Comment Blandin fut perdu est encore un chef d'oeuvre de Jean-Philippe Jaworski.
Le livre contient deux récits de l'Ancien monde à la manière de Janua Vera.
Le premier récit raconte la guerre de Montéfelon, mais j'avoue que ce n'est pas celui-ci qui m'a le plus marqué. Toutefois, Jean-Philippe Jaworski nous prouve à nouveau à quel point il est doué de la plume.
La seconde histoire quant à elle raconte l'aventure d'un adolescent, Blandin, tombé amoureux d'une jeune fille qu'il idéalise. Elle obnubile tellement son esprit qu'il se retrouve à dessiner son visage partout.
Ses dessins sont tellement d'une perfection inégalable, que même le talentueux peintre Albinello qui prend Blandin sous son épaule, ne peut les égaler. Lui-même s'émerveille de l'art de son apprenti jusqu'à ce qu'il réalise...
L'obsession dont est victime Blandin entraîne bien des soucis à nos deux personnages, dont l'histoire est parfaitement mise par écrit par Jean-Philippe Jaworski.
Son talent d'écriture nous permet de ressentir ce que Blandin peut ressentir. Il manie les mots avec précision et efficacité, donnant ainsi à chaque page, à chaque phrase la possibilité de faire avancer l'histoire.
Les mots de Jean-Philippe Jaworski transpercent et vont droit au but, droit au lecteur.