney Weaver, Tom Skerritt, Veronica Cartwright

Marius Jouanny a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cƓur.

Annotation :

La nuit des planÚtes interdites (version longue restaurée).

Mon premier visionnage d’Alien fut un de mes premiers chocs cinĂ©matographique dont je ne me suis toujours pas remis. Devenant instantanĂ©ment l’un de mes films prĂ©fĂ©rĂ©s, il n’a depuis au fil des annĂ©es et des (nombreux) revisionnages pas baissĂ© dans mon estime. Seulement, c’est en le revoyant sur grand Ă©cran que je rĂ©alise Ă  quel point le film dĂ©veloppe une aura de mystĂšre et de nombreux effets de surprises qui se dissipent lorsqu’on le connaĂźt par cƓur. La tension n’est alors plus au firmament : c’est peut-ĂȘtre aussi parce qu’en grandissant, je suis moins impressionnĂ© par les procĂ©dĂ©s horrifiques.

Toujours est-il que ce film ne trĂŽne pas Ă  la cinquiĂšme place de mon Top 10 pour rien : il reste Ă  mon sens le plus beau, malsain et passionnant univers visuel de science-fiction du cinĂ©ma avec 2001. La mĂȘme Ă©quipe que pour le projet avortĂ© d’adaptation de « Dune » par Jodorowsky, composĂ© de Giger, Moebius, Dan O’Bannon et bien d’autres a accompli un travail proprement hallucinant : dĂ©cors, objets et bestiaire, du face hugger Ă  l’alien lui-mĂȘme rendent a eux seuls ce hui clos mĂ©taphysique et suintant dĂ©licieusement par tous les pores. Tout cela est par ailleurs sublimĂ© par la rĂ©alisation de Ridley Scott, virtuose tout en servant essentiellement l’efficacitĂ© du rĂ©cit. Mes trĂšs lĂ©gĂšres concessions de ci-dessus pourraient peut-ĂȘtre me faire prĂ©fĂ©rer « Blade Runner » Ă  ce film, un revisionnage me fera trancher.

MĂ©taphore du viol, rĂ©flexion plus globale sur la sexualitĂ© notamment Ă  travers le personnage androgyne de Sigourney Weaver et cet ordinateur de bord appelĂ© « maman », il y a tellement Ă  dire sur cet « Alien » qu’il faudra bien que je lui consacre un jour une critique avant de rĂ©habiliter dignement ses suites, qui o,nt toutes une place de choix dans ma vie de cinĂ©phile, bien que moindre par rapport Ă  ce premier opus. Tout cela reste Ă  mĂ©diter.

Fargo
7.8
3.

Fargo (1996)

1 h 38 min. Sortie : 4 septembre 1996 (France). Policier, Drame, Thriller

film de Ethan Coen et Joel Coen avec Frances McDormand, William H. Macy, Steve Buscemi

Marius Jouanny a mis 10/10 et l'a mis dans ses coups de cƓur.

Annotation :

Soirée de fermeture, pour les 20 ans du film.

Little Big Man
7.8
4.

Little Big Man (1970)

2 h 19 min. Sortie : 31 mars 1971 (France). Historique, Western, Aventure

film de Arthur Penn avec Dustin Hoffman, Faye Dunaway, Chief Dan George

Marius Jouanny a mis 9/10, l'a mis dans ses coups de cƓur et a Ă©crit une critique.

Annotation :

Restauration.

Revu pour l'occasion, du coup +1. Voir critique.

La Passion de Jeanne d'Arc
8
5.

La Passion de Jeanne d'Arc (1928)

1 h 47 min. Sortie : 25 octobre 1928 (France). Biopic, Drame, Historique

film de Carl Theodor Dreyer avec Maria Falconetti, Eugene Silvain, André Berley

Marius Jouanny a mis 8/10, l'a mis dans ses coups de cƓur et a Ă©crit une critique.

Annotation :

RĂ©trospective Dreyer.

Voir critique.

La Chair et le Sang
7.5
6.

La Chair et le Sang (1985)

Flesh+Blood

2 h 06 min. Sortie : 2 octobre 1985 (France). Aventure, Romance

film de Paul Verhoeven avec Rutger Hauer, Jennifer Jason Leigh, Tom Burlinson

Marius Jouanny a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cƓur.

Annotation :

Ressortie.

Voir critique.

Persepolis
7.7
7.

Persepolis (2007)

1 h 36 min. Sortie : 27 juin 2007. Biopic, Drame

film de Vincent Paronnaud (Winshluss) et Marjane Satrapi avec Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Danielle Darrieux

Marius Jouanny a mis 8/10.

Annotation :

Documentaire d'animation

ÉniĂšme visionnage. Note inchangĂ©e : 8.

N’y connaissant rien en cinĂ©ma français, celui-ci reste l’un de mes favoris. Il faut dire que la maĂźtrise du fond comme de la forme en fait un cas d’école en matiĂšre de cinĂ©ma d’animation français. Le travail d’adaptation est intelligent tout d’abord : Marjane Ă©pure le rĂ©cit autobiographique de sa bande dessinĂ©e pour n’en garder que l’essentiel, et se permet de rajouter certains Ă©lĂ©ments qui n’étaient pas dans l’Ɠuvre originale : si bien que le film est parfaitement complĂ©mentaire Ă  la BD, bien que celle-ci reste plus complĂšte et poignante. Cette Ă©pure impose en tout cas un rythme au cordeau : la fluiditĂ© rĂ©side dans les transitions, l’humour irrĂ©sistible au milieu du drame, notamment par un langage peu chĂątiĂ©, et une bande-son particuliĂšrement bien travaillĂ©e.

En passant sans complexe de la couleur au noir et blanc pour les changements d’époques, et Ă  une Ă©pure stylistique encore plus prononcĂ©e pour les passages de narrations historiques, le film est dense, propose Ă  la fois une lecture historique de l’Iran des annĂ©es 70 Ă  90 et le parcours d’une femme, de son enfance Ă  son adulescence. Formellement, c’est aussi une petite merveille : le savoir-faire visuel est prodigieux, impressionnant de simplicitĂ©, d’expression et d’efficacitĂ©. Le mĂ©rite n’est d’ailleurs pas entiĂšrement dĂ» Ă  Marjane mais aussi Ă  Vincent Paronnaud co-rĂ©alisateur du film, connu sous le nom de Winshluss pour sa casquette d’auteur de BD, autre grand auteur de la BD indĂ©pendante des annĂ©es 2000. « Persepolis », se voulant Ă  la fois universel, intimiste, drĂŽle, Ă©mouvant, parvient Ă  un rĂ©sultat peu commun, lançant la carriĂšre cinĂ© d’une rĂ©alisatrice plutĂŽt discrĂšte depuis. « The Voices » qu’elle a sortie l’annĂ©e derniĂšre est nĂ©anmoins tout aussi inventif et rĂ©jouissant, et son prochain long-mĂ©trage est prĂ©vu pour l’annĂ©e prochaine. Marjane ne s’est donc pas non plus Ă©clipsĂ©e du paysage cinĂ©matographique aprĂšs ce premier film, bien qu’elle ai malheureusement arrĂȘtĂ©e la BD depuis 2004.

Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie
7.4
8.

Ta’ang, un peuple en exil entre Chine et Birmanie (2016)

Ta'ang

2 h 28 min. Sortie : 26 octobre 2016.

film de Wang Bing

Marius Jouanny a mis 8/10.

Annotation :

Vu à sa sortie cinéma.

Cela faisait pas mal de temps que je lorgnais de l’Ɠil le travail du documentariste Wang Bing sans passer Ă  l’acte : je le dĂ©couvre enfin avec son dernier film tout juste sorti, « Ta’Ang ». Suivant le pĂ©riple d’un peuple exilĂ© en Chine par la guerre, le cinĂ©aste pose sa camĂ©ra et la dĂ©place sans relĂąche parmi ces familles dans la tourmente, proposant Ă  la fois un document ethnographique et historique formidable, et une plongĂ©e presque intimiste dans la vie de ces femmes et ces enfants jetĂ©s au bord de la route. Peu habituĂ© Ă  une introspection aussi austĂšre, je dois dire que le film ne m’a pas captivĂ© de bout en bout : en continuant de filmer lĂ  oĂč tout documentariste arrĂȘte la camĂ©ra, les longs silences, moments d’attente, d’autres dans l’obscuritĂ© quasi-complĂšte, Wang Bing ne prend pas le spectateur par la main.

Mais sa dĂ©marche en devient purement et viscĂ©ralement cinĂ©matographique : pas de voix-off, pas d’effet de rythme artificiel, seulement des corps et des Ăąmes dans une lutte vitale paradoxalement trĂšs douce, car basĂ©e sur l’inactivitĂ© permanente. Puis, la maniĂšre dont le conflit est Ă©voquĂ© en toile de fond, par des coups de fil aux proches et au dĂ©tour de quelques regards inquiets, foudroie de subtilitĂ©. Mon seul regret est d’avoir suivi le destin de trop de familles pour m’attacher suffisamment Ă  chacune d’entre elles. L’empathie est nĂ©anmoins prĂ©sente, et se ressent Ă  chaque seconde dans l’Ɠil de Wang Bing qui, se faisant tout petit derriĂšre sa camĂ©ra, propose un regard d’une modestie et d’une bienveillance irrĂ©prochable. Enfin, la dilatation du temps procure une sensation nouvelle, qu’il me tarde d’expĂ©rimenter Ă  nouveau (avec « A l’Ouest des rails » par exemple, un autre film du rĂ©alisateur Ă  la durĂ©e pharamineuse de 9 heures) : celle d’ĂȘtre petit Ă  petit absorbĂ© par l’exigence rythmique du documentaire, jusqu’à une osmose certes venant tardivement, mais d’autant plus marquante, au dĂ©tour notamment d’une scĂšne de vie nocturne Ă©clairĂ©e par une seule bougie vacillante.

Dieu seul le sait
7.2
9.

Dieu seul le sait (1957)

Heaven knows, Mr Allison

1 h 42 min. Sortie : 17 août 2016 (France). Drame, Guerre

film de John Huston avec Deborah Kerr, Robert Mitchum

Marius Jouanny a mis 8/10 et a Ă©crit une critique.

Annotation :

Restaurations.

Voir critique.

L'HĂ©ritiĂšre
7.8
10.

L'HĂ©ritiĂšre (1949)

The Heiress

1 h 55 min. Sortie : 5 avril 1950 (France). Drame, Romance

film de William Wyler avec Olivia de Havilland, Montgomery Clift, Ralph Richardson

Marius Jouanny a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cƓur.

Annotation :

Restaurations.

« L’HĂ©ritiĂšre » nĂ©cessite indĂ©niablement du recul pour comprendre l’engouement particulier qu’il suscite. En effet son classicisme est Ă  double-tranchant. Au sens noble du terme, le film dĂ©ploie une mise en scĂšne lĂ©chĂ©e, aux beaux (bien qu’un peu rares) mouvements de camĂ©ras et un hĂ©ritage thĂ©Ăątral qui rend les discussions vivantes et bien Ă©crites. Mais la rĂ©alisation reste tout de mĂȘme trĂšs sage, un huis-clos hollywoodien cloisonnĂ© dans tous les sens du terme : rien qu’en repensant Ă  la virtuositĂ© de Lumet avec son « 12 Hommes en ColĂšre », on ne peut que repenser que les adaptations cinĂ© de piĂšce de thĂ©Ăątres peuvent avoir bien plus de gueule et d’audace cinĂ©matographique. D’autre part la dramaturgie enchaĂźne les lieux communs : un pĂšre qui projette dans sa fille les traits de sa femme dĂ©funte, et une romance compliquĂ©e par la diffĂ©rence sociale des fiancĂ©s.

Dans son dĂ©roulement, pas grand-chose ne surprend d’ailleurs, et un ventre mou en milieu de mĂ©trage enrouille le rythme du film. Cependant deux Ă©lĂ©ments sortent le film de l’ordinaire : la premiĂšre partie est trĂšs bien construite, grĂące notamment Ă  une actrice principale exceptionnelle. Se distinguant des canons de beautĂ© de l’époque, elle joue l’ingĂ©nue timide et maladroite Ă  la perfection. Puis, tandis que son rĂŽle s’affadie par une romance convenue, on en vient Ă  attendre beaucoup de la fin du film, avec l’espoir qu’il retombe sur ses pattes. C’est finalement le moins qu’on puisse dire : en prĂŽnant l’émancipation fĂ©minine (en 1949 !) la conclusion est comme une envolĂ©e de grĂące et de singularitĂ©, contredisant une bonne partie du film, convenue et prĂ©visible. Difficile nĂ©anmoins d’oublier que l’architecture du rĂ©cit n’a rien de bien remuant, tout comme le travail de Wyler derriĂšre la camĂ©ra : le revers de la mĂ©daille.

À propos de Nice
7.3
11.

À propos de Nice (1930)

23 min. Sortie : 28 mars 1930 (France). Muet

film de Jean Vigo et Boris Kaufman

Marius Jouanny a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cƓur.

Annotation :

Marius Jouanny
Si je trouve les "ZĂ©ro de conduite" et "L'Atalante" de Vigo largement surestimĂ©s, son premier film, documentaire expĂ©rimental d'une vingtaine de minutes sur la ville de Nice, est un morceau de choix. Outre les qualitĂ©s formelles assez fulgurantes pour l'Ă©poque, tant le montage et les mouvements de camĂ©ras sont audacieux, le cinĂ©aste parvient Ă  donner un ton lancinant, faussement nonchalant Ă  son film rien qu'avec une succession d'images. L'exercice ludique de passer en revue des endroits diffĂ©rents de la ville tourne vite Ă  l'introspection rugueuse et fascinante, oĂč les terrasses de restaurants bourgeois sont suivis par des images terribles des quartiers populaires de la mĂȘme ville. Sans tomber dans la dĂ©monstration didactique, Vigo tient ainsi Ă  parasiter Ă  ce qui pourrait ressembler Ă  un film publicitaire sur le tourisme de la ville. La rĂ©alitĂ© est toujours montrĂ©e Ă  double-tranchant, jusqu'Ă  rendre un dĂ©filĂ© de carnaval morbide et paradoxal. Cette entreprise de dĂ©rĂ©alisation, bien que trop courte pour ĂȘtre vĂ©ritablement aboutie et ne pas laisser sur sa faim, est donc une expĂ©rience Ă©tonnante et radicale.

L'Argent de la vieille
7.7
12.

L'Argent de la vieille (1972)

Lo scopone scientifico

1 h 53 min. Sortie : 30 novembre 1977 (France). Comédie dramatique

film de Luigi Comencini avec Alberto Sordi, Silvana Mangano, Bette Davis

Marius Jouanny a mis 7/10, l'a mis dans ses coups de cƓur et a Ă©crit une critique.

Annotation :

RĂ©trospective Alberto Sordi

Voir critique.

Mustang
7.6
13.

Mustang (2015)

1 h 34 min. Sortie : 17 juin 2015 (France). Drame

film de Deniz Gamze ErgĂŒven avec GĂŒneƟ Nezihe ƞensoy, Doğa Zeynep DoğuƟlu, Tuğba Sunguroğlu

Marius Jouanny a mis 7/10, l'a mis dans ses coups de cƓur et a Ă©crit une critique.

Annotation :

Les femmes dans le cinéma turque

Voir critique, écrite lors de sa sortie ciné.

Général Idi Amin Dada : Autoportrait
7.5
14.

Général Idi Amin Dada : Autoportrait (1974)

1 h 32 min. Sortie : 23 juin 1974 (France). Biopic, Guerre

film de Barbet Schroeder avec Idi Amin, Fidel Castro, Golda Meir

Marius Jouanny a mis 7/10 et a Ă©crit une critique.

Annotation :

RĂ©trospective Barbet Schroeder.

Voir critique.

Les Vitelloni
7.4
15.

Les Vitelloni (1953)

I vitelloni

1 h 49 min. Sortie : 23 avril 1954 (France). Comédie dramatique

film de Federico Fellini avec Franco Interlenghi, Alberto Sordi, Franco Fabrizi

Marius Jouanny a mis 7/10.

Annotation :

MĂȘlant subtilement la comĂ©die et le drame sans que jamais l’un prenne le pas sur l’autre, ce long-mĂ©trage du dĂ©but de la carriĂšre de Fellini est pertinent Ă  plus d’un titre. Convoquant la tradition des films de bandes adulescentes (dont il est un des films Ă  l’origine ?) que le cinĂ©ma amĂ©ricain reprendra jusqu’à plus soif de « La Fureur de Vivre » Ă  « American Graffiti », Ce « I Vitelloni » dĂ©veloppe avec une relative Ă©galitĂ© des jeunes adultes oisifs et Ă©pris de libertĂ© dans l’Italie des annĂ©es 50. Relative, car on aimerait voir accorder plus de place Ă  Alberto Sordi tandis que le protagoniste central, contraint au mariage alors qu’il ne pense qu’à conter fleurette, se taille une part du lion dĂ©mesurĂ©e dans le dĂ©roulement du film, et dĂ©ploie un motif narratif un poil rĂ©pĂ©titif.

La rĂ©alitĂ© sociale est peu consistante, nous sommes assez loin du nĂ©orĂ©alisme. Fellini ne s’empĂȘche pas pour autant quelques scĂšnes de rituels populaires ancrĂ©s dans la rĂ©alitĂ©, comme le mariage ou l’excellente scĂšne du carnaval. On rit toujours de bon cƓur, tout en restant un peu sur notre faim en ce qui concerne la dimension dramatique : si les non-dits sont efficaces, ils ne devraient pas ĂȘtre une fin en soi. Le script Ă©vite tout de mĂȘme un moralisme de bas Ă©tage, ce qu’on pouvait craindre, et impose une conclusion remarquable. Alors que le cadet de la bande dĂ©cide de partir Ă  l’orĂ©e du jour sans prĂ©venir personne, que son train prend de la vitesse, il regarde depuis sa fenĂȘtre et voit successivement chacun de ses amis dormir dans son lit, par des mouvements de camĂ©ras les voyant passer comme depuis un compartiment de train. Une scĂšne Ă  la figure de style lourde de sens et de nostalgie, dĂ©voilant le centre de la rĂ©flexion de Fellini, le temps qui passe et s’efface, et que retravaillera Visconti avec plus de maĂźtrise.

Dead Slow Ahead
6.7
16.

Dead Slow Ahead (2015)

1 h 14 min. Sortie : 5 octobre 2016 (France).

film de Mauro Herce

Marius Jouanny a mis 7/10 et a Ă©crit une critique.

Annotation :

Vu à sa sortie cinéma.

Voir critique.

Toni Erdmann
6.9
17.

Toni Erdmann (2016)

2 h 42 min. Sortie : 17 août 2016 (France). Comédie dramatique

film de Maren Ade avec Peter Simonischek, Sandra HĂŒller, Michael Wittenborn

Marius Jouanny a mis 6/10, l'a mis dans ses coups de cƓur et a Ă©crit une critique.

Annotation :

Vu à sa sortie cinéma. Voir critique.

Titicut Follies
7.9
18.

Titicut Follies (1967)

1 h 24 min. Sortie : 14 novembre 1993 (France).

film de Frederick Wiseman

Marius Jouanny a mis 6/10, l'a mis dans ses coups de cƓur et a Ă©crit une critique.

Annotation :

RĂ©trospective Wiseman.

Voir critique.

La Parole
8.1
19.

La Parole (1955)

Ordet

2 h 06 min. Sortie : 28 décembre 1955 (France). Drame

film de Carl Theodor Dreyer avec Henrik Malberg, Emil Hass Christensen, Birgitte Federspiel

Marius Jouanny a mis 6/10.

Annotation :

RĂ©trospective Carl Theodor Dreyer

Je dois dire ĂȘtre assez partagĂ© en ce qui concerne pourtant le film le plus apprĂ©ciĂ© de la filmographie de Dreyer. Sa mise en scĂšne si virtuose dans « La Passion de Jeanne d’Arc » perd une grand partie de sa consistance ici, dans une sorte de thĂ©Ăątre filmĂ© austĂšre et rudimentaire. Dans le mĂȘme ordre, le jeu des personnages m’a aussi déçu : cet amorphisme inexpressif est creusĂ© Ă  un tel point que l’émotion peine Ă  s’exprimer.
Mais l’interprĂ©tation des acteurs n’est que le reflet d’un propos plutĂŽt touffu : celui encore une fois de la croyance. Au-delĂ  des antagonismes entre protestants qui ne sont pas du tout le cƓur du film, Dreyer dĂ©montre une ode Ă  l’irrationalisme, Ă  la foi Ă©perdue pour le moins troublante, surtout en tant qu’athĂ©e convaincu. Loin de me laisser indiffĂ©rent, le propos du film m’intrigue, sans que je puisse pour autant le percer complĂštement Ă  jour : c’est aussi sa limite. Il me prouve tout de mĂȘme par lĂ  qu’il n’est pas qu’affaire de bondieuserie. Il y a de quoi je pense rĂ©flĂ©chir plus encore, un second visionnage sera peut-ĂȘtre bienvenu. Il reste qu’en tout le cas, je trouve que le film ne propose rien de bien remuant esthĂ©tiquement parlant : les plus belles scĂšnes du film sont des scĂšnes d’extĂ©rieurs, et elles sont bien rares.

L'Atalante
7.4
20.

L'Atalante (1934)

1 h 29 min. Sortie : 24 avril 1934. Comédie, Drame, Romance

film de Jean Vigo avec Michel Simon, Dita Parlo, Jean Dasté

Marius Jouanny a mis 6/10.

Annotation :

RĂ©trospective Jean Vigo.

Evacuons tout de suite les limites du mĂ©trage : oui, que ce soit dans ses procĂ©dĂ©s comiques, la qualitĂ© du son proprement Ă©pouvantable, oĂč dans les quelques longueurs, « L’Atalante » a clairement mal vieillis.

Ceci Ă©tant dit, il s’en dĂ©gage un onirisme plutĂŽt bienvenu et salvateur. Jean Vigo dĂ©ploie une sorte de poĂ©sie austĂšre, oĂč le rythme figĂ© rend ce road-movie en pĂ©niche parfois laborieux, mais parfois remarquable. Ce couple fraĂźchement mariĂ©, secondĂ© par deux matelots pour une lune de miel sur La Seine est caricatural mais attendrissant. C’est moins dans l’écriture que dans les idĂ©es mise en scĂšne que Vigo brille : rien que pour cette sĂ©quence de montage alternĂ© rĂ©unissant les deux amoureux par l’esprit, d’une sensualitĂ© consommĂ©e, on peut dire que le rĂ©alisateur se veut novateur. Ce qui ne m’a pas empĂȘchĂ©, dans d’autres scĂšnes beaucoup moins inventives, de rentrer dans un Ă©tat proche de la lĂ©thargie.

Taris, roi de l'eau
6.4
21.

Taris, roi de l'eau (1931)

10 min. Sortie : 1931 (France).

film de Jean Vigo

Marius Jouanny a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cƓur.

Annotation :

RĂ©trospective Jean Vigo.

Ce court-mĂ©trage de commande de Jean Vigo, qui introduisait la sĂ©ance de « L’Atalante » du Festival du film de La Rochelle est formellement Ă©tonnant : le rĂ©alisateur, conscient de l’aspect fastidieux d’une prĂ©sentation documentaire d’un nageur professionnel, redouble d’astuces visuelles et sonores qui sortent la rĂ©alisation de l’ordinaire : ralentis, dĂ©filement de la pellicule inversĂ©, gros plans sous-marin presque troublants, ces 10 minutes montrent Ă  quel point le rĂ©alisateur se soucie du langage cinĂ©matographique plus que tout.

Vampyr, ou l'Ă©trange aventure de David Gray
7.5
22.

Vampyr, ou l'Ă©trange aventure de David Gray (1932)

Vampyr

1 h 23 min. Sortie : 6 mai 1932 (Allemagne). Épouvante-Horreur

film de Carl Theodor Dreyer avec Julian West, Maurice Schutz, Sybille Schmitz

Marius Jouanny a mis 5/10.

Annotation :

La proposition de Dreyer avec « Vampyr » Ă©tait plutĂŽt allĂ©chante : un film impressionniste de vampires dans la lignĂ©e de « Nosferatu » que je n’ai toujours pas vu, honte Ă  moi. Seulement, le film a Ă©tĂ© redĂ©couvert par fragments et rafistolĂ© tant bien que mal : la copie n’est donc pas trĂšs bonne, on ne diffĂ©rencie pour ainsi dire pas du tout le jour de la nuit, par exemple. En revanche, il est vrai que formellement on tient lĂ  quelques idĂ©es intĂ©ressantes et plutĂŽt audacieuses pour l’époque : les jeux d’ombres, les vue Ă  la premiĂšre personne, et des dĂ©cors mine de rien bien fichus. Tout est loin d’ĂȘtre parfait, le film reste trĂšs statique et sacrĂ©ment mal rythmĂ©, malgrĂ© sa briĂšvetĂ© (1h10) mais la coquille n’est pas vide non plus.

C’est d'un point de vue narratif que cela pĂȘche : les personnages, situations et cartons explicatifs, que ce soit ceux qui racontent des Ă©vĂ©nements ou ceux provenant d’un livre sur les vampires, sont trĂšs agaçants : le rĂ©cit est sacrĂ©ment laborieux. Deux scĂšnes sortent un peu de l’ordinaire : celle de l’enterrement rĂȘvĂ©, et celle du silo Ă  grain. Tout le reste est convenu, dĂ©ploie de trĂšs grosses ficelles qui peinent vraiment Ă  convaincre. Il est dommage que le film se complaise inconsciemment dans un tel ridicule tellement son potentiel visuel est parfois consistant. Finalement, j’en suis ressorti plus amorphe qu’épouvantĂ© (ça fait pas peur du tout !) et plus agacĂ© qu’émerveillĂ© : il y avait pourtant moyen de ressentir tout l’inverse.

Jour de colĂšre
8.1
23.

Jour de colĂšre (1943)

Vredens dag

1 h 37 min. Sortie : 16 avril 1947 (France). Drame, Historique

film de Carl Theodor Dreyer avec Preben Lerdoff Rye, Throkild Roose, Lisbeth Movin

Marius Jouanny l'a mis en envie.

Annotation :

RĂ©trospective Dreyer.

Gertrud
7.3
24.

Gertrud (1964)

1 h 59 min. Sortie : 19 décembre 1964. Drame, Romance

film de Carl Theodor Dreyer avec Nina Pens Rode, Bendt Rothe, Ebbe Rode

Marius Jouanny l'a mis en envie.

Une vie difficile
7.8
25.

Une vie difficile (1961)

Una vita difficile

1 h 58 min. Sortie : 22 septembre 1976 (France). Comédie dramatique

film de Dino Risi avec Alberto Sordi, Lea Massari, Franco Fabrizi

Marius Jouanny l'a mis en envie.

Annotation :

RĂ©trospective Sordi.

Les Nouveaux Monstres
7.1
26.

Les Nouveaux Monstres (1977)

I nuovi mostri

1 h 42 min. Sortie : 3 mai 1978 (France). Comédie, Sketches

film de Mario Monicelli, Dino Risi et Ettore Scola avec Vittorio Gassman, Ornella Muti, Alberto Sordi

Marius Jouanny l'a mis en envie.

Le Grand Embouteillage
6.7
27.

Le Grand Embouteillage (1979)

L'ingorgo

1 h 46 min. Sortie : 21 novembre 1979 (France). Drame

film de Luigi Comencini avec Alberto Sordi, Annie Girardot, Fernando Rey

Marius Jouanny l'a mis en envie.

Les Complexés
7.2
28.

Les Complexés (1965)

I complessi

1 h 47 min. Sortie : 20 septembre 1973 (France). Comédie, Sketches

film de Luigi Filippo D'Amico, Dino Risi et Franco Rossi avec Nino Manfredi, Ilaria Occhini, Riccardo Garrone

Marius Jouanny l'a mis en envie.

Il boom
7
29.

Il boom (1963)

1 h 28 min. Sortie : 2 novembre 2016 (France). Comédie

film de Vittorio De Sica avec Alberto Sordi, Gianna Maria Canale, Elena Nicolai

Marius Jouanny l'a mis en envie.

La Grande Pagaille
7.5
30.

La Grande Pagaille (1960)

Tutti a casa

2 h 02 min. Sortie : 19 mai 1961 (France). Guerre, Comédie dramatique

film de Luigi Comencini avec Alberto Sordi, Serge Reggiani, Carla Gravina

Marius Jouanny l'a mis en envie.