Odyssée cinématographique 2025
Comme d'habitude, liste richement annotée, et les films sont vus en full HD (si possible) et VOSTFR. Quand je ne regarde pas en VO, je le précise.
Années précédentes :
2024 : https://www.senscritique.com/liste/odyssee_cinematographique_2024/3751588
2023 : https://www.senscritique.com/liste/odyssee_cinematographique_2023/3393302
2022 : https://www.senscritique.com/liste/odyssee_cinematographique_2022/3184767
2021 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_cinematographique_2021/2958484
2019-2020 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_cinematographique_2019_2020/2343129
2018 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_cinematographique_2018/1971291
2017 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_cinematographique_2017/1639653
2016 : https://www.senscritique.com/liste/Odyssee_cinematographique_2016/1193020
2015 : http://www.senscritique.com/liste/Films_vus_en_2015_la_liste_annotee/724710
2014 : https://www.senscritique.com/liste/Films_vus_en_2014_avec_commentaires/362059
2013 : https://www.senscritique.com/liste/Films_vus_en_2013_commentaires_et_bilan/178561
Indiana Jones et le Royaume du crâne de cristal (2008)
Indiana Jones and the Kingdom of the Crystal Skull
2 h 02 min. Sortie : 21 mai 2008. Action, Aventure, Science-fiction
Film de Steven Spielberg
VGM a mis 6/10.
Annotation :
Vu pour la seconde fois (à priori), et pour la première fois en VO et depuis sa sortie.
Je l’avoue sans honte : j’ai passé un plutôt bon moment devant Indy 4, bien loin de ce que sa réputation laissait suggérer. Alors certes, c’est 100% un nanar. Si la série a toujours eu un côté grandiloquent, Indy 4 le pousse à l’extrême. Mais si certaines séquences - comme la course poursuite tarzan ou la séquence finale - sont tellement absurdes que j’hésitais entre le rire et le facepalm, j’ai trouvé l’équilibre global correct, pour un film qui ne se prend jamais au sérieux. Il y a même des répliques que j’ai trouvé savoureuses qui m’ont fait franchement rigoler. Après, il faut le dire, l’univers d’Indiana Jones, c’est typiquement mon truc. Tu me mets des temples, des mystères ancestraux, de l’Amazonie et des méchants Russe, et perso je me sens comme à la maison. A partir de là, les chances que je passe un bon moment sont élevées. Ce qui “sauve” le film selon moi, c’est qu’il ne se prend pas une seconde au sérieux, il est conscient de ce qu’il est. Après, il faut l’accepter, et je comprends totalement que cela soit ici que ça bloque pour beaucoup de monde. Dommage toutefois que la fin dans l’Amazonie soit quand même sérieusement éclatée, même pour un nanar. C’est ce qui me fait hésiter entre 5 et 6. Mais je vais privilégier le fait que j’ai passé un bon moment, et que c’est tout ce que je demande à ce genre de divertissement. Ça m'a bien chauffé pour revoir la trilogie originale, en tout cas.
Vu en deux fois, les 11 et 12 janvier.
Indiana Jones et le cadran de la destinée (2023)
Indiana Jones and the Dial of Destiny
2 h 34 min. Sortie : 28 juin 2023 (France). Action, Aventure, Science-fiction
Film de James Mangold
VGM a mis 4/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
J’ai bien peur d’avoir trouvé Indy 5 un peu nul. Voire même très nul. Ce qui me rend triste, car je suis pourtant hyper client de la formule, et les retours sur ce nouvel opus me semblaient plutôt bons.
Mais passé une scène d’intro sympa mais bien trop longue et beaucoup trop en CGI, tout s’écroule. La première partie du film est inintéressante, ponctuée de courses poursuites interminables avec des personnages que j’ai détesté dès le début. Mention spéciale à Phoebe Waller-Bridge, que j’ai trouvée insupportable pendant les ¾ du film. Alors certes elle finit par changer, et c’est l’écriture du personnage qui est voulue comme ça, mais perso je l’ai juste trouvée horripilante. En plus, je n’ai pas du tout aimé ce qu’ils font du personnage de Indiana : si Harrison Ford gère plutôt bien, et est même parfois touchant, il fait ce qu’il peut avec son script. D’un héros hyper charismatique et intelligent, ils nous en font un petit vieux badass physiquement mais complètement idiot, qui se fait berner par sa nièce sans aucun effort. Et je passe sur toutes les incohérences les plus évidentes, comme celle de pouvoir prendre l’avion tranquille tout en étant recherché pour meurtre (cette idée étant également stupide en passant). Et le gros problème de tout cela, c’est que là où le 4 assumait d’être un nanar, cet épisode se prend au sérieux de A à Z. Et, du coup, ça ne passe pas.
La deuxième partie du film est mieux, mais malheureusement le fait que tout soit tourné sur fond vert (même le bateau ou les grottes !), ce n’est pas possible pour un Indiana Jones. L’aventure, la découverte, vendre du rêve, ça fait partie de la formule. Là, quasiment tout le film est en CGI dégueulasse, et c’est triste à voir. Le contrat n’est pour moi pas rempli, et je ne peux pas dire que j’ai passé un bon moment, quand bien même je partais déjà conquis par la formule. Tristesse.
Vu le 1er mars.
Resident Evil: Vendetta (2017)
1 h 37 min. Sortie : 27 mai 2017 (Japon). Animation, Action, Aventure
film de Takanori Tsujimoto
VGM a mis 6/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Vu pour la première fois.
Ni plus ni moins que le meilleur film Resident Evil à date. Un vrai bon nanar, avec de bonnes scènes d’action, un pitch assez original pour la saga et des personnages réussis. Il a quelques scènes osées, d’autres vraiment cultes, et je l’ai trouvé joli. Il est court et rythmé et, à défaut d’être mémorable, j’ai passé un vrai bon moment devant. Inespéré et appréciable.
Vu dans la nuit du 16 au 17 mars.
Le Retour de la momie (2001)
The Mummy Returns
2 h 10 min. Sortie : 23 mai 2001 (France). Action, Aventure, Fantastique
Film de Stephen Sommers
VGM a mis 5/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Vu pour la xième fois, avec 3 < x < 15, mais pour la première fois depuis au moins 15 ans, et probablement pour la première fois en VO.
Là où la Momie était un bon film d’aventure, Le Retour de la Momie est objectivement un peu un nanar, même si cela me fait un peu de mal de l’admettre. La bonne nouvelle c’est que, contrairement à Van Helsing par exemple, j’ai malgré tout passé un bon moment devant ce film de mon enfance. Probablement en bonne partie par nostalgie (je pensais ne pas trop me souvenir du film, pourtant chaque scène resurgissait de ma mémoire en même temps qu’elle apparaissait à l’écran), mais pas que : le rythme est bon, l’humour fonctionne généralement et les personnages principaux sont pour la plupart attachants, bien qu’extrêmement clichés. Il y a de bonnes idées dans la mise en scène des combats, un plagiat savoureux de Jurassic Park 2, mais aussi des plans qui m’ont fait penser au Seigneur des Anneaux, dans un monde où le Seigneur des Anneaux n’est pas encore sorti. Étonnant et appréciable. De même, toute l’histoire du Roi Scorpion, c’est 100% l’histoire du pacte de Kratos avec Arès dans God of War… qui sort 4 ans plus tard ! Difficile d’imaginer qu’il n’y a pas une inspiration, même si je n’ai rien trouvé sur la question en cherchant vite fait.
Bref, il y a de bonnes choses. Malgré cela, La Momie 2 est un film assez convenu, plus tourné vers l’action que vers l’horreur, et qui recycle sans honte énormément de scènes du 1er épisode. C’est une nouvelle itération de la formule sans risque, plus grand public, très souvent rendue en CGI qui a très mal vieilli ou tournée en studio, un scénario dont il ne faut vraiment pas regarder les détails, une Momie bien moins flippante et un Roi Scorpion inexistant. Mais en étant ok avec cette proposition, j’ai tout de même passé un bon moment, et c’est bien là l’essentiel.
Vu le 13 avril.
Les Aventuriers de l'arche perdue (1981)
Raiders of the Lost Ark
1 h 55 min. Sortie : 16 septembre 1981 (France). Aventure, Action
Film de Steven Spielberg
VGM a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Revu pour la xième fois, avec 5 < x < 11.
Quel film incroyable, ce 1er Indiana Jones ! En le revoyant, je me suis dis que tout le début du film, c’est vraiment 10/10. Entre l’intro, puis la première scène avec Marion au Népal et jusqu’au Caire, j’ai été captivé, tout est parfait. Du moins, tout me parle. Le sens de l’aventure, l’archéologie, le personnage d’Indy et celui de Marion, le duo qu’ils forment. La seconde moitié est un brin en-dessous en terme de rythme, avec des scènes d’action que je trouve toujours un poil trop longues. Et c’est ce qui le cap à 9, en tout cas pour le moment. Vraiment un film légendaire, et fondateur en ce qui me concerne.
Vu le 1er mai.
Indiana Jones et le Temple maudit (1984)
Indiana Jones and the Temple of Doom
1 h 58 min. Sortie : 12 septembre 1984 (France). Aventure, Action
Film de Steven Spielberg
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Revu pour la xième fois, avec 4 < x < 6.
Si je n’ai pas passé un mauvais moment du tout en revoyant Indy 2, il y a un véritable gap entre le 1er épisode, que je n’hésite plus à qualifier de chef d'œuvre, et cette suite sympa mais bardée de défauts.
L’ambiance est résolument différente du 1er Indy : ils tentent quelque chose de beaucoup plus horrifique et d’assez gore. On s’éloigne de la formule du 1er épisode (qui reste la formule de la saga de manière générale) pour une sorte de thriller au sein d’un palais remplis de fanatiques.
Il a des bons éléments, et quelques bonnes scènes d’action (ou non, comme l’intro, très cool), mais aussi de sacrés défauts. A commencer par le fait qu’il est giga sexiste, avec un protagoniste femme catastrophique, ultra cliché et qui a réussi à me saouler en 5min. Déjà à l’époque, ça devait être lourd. Mais c’est surtout que l’histoire / la formule en elle-même est moins efficace - je trouve - que celle du 1. En tout cas, j’ai été beaucoup moins porté. Il y a en plus des éléments qui n’ont pas bien vieilli, comme le fait de tourner en ridicule la culture indienne (la scène du repas, bon) ou le fait que Indy soit 100% un white savior assumé. Ça ne me dérange pas plus que ça, mais ça fait quand même un peu tiquer de nos jours.
Vu le 3 mai.
Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989)
Indiana Jones and the Last Crusade
2 h 07 min. Sortie : 18 octobre 1989 (France). Aventure, Action
Film de Steven Spielberg
VGM a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Revu pour la xième fois, avec 4 < x < 6.
Ce dernier épisode de la trilogie originelle est vraiment excellent. Certains le considèrent d’ailleurs comme le meilleur, mais ce n’est pas mon cas. Le 1er reste au-dessus pour moi car il établit toute la formule, et car on voyage un peu plus. Et le voyage dans un Indy, c’est important.
Néanmoins, j’aime beaucoup le fait que la formule change encore un peu, avec ce duo que Indy forme avec son père, qui fonctionne très bien, à la fois drôle et émouvant. Il y a aussi des thèmes musicaux parmi les plus marquants de la saga, et de nombreuses scènes cultes. Comme pour le 1er, je regrette juste quelques scènes d’action qui peuvent traîner en longueur, à l’image de celle des chars. Et comme pour le 2, certains éléments qui ont mal vieilli, comme le fait que le père et le fils aient couché avec la même femme, ou encore qu’Indy ait des méthodes discutables avec ladite femme. Ce qui n’est pas sans faire penser au James Bond de l’époque.
Indy 3 n’en reste pas moins une superbe conclusion, drôle et remplie d’émotions, dotée d'une intrigue captivante portée par 2 protagonistes géniaux.
Vu dans la nuit du 8 au 9 mai.
Rogue One - A Star Wars Story (2016)
2 h 13 min. Sortie : 14 décembre 2016 (France). Action, Aventure, Science-fiction
Film de Gareth Edwards
VGM a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Vu pour la troisième fois.
Après avoir fini Andor saison 2, la tentation de relancer Rogue One était beaucoup trop forte. Pour revoir la fin de l’histoire (même si la vraie fin viendra avec l’épisode 6, certes). Et si c’est toujours un film auquel je trouve d’immenses qualités, le revoir après Andor lui fait forcément un peu de mal. Au format film, en 2h13, il déroule un scénario qui n’est pas précipité, mais qui semble forcément bien rapide après une série qui prend tout son temps pour poser le contexte ultra réaliste de ses différentes intrigues. Dans Rogue One, les évolutions des personnages comme de l’histoire sont donc forcément assez rapides et moins réalistes, beaucoup plus “Star Wars”. Cela ne les empêche pas de fonctionner, mais c’est différent, adapté au format.
Le film n’en reste pas moins une super aventure, avec des personnages attachants, des décors majestueux et un arc final excellent. Je ne change pas ma note, bien que mon ressenti sur ce visionnage était un poil en-dessous, il faut bien l’avouer.
Vu le 1er juillet.
Premier Contact (2016)
Arrival
1 h 56 min. Sortie : 7 décembre 2016 (France). Science-fiction, Drame, Thriller
Film de Denis Villeneuve
VGM a mis 9/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Vu pour la première fois.
Pouah, quelle claque. Je n’étais absolument pas prêt. Il y a cette mise en scène, cette histoire d’aliens si peu commune, tournant essentiellement autour d’une linguiste, un point de vue aussi novateur que génial. Et puis il y a cette histoire personnelle, qui pose l’ambiance dès les premières minutes du film. Et qui m’aura ensuite mis uppercut sur uppercut, me laissant le souffle court. Impossible d’arrêter ce film une fois lancé, de décrocher une seconde, tant il est bien ficelé, prenant, et terriblement émouvant. Une histoire sur laquelle on a envie de réfléchir et de débattre après l’avoir vu, tant il y a à dire et à penser sur son déroulé et sur les choix des personnages. On pourrait lui reprocher quelques facilités sur la fin, mais elles n’ont aucune importance : Premier Contact est un choc cinématographique tel que je n’en avais pas eu depuis des années. N’ayons pas peur des mots : un chef-d'œuvre.
Vu le 10 août.
La Haine (1995)
1 h 38 min. Sortie : 31 mai 1995. Drame
Film de Mathieu Kassovitz
VGM a mis 8/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
L’accroche du film - l’histoire du gars qui tombe d’un immeuble de 5 étages - est terriblement efficace. Si simple, si vraie, pour tellement de choses de la vie. Dès le début, j’ai été happé par La Haine. Tout le long du film, je me suis demandé quand il se passait, tant de nombreux thèmes et de nombreuses situations résonnent encore de nos jours. On y parle de bavure policière, de misère sociale, des gens qui votent Le Pen… Et ouaw, 1995. Il y a 30 ans. Si certaines choses se sont clairement améliorées depuis (en Île de France en tout cas), c’est donc loin d’être le cas pour tout.
Le film en lui-même est pressurisant. J’aime le fait qu’il ne soit pas manichéen : les jeunes de la Cité sont à la fois attachants et insupportables. Certains ne sont que l’un ou que l’autre. Les flics, il y a de tout également. Ce n’est pas une œuvre qui romantise la délinquance et antagonise la police pour servir son propos, loin de là. Nuancé, réaliste, La Haine est parfois joyeux, souvent glaçant. On se doute que ça va mal finir, forcément. Néanmoins, rien ne m’avait préparé à cette fin. La violence. Un film choc.
Vu le 11 août.
Flow - Le chat qui n’avait plus peur de l’eau (2024)
Straume
1 h 24 min. Sortie : 30 octobre 2024. Animation, Aventure, Fantastique
Long-métrage d'animation de Gints Zilbalodis
VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Vu pour la première fois.
Je ne savais pas exactement ce que j’allais voir, mais j’avais envie de vivre une aventure mignonne, et de me laisser emporter dans un univers visuel. Mission totalement réussie. J’ai adoré la direction artistique de cet univers à la fois familier et en même temps si différent. Les animaux sont très vite attachants, et le tout sans aucune parole. Si j’avais un peu peur de cet aspect, le film a dissipé mes doutes en quelques minutes seulement : les animations font tout le travail. Le chat est certes adorable, mais il n’est pas le seul, ils le sont tous à leur manière.
J’ai été totalement pris dans les péripéties de cette arche de Noé particulière. Et si la fin est douce-amer, je l’ai trouvée globalement positive malgré tout, et l'ai beaucoup aimée. Un vrai bon moment.
Vu le 13 août.
Balto : Chien-loup, héros des neiges (1995)
Balto
1 h 14 min. Sortie : 10 juillet 1996 (France). Animation, Drame, Aventure
Long-métrage d'animation de Simon Wells
VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Vu pour la xième fois, avec x entre 5 et 20. Mais revu pour la première fois adulte et en VO.
Balto fait partie des quelques films d’animation qui ont vraiment marqué mon enfance, et ça fait très longtemps que j’avais envie de le revoir. C’est enfin fait, et je comprends pourquoi il m’a marqué. J’ai trouvé l’histoire prenante et émouvante, parfois drôle, parfois étonnamment “sombre”. Il y a de belles scènes (avec Jena, Boris ou Rosy par exemple), mais aussi des moments plus tristes et poignants, à l’image de ce passage où le menuisier sculpte les cercueils des enfants. Il y a de quoi être marqué.
De nos jours, la ressemblance de certains passages avec le Roi Lion m’a sauté aux yeux (pourtant sorti un an auparavant seulement, c’est étonnant), et les passages action de la fin sont un peu redondants. 1h14 c’est court, mais il aurait pu avoir 5min de moins qu’il n’aurait rien perdu. Les ours polaires sont également dispensables.
Malgré ça, c’est une super redécouverte, que j’ai beaucoup aimé. Et j’ai aussi été très étonné que le film se base sur une histoire vraie, je l’avais totalement oublié. Cela rend l’histoire d’autant plus intéressante.
Vu le 30 août.
L'Échelle de Jacob (1990)
Jacob's Ladder
1 h 55 min. Sortie : 16 janvier 1991 (France). Drame, Fantastique
Film de Adrian Lyne
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
L’échelle de Jacob est un film que j’ai trouvé intéressant, mais auquel il aura manqué quelque chose pour me passionner. L’intrigue part pourtant très bien, avec ces différentes réalités dont on ne sait quoi penser. Les scènes d’hallucination, qui ont inspiré Silent Hill, font vraiment leur effet. Le métro met l’ambiance direct, mais ce qui m’a frappé, c’est la scène de la fête. Incroyable et tétanisante. L'hôpital fait aussi son effet.
Malheureusement, le film se perd ensuite un peu dans sa conspiration autour de la drogue (comme SH1 d’ailleurs). Et si c’est un sujet hyper intéressant (l’armée qui teste des substances sur ses propres soldats), j’ai le sentiment que ce n’est pas assez bien traité, et que l’histoire perd un peu de sa force à cause de ça. Et la diminution de ma crédibilité dans l’arc final impacte un peu mon avis. J’ai bien aimé la fin, ceci dit.
Vu le 8 septembre.
Coco (2017)
1 h 45 min. Sortie : 29 novembre 2017 (France). Animation, Aventure, Comédie
Long-métrage d'animation de Lee Unkrich et Adrian Molina
VGM a mis 8/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Vu pour la première fois.
Coco est un vrai coup de cœur. Déjà, il est juste magnifique, artistiquement c’est une vraie claque. Ensuite, son histoire m’a directement accroché. Il faut dire que je trouve ça fascinant, la manière dont les Mexicains fêtent El Dia de Muertos. Ça fait vraiment repenser la manière dont on traite la mort et le souvenir en occident (sans même parler de Halloween qui apparaît à côté comme une fête commerciale sans âme). Et Coco amène ces sujets complexes avec intelligence et émotion. Sa narration et ses thèmes m’ont donc vraiment touché. Et puis la musique est incroyable. J’aurais juste aimé que toutes les chansons soient en espagnol, car ça rend quand même vachement mieux quand c’est le cas, plutôt que le mix anglais / espagnol qu’ils choisissent la plupart du temps.
Vu le 3 novembre.
The Grand Budapest Hotel (2014)
1 h 39 min. Sortie : 26 février 2014 (France). Comédie, Drame
Film de Wes Anderson
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
De Grand Budapest Hotel, je retiendrai surtout des visuels splendides, et un duo de héros attachants. La performance de Ralph Fiennes est folle, et il m’a vendu du rêve du début à la fin du film. Les autres personnages ne sont pas en reste, et sont pour la plupart vraiment réussis. Les ambiances de l’époque et de l’hôtel sont superbes.
Mais malgré ces qualités, le film nous raconte une histoire somme toute très classique, qui ne m’a pas transporté outre mesure. Je ne saurais pas exactement dire ce qui m’a manqué, si ce n’est que la petite étincelle très personnelle qui permet à certains films de s’élever bien plus haut que d’autres n’était pas là. Peut-être m’aurait-il fallu plus de folies, plus de retournements de situation inattendus. Des méchants moins caricaturaux, même si c’est clairement fait exprès. Un humour plus appuyé ou plus mordant. Ou encore une narration emboîtée qui aurait été autre chose qu’un simple gimmick de début et de fin.
Vu le 16 novembre.
Les Trois Mousquetaires - D'Artagnan (2023)
2 h 01 min. Sortie : 5 avril 2023. Aventure, Drame, Historique
Film de Martin Bourboulon
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
J’ai trouvé cette première partie des Trois Mousquetaires très sympa, essentiellement grâce à une reconstitution ambitieuse qui fonctionne très bien, et grâce à ses personnages, pour la plupart très bons. François Civil est tout simplement parfait en d’Artagnan, mais les autres mousquetaires ne sont pas en reste. Même le roi, je le trouve assez parfait dans son rôle de “type qui gouverne car il le doit, mais ça le fait chier, et on le pense faible du coup, alors qu’en fait il est loin d’être con”. Il y a également des traits d’humour particulièrement réussis, qui m’ont fait franchement rigoler. Mention spéciale aux démons d’Athos qui ont appris à nager.
Ce qui m’a manqué, c’est peut-être un développement plus appuyé de la bromance entre les mousquetaires (ils deviennent immédiatement proches, sans transition), et certains raccourcis scénaristiques, avec de grosses ellipses en termes de temps ou de distance. Pas de quoi entacher ce très chouette divertissement, qui m’a emporté sans mal du début à la fin.
Vu le 28 novembre.
Les Trois Mousquetaires - Milady (2023)
1 h 55 min. Sortie : 13 décembre 2023. Aventure, Action, Drame
Film de Martin Bourboulon
VGM a mis 6/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
Si cette suite est tout aussi prenante que la première partie, je la trouve tout de même un poil moins intéressante : elle n’introduit pas de nouveaux personnages ni de nouvelles intrigues (ce qui faisait partiellement le sel de la partie 1), et se contente donc plus ou moins de conclure son histoire.
Si ladite conclusion est plutôt satisfaisante, elle se fait néanmoins à grand renforts de facilités, de personnages qui sont là au bon endroit au bon moment (ou l’inverse), comme si la France et l’Angleterre n’étaient en fait que des petits villages où tout le monde se croise tout le temps. C’était déjà un peu le cas dans la partie 1, mais c’est exacerbé ici. Rien de trop grave, car cela reste efficace, et les personnages sont toujours attachants. Mais le sentiment qui domine après le visionnage est donc celui d’un second volume sympa, mais manquant un peu de crédibilité, et aux enjeux insuffisamment renouvelés.
Vu le 29 novembre.
Resident Evil: Death Island (2023)
Biohazard: Death Island
1 h 27 min. Sortie : 25 juillet 2023 (France). Animation, Action, Fantastique
Film de Eiichirō Hasumi
VGM a mis 2/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
Mon dieu, quel enfer. Pourtant des daubes dans la série RE il y en a eu, en films comme en jeu. Mais ce Death Island est clairement dans le haut du panier des pires adaptations de la saga. C’est bien simple, il passe par absolument tous les poncifs de RE que je déteste : le méchant traumatisé qui veut détruire la planète pour sauver la veuve et l’orphelin des méchantes corporations capitalistes (mais qui s’est un jour dit que cette idée avait du sens ??!), le héros qui met en joue le méchant sans lui tirer dessus pendant qu’il raconte son plan machiavélique, avant de s’en aller tranquillement sans être inquiété. Le traître insupportable qui se rend compte que finalement être un traître c’est pas si ouf. Le méchant qui va s’injecter tout seul un virus pour se transformer en giga monstre dégueulasse parce que… euh pose pas de questions. Des héros stupides, qui vont pleurer le traître mais ne pas s’émouvoir une seconde pour les dizaines d’innocents massacrés, et des personnages secondaires qui ne sont que de la chair à zombie. Et le pire, c’est qu’il à l’outrecuidance de durer 1h30. Quel cauchemar. Heureusement Léon est pas mal. Il permet d’éviter le 1.
Vu le 14 décembre.
Les Noces rebelles (2008)
Revolutionary Road
1 h 59 min. Sortie : 21 janvier 2009 (France). Drame
Film de Sam Mendes
VGM a mis 5/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
Je n’ai vraiment pas aimé les Noces Rebelles. Principalement car ce qu’il raconte est terriblement banal, et qu’il n’arrive pour moi pas à le rendre intéressant outre mesure. Léo DiCaprio joue parfaitement, mais son personnage, intriguant au début, devient vite très antipathique. Trop vite en fait, au vu de ce que veut nous montrer le film. Kate Winslet est parfaite aussi, mais elle ne fait que prendre super cher dans tout le film, passées les 15 premières minutes (et le chouette moment du dancing). C’est assez douloureux à voir. Douloureux et pas intéressant, ça nous donne donc un drame réussi mais une histoire ratée. Enfin, la conclusion de l’histoire de Kate est l’échec le plus frustrant du film : c’est une porte de sortie éhontée pour arrêter l’histoire là où elle allait peut-être enfin avancer. Si le film s’arrêtait là, il était bon pour un 3 ou un 4.
Mais le film ne s’arrête pas là, il continue encore un tout petit peu. Car son propos va plus loin que l’histoire entre Léo et Kate, évidemment. C’est une représentation de la vie formatée de banlieue Américaine des années 50. Je ne suis pas Américain, et le sujet est totalement inintéressant pour moi. Comme pour American Beauty, il me laisse vide de toute sensation, positive comme négative. Indifférent. Malgré cela, le film arrive à développer suffisamment son sujet principal pour faire ressortir d’autres sujets sous-jacents, plus universels cette fois : la condition des femmes au sein de cette vie, leur absence de droit au travail ou au rêve. Et la frustration des hommes, coincés dans des jobs inspisides, avec une femme qu’ils n’aiment plus, voire avec des enfants qui ne semblent plus avoir de sens. C’est probablement au final le personnage de David Harbour, très touchant, qui m’a le plus plu.
Bref, les Noces Rebelles est une vraie déception, bien que certains aspects plus profonds remontent sensiblement (mais insuffisamment) mon appréciation.
Vu le 25 décembre.
Au revoir là-haut (2017)
1 h 57 min. Sortie : 25 octobre 2017. Comédie dramatique, Guerre
Film de Albert Dupontel
VGM a mis 7/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
Une très bonne adaptation du roman du même nom. Vu juste après avoir fini la lecture de ce-dernier, il y a forcément des raccourcis qui choquent un peu : en 2 heures, on ne peut pas raconter la même chose qu’en 500 pages, c’est évident. Mais les choix sont astucieux, et la participation de l’auteur dévoilée au générique ne m’a pas surpris. Même le choix assez étonnant de changer l’arc final est fait au service du film, le rendant plus cinématographique, plus émouvant. Et peut-être même mieux que le livre par certains aspects.
Au-delà de l’adaptation en elle-même, Au revoir là-haut est un super film, porté par ses acteurs - et notamment un Albert Dupontel brillant en Albert -, une vraie fresque de l’après-guerre, une période oubliée et sur laquelle il y a pourtant visiblement beaucoup à raconter.
Vu le 19 décembre.
Abyss (1989)
The Abyss
2 h 20 min. Sortie : 27 septembre 1989 (France). Aventure, Drame, Science-fiction
Film de James Cameron
VGM a mis 6/10.
Annotation :
Vu pour la première fois.
J’ai enfin vu Abyss ! Tout comme Cameron, j’aime beaucoup les fonds marins, et la réputation du film n’étant plus à faire, j’avais hâte de le découvrir. Et donc, le 1er truc qui me vient à l’esprit : au final, c’est pas ouf. Mais c’est sympa quand même.
Ce que j’aime bien, c’est qu’Abyss ne se contente pas d’être un huis-clos à la Alien version grandes profondeurs. A vrai dire, ce n’est pas du tout ça, contrairement à ce qu’il laisse penser de prime abord. Il ne s’agit pas d’un slasher, où tous les personnages vont disparaître un par un. Non, notre crew est globalement là pour rester. Et ces héros principaux comme secondaires sont d’ailleurs assez attachants, et fonctionnent bien. Ils portent un récit globalement prenant, bien que tirant peut-être un poil en longueur.
Mais il y a 2 aspects qui m’empêchent d’être vraiment enthousiaste : tout d’abord, la partie surnaturelle n’est pas très bien amenée. C’est très rapide, très frontal, sans subtilité. J’aurais largement préféré une approche plus discrète, qui aurait laissé plus de place à la découverte et à l’imagination. Et puis le design visuel, on voit vraiment que c’est fait par des américains, et ça manque sévèrement d’imagination…
La seconde, c’est que le film se raccroche beaucoup à la science des profondeurs par certains aspects (il traite du mal des profondeurs, et mentionne plusieurs fois la pression), ce qui est très cool, car c’est un élément essentiel de cet environnement, qui peut facilement créer de l’originalité. Mais qu’à côté de ça, il décide de n’en avoir rien à foutre tout le reste du temps : la pression c’est yolo tout le temps, un coup elle est là et elle détruit tout, un coup tout va bien, on l’oublie, on peut nager tout nu sans problème. De quoi sévèrement nuire à l’immersion.
Abyss reste un divertissement sympa malgré tout, mais bien plus dispensable que je ne le pensais. J’imagine qu’en 1989 il devait aussi être impressionnant visuellement, mais en 2025 c’est un atout qu’il n’a plus.
Vu le 28 décembre.
Le monde ne suffit pas (1999)
The World Is Not Enough
2 h 08 min. Sortie : 1 décembre 1999 (France). Action, Aventure, Thriller
Film de Michael Apted
VGM a mis 7/10 et l'a mis dans ses coups de cœur.
Annotation :
Vu pour la xième fois, avec 3 < x < 10.
J’ai beaucoup aimé mon revisionnage de ce James Bond, probablement le premier depuis l’adolescence. Je n’en avais donc quasiment aucun souvenir. J’ai très vite été emporté dans l’intrigue, je trouve que le rythme et les personnages fonctionnent très bien. On n’échappe évidemment pas à certains clichés, mais à la bonne dose c’est aussi ce qui fait le charme de la saga. Les différents retournements de situation sont efficaces et pas toujours prévisibles, et le contexte géopolitique amène une surcouche intéressante. Bref, un super divertissement. Et puis la chanson du générique, quel banger absolu.
Vu le 30 décembre.
























