👉 27 mai : Mise à jour de notre journal de bord (qui devient hebdo)
Le bilan de la nouvelle version du site est accessible ici.

Par une fulgurance, l’envie de lire Eugène Onéguine m’est venu. C’était maintenant, c’était tout de suite et ça ne pouvait plus attendre. Pourquoi à mes 22 ans et 6 mois de vie, il ne me semblait plus possible de vivre sans ?
Ne pensez pas que j’ai sauté pieds joints dans la première librairie venue. J’aime trop céder à mes caprices pour écouter les premiers venus. Quand après une semaine, il me hantait toujours, je le plaçais sur la liste prioritaire des livres à lire, entre Erasme et Rousseau. Puis, il m’a semblé voir des références partout à Pouchkine : dans le livre que je lisais, sur une affiche dans un bar. Et enfin, voilà même que dans mes nuits, je commençais à lire Eugène Onéguine. Il ne m’en a pas fallu plus.
Tel Hannibal Barca, j’y vis le message de Jupiter et, cette fois-ci, sauta pieds joints dans la première librairie. J’arrêtais toute autre lecture et ouvris la première page du livre ; ce livre qui a dirigé toute la littérature russe après lui. Voici ce que j’y découvris.

J’y découvris le monde, chanté en vers.
J’y vis la belle poésie après Homère
Et, le spleen avant Baudelaire.
J’y pleurais sur les petits amours éphémères
Et, les grands qui ne se rencontrent guères.

J’y regardais, dans Tatiana, mon vague reflet.
J’y contemplais la profondeur de la simplicité
Et, l’élégance de la légèreté
Je m’y sentis bercée par un souffle printanier,
Et, une brise balayant la gaîté.

J’y retournerai.

Jojolapino
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de coeur et l'a ajouté à ses listes Top 10 Livres et Les meilleures histoires d’amour dans la littérature

il y a 2 ans

2 j'aime

Eugène Onéguine
Al_
10

"Et le bonheur était si proche, si possible..."

Pouchkine à mis près de 8 ans pour écrire ce roman en vers qu'il est difficile de réduire à son histoire. Cette histoire en l'occurrence est celle d'un drame sentimental, le récit de rendez-vous...

Lire la critique

il y a 10 ans

23 j'aime

1

Eugène Onéguine
Carnecruse
9

Eugène me fait de la peine.

Eugène, dandy russe, citadin désabusé, jeune homme oisif, erre comme une âme en peine. Ne pouvant entendre que certains éprouvent des sentiments qu'il se trouve bien en peine de connaître, il...

Lire la critique

il y a 7 ans

14 j'aime

3

Eugène Onéguine
MC_Sauteuse
10

Critique de Eugène Onéguine par MC_Sauteuse

d'aucuns s'accordent à dire que Pouchkine est l'âme de la Russie. mélancolie, fatalisme, absence d'une vanité matérialiste propre aux Occidentaux, les Russes et Pouchkine en particulier sont...

Lire la critique

il y a 7 ans

5 j'aime

C'est moi qui souligne
Jojolapino
8

Critique de C'est moi qui souligne par Jojolapino

« C’est moi qui souligne ». Magnifique effet que de conclure son autobiographie par le titre. Il s’agit bien de cela ; l’affirmation totale de soi et une force de vie inouïe. Nina Berberova...

Lire la critique

il y a 2 ans

3 j'aime

5

Insomnie
Jojolapino
9
Insomnie

Critique de Insomnie par Jojolapino

Souvent, j’ai ce livre au fond de la bibliothèque qui n’attend que d’être lu. Mais je le garde patiemment. Je le garde comme un trésor, car je sais déjà que je vais l’adorer. Je l’aime déjà. Quand...

Lire la critique

il y a 2 ans

3 j'aime

6

La Montagne magique
Jojolapino
7

Critique de La Montagne magique par Jojolapino

Nous voilà reconfinés comme en l’an 20. Me revoilà en bonne parisienne qui se respecte dans le sud de la France, ayant l’irrespect, l’égoïsme, la malveillance de fuir un 13m2 dont l’humidité ne fait...

Lire la critique

il y a plus d’un an

3 j'aime

2