Liste de 8 films créée il y a 6 mois · modifiée il y a 6 jours
Ex Machina
7.1

Ex Machina (2015)

1 h 48 min. Sortie : 3 juin 2015 (France). Drame, Science-fiction, Thriller

Film de Alex Garland

VGM a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Vu pour la première fois.

J’ai beaucoup aimé Ex Machina. J’ai été totalement emporté par ce thriller dérangeant et sans concession. Pourtant, dans les 20 premières minutes, j’ai eu peur de ne pas accrocher. Quand Ava rencontre le héros pour la première fois, j’ai senti qu’on allait passer tout le film à développer les tropes éculés du genre. Mais en fait, pas du tout, Ex Machina ne perd pas de temps : Ava prend immédiatement notre héros à part pour lui dire que Nathan est louche (sans déconner). Rencontre suivante, elle est déjà dans la séduction qui fait mouche et, de la part d’une IA, c’est perturbant comme il faut (encore plus en 2026). Tout cet aspect autour de la relation et du sexe avec une IA est d’ailleurs super bien traité, renforçant l’aura de malaise qui entoure cette histoire. Le film enchaîne ensuite, avec un rythme parfait, pour aboutir à une conclusion sombre et inattendue. Si certains éléments restent prévisibles, Ex Machina va beaucoup plus loin qu’attendu, et frappe donc très fort. Au spectateur ensuite de réfléchir et de tirer ses propres conclusions. Marquant.

Vu le 1er janvier.

L'Armée des 12 singes
7.7

L'Armée des 12 singes (1995)

Twelve Monkeys

2 h 09 min. Sortie : 28 février 1996 (France). Science-fiction

Film de Terry Gilliam

VGM a mis 6/10.

Annotation :

Vu pour la première fois.

L’armée des 12 singes est une découverte sympa : c’est assez rafraîchissant de découvrir Bruce Willis dans un film de SF où il est vulnérable, et de voir Brad Pitt se faire plaisir dans un rôle assez inhabituel. Le duo formé entre Bruce et Madeleine Stowe fonctionne bien, et j’ai rapidement été pris dans les ficelles de cette machine temporelle. Néanmoins, passée la fraîcheur initiale du concept et des héros, on tombe très vite dans des schémas classiques, et l’aventure se déroule sans presque aucune surprise jusqu’à la fin. Reste un bon divertissement, auquel j’aurais probablement mis 7 après l’avoir vu. Mais 3 semaines plus tard, force m’est de reconnaître qu’il s’efface déjà, et qu’il ne me marquera pas plus que ça.

Vu le 25 janvier.

Sin City
7.3

Sin City (2005)

2 h 04 min. Sortie : 1 juin 2005 (France). Fantastique, Film noir, Sketches

Film de Robert Rodriguez, Frank Miller et Quentin Tarantino

VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Vu pour la première fois.

Max Payne, le film. En voyant Sin City pour la première fois, je n’ai cessé de me demander quelle œuvre était sortie en premier. C’est donc Max Payne, 4 ans plus tôt. L’analogie est surtout valable pour la narration et l’ambiance, et pour la première histoire. Toujours est-il que, dès les premières secondes, j’ai beaucoup aimé les partis pris esthétiques (sauf le jaune horrible du bad guy du 1er segment), et j’ai plongé corps et âme dans l’univers si particulier de Sin City. Ici, tout est complètement fucked up, il n’y a plus une once de lumière dans cette ville, ou presque. Et j’ai aimé ce traitement, cette violence débridée à la fois atténuée et mise en emphase par une esthétique inédite.
Le découpage en différentes histoires qui se recoupent est lui aussi particulier, et participe à la sensation de voir un film un peu à part. L’histoire de Hartigan est probablement ma préférée, mais j’ai aussi été emporté par celle de Marv, qui arrive à être touchant malgré le fait qu’il est une brute sanguinaire. La troisième histoire est très efficace, mais est celle qui m’a le moins plu. Elle est assez classique dans son déroulé, et ses enjeux sont moins intéressants.
Au final, Sin City n’a rien volé de sa réputation : il s’agit d’un sacré film noir, un objet unique, qui fascine autant qu’il repousse. Et il m’a donné envie de refaire Max Payne.

Vu le 1er mars.

Ad Astra
6.5

Ad Astra (2019)

2 h 05 min. Sortie : 18 septembre 2019 (France). Science-fiction, Aventure, Drame

Film de James Gray

VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Vu pour la première fois.

J’ai adoré Ad Astra. Un thriller captivant, aux confins du système solaire, avec un Brad Pitt toujours impérial. J’ai beaucoup aimé ce personnage principal, son calme, cette mesure en toute circonstance. Le fait qu’il arrive à rester sous les 80BPM en situation de crise, je ne sais pas pourquoi, mais ça me touche particulièrement. Au-delà de la réussite de son héros, Ad Astra est surtout une ode à la vie sur Terre. Toutes ces colonies spatiales sont plus déprimantes les unes que les autres, et le film se montre subtilement critique envers le développement desdites colonies. L’histoire père / fils n’est au final qu’un prétexte pour nous emmener loin, très loin, et mieux mettre en emphase ce qu’on a laissé derrière nous, à savoir notre vie sur Terre. Un film beau et captivant.

Vu le 29 mars.

Speed
6.3

Speed (1994)

1 h 56 min. Sortie : 24 août 1994 (France). Action, Policier, Thriller

Film de Jan de Bont

VGM a mis 7/10.

Annotation :

Vu pour la seconde fois au moins (probablement un peu plus en vrai), mais pour la première fois en VO.

J’étais très curieux de revoir Speed en étant adulte, car même si ce n’est pas un film que j’ai beaucoup vu enfant, son concept légendaire est vraiment marquant, et en fait un film inoubliable. Verdict : Speed est un super divertissement, très prenant. On ne craint pas vraiment pour les passagers du bus, et pourtant je me suis accroché au canapé pendant 2h. Le duo Keanu Reaves / Sandra Bullock est vraiment très cool. Alors certes, de nombreux passages semblent totalement impossibles vis-à-vis des lois de la physique, mais je n’ai eu aucun problème à mettre de côté ces discordances pour vivre l’action proposée. Au final il n’y a que le dernier arc qui a détruit ma suspension d’incrédulité : que juste après une prise d’otage, tu laisses ton ex otage se balader dans la rue, et tout ce qui s’ensuit… On sent qu’ils ne savaient pas trop comment conclure l’histoire, une fois les héros sortis du bus. Ce n’est toutefois pas très important : Speed reste un super film d’action, bien rythmé et avec beaucoup d’idées.

Vu le 20 avril.

Jumanji
6.8

Jumanji (1995)

1 h 44 min. Sortie : 14 février 1996 (France). Aventure, Fantastique

Film de Joe Johnston

VGM a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Vu pour la xième fois, avec 7< x < 21, mais revu pour la première fois depuis 13 ans.

Premier revisionnage de Jumanji depuis plus de 13 ans, probablement pour la première fois en VO. Et quel plaisir toujours ! Pourtant, j’avais forcément peur d’être déçu. Après tout, il y a ces films qu’on adore enfant / ado, qui n’ont en réalité jamais été bons, et dont le revisionnage n’est qu’une longue suite d’incompréhensions (coucou Van Helsing). Mais pour Jumanji, pas du tout : le plaisir est toujours là, intact. J’aime ces acteurs, cet univers, ces péripéties. Le mélange d’aventure, d’humour et de fantastique a fonctionné une nouvelle fois à merveille, et j’en suis très heureux.

Vu le 22 avril.

Drunk
7.3

Drunk (2020)

Druk

1 h 55 min. Sortie : 14 octobre 2020 (France). Comédie dramatique

Film de Thomas Vinterberg

VGM a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.

Annotation :

Vu pour la première fois.

Au-delà de la performance extraordinaire de Mads Mikkelsen qui porte tout le film, le concept même de Drunk est assez fascinant, et j’aime beaucoup la manière dont il est traité dans le film, du début jusqu’à la fin. Évidemment, on se doute immédiatement que de tels excès dans la consommation d’alcool ne peuvent pas vraiment bien se finir. Et pourtant, jusqu’à la fin, Drunk se veut objectif, et dépeint donc de nombreux effets positifs de l’alcoolémie, à commencer par la suppression de barrières sociales handicapantes et le gain de confiance en soi qu’elle peut provoquer, et maintenir sur la durée. En parallèle, la route vers l’alcoolisme et toutes les tragédies qui en découlent est toute tracée. Mais c’est cette dualité que j’aime beaucoup dans Drunk : il montre les différents aspects de cette consommation, les positifs comme les plus problématiques, mais il ne juge pas. Au spectateur de se faire son opinion, de mettre les éléments en balance et d’y poser le message de son choix. Jusqu’à cette scène finale débordante de joie de vivre, malgré tout.

Vu le 24 avril.

L'Espion qui m'aimait
6.4

L'Espion qui m'aimait (1977)

The Spy Who Loved Me

2 h 05 min. Sortie : 12 octobre 1977 (France). Aventure, Action

Film de Lewis Gilbert

VGM a mis 7/10.

Annotation :

Vu pour la xième fois, avec 2 < x < 10, mais pour la première fois en VO et en étant adulte.

Un James Bond très sympa, qui aligne les tropes attendus de la saga tout en proposant quelques originalités. J’ai beaucoup aimé que la grosse majorité du film se déroule en Egypte et dans des environnements maritimes. Le duo avec Anya est plutôt sympa aussi, et l’aspect coopération russo-britannique en pleine guerre froide assez inédit pour la saga (dans ce que j’en ai vu, en tout cas). Jaws est un méchant invincible impressionnant, pas étonnant qu’il ait autant marqué son époque. Le côté kitch et vintage poussé à fond n’est pas pour me déplaire non plus, tant c’est assumé.
Cinquante ans plus tard (diantre), on se passerait bien du côté sexiste de Bond, mais c’est inhérent à cette époque, et il y a bien pire (Goldfinger pour n’en citer qu’un). Sur la fin, les personnages se téléportent un peu d’une scène à l’autre, mais on a aussi déjà vu plus incohérent, ça va. Bref, un divertissement bien ficelé, assez original pour la saga, avec de bons personnages et de supers décors. Un James Bond réussi.

Vu en 2 fois, les 24 et 25 juillet.

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