Le libre arbitre n'existe pas.
La pensée libre n'existe plus.
Tout le monde est observé, écouté. Ceux qui sortent du moule, qui ont une pensée, une expression qui va à l'encontre du parti sont éliminés, vaporisés.
Nous sommes dans une œuvre de science-fiction, dans un roman d'anticipation.
Ce livre dénonce la tyrannie des grands systèmes politiques qui ont marqués notre Histoire
Orwell a créé un monde effrayant, glauque. Le livre se compose de trois parties distinctes. La première est descriptive et nous fait plonger au cœur de cet univers oppressant. La société nous est expliquée avec son fonctionnement et les différentes classes de la population. Chaque phrase nous entraîne dans cette machination ou l'individu n'existe plus. Il est formaté, seul, apeuré. Chaque pensée peut lui être fatale.
La deuxième partie nous offre une bouffée d’oxygène. Notre héros a droit à un peu de liberté, d'amour, même si on sent bien que ça ne peut pas durer.
C'est ce qui se passe dans la troisième partie, nous sommes au summum de la cruauté, du formatage.
Toute cette lecture est effrayante, et quand on croit être arrivés au bout du cauchemar, la salle 101 nous glace le sang.
En fermant ce livre, je suis soulagée de sortir de cette atmosphère pesante dans laquelle aucun échappatoire peut sauver nos héros. J'en ai encore la chair de poule.
C'est un très bon bouquin malgré d'énormes répétitions et longueurs. J'ai encore les yeux qui tombent en repensant à la lecture de Goldstein. Tout ça casse le rythme de l'action sans vraiment nous apporter beaucoup.
Mais ce n'est pas un livre pour moi, il est beaucoup trop noir. J'aime les Happy end et avoir du plaisir dans mes lectures.
La première chose qui m'est venue en lisant le mot fin, c'est un grand OUF !