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le 12 juil. 2017
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Prix Goncourt 2016 (oui, je l'ai appris après avoir lu le bouquin), Chanson douce nous plonge dans un récit librement adapté d'un fait divers particulièrement tragique ayant eu lieu aux États-Unis.
Je vais évidemment me permettre de spoiler ce fameux fait divers, qui est en fait décrit dès les 3 premières pages du bouquin. On va donc suivre, dans Chanson douce, la lente et dangereuse montée en tension d'une relation parasociale et paramaternelle entre une nounou et les enfants de ses employeurs.
J'avoue avoir trouvé les 3 premières pages d'une paresse assez grande. En effet, j'ai eu beaucoup de mal à ne pas trouver que ces premières pages ne sont là que pour une chose : capter l'attention du lecteur, parce que le reste du bouquin n'est pas assez intéressant pour nourrir notre envie de le découvrir jusqu'à la fin. (Je me pose en effet toujours la question de savoir, si oui ou non, il y a un intérêt à découper la narration d'un livre ou d'un film, ou si cela n'est qu'un mauvais tour de passe-passe permettant seulement de se donner un peu de style.)
Mais je vais être honnête, il m'est apparu assez clairement que ces premières pages sont en fait lourdes de sens : ce qui intéresse Leïla Slimani dans Chanson douce, ce n'est clairement pas cette histoire de meurtres sordides, c'est tout le reste.
La partie fait divers complètement évacuée, Leïla Slimani va ainsi pouvoir se concentrer sur ce qui l'intéresse vraiment : une critique sociale et culturelle de la maternité et du féminisme.
Chanson douce est un livre toujours en dualité, une dualité qui s'exprime entre une vision conservatrice, où la maternité se doit d'être le centre d'attention d'une femme, une vision populaire, où les femmes n'ont pas le droit de travailler, et à peine celui de rêver. Se confronte à cette vision une vision plus moderne, celle de Myriam, la mère, qui travaille dur, qui s'émancipe dans son travail et dont les choix sont des choix qu'elle fait d'abord pour elle.
Les thèmes abordés dans ce prix Goncourt sont donc assez intéressants mais souffrent d'une certaine longueur à certains moments, d'une narration et d'une écriture un peu trop simples et scolaires à mon goût.
Puis, je ne comprends non plus pas vraiment l'intérêt des 2/3 derniers chapitres qui court-circuitent un peu tout ce que j'ai pu dire en intro vis-à-vis du choix de faire une narration en analepse.
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Créée
le 12 sept. 2026
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