Énorme pavé que je suis censé lire depuis si longtemps, Da Vinci Code, c'est le nom du bouquin que l'on connaît parce qu'il tombe dans les soirées quiz, mais j'avoue que je n'avais pas encore eu la foi de me lancer.
C'est donc cette brique de 750 pages qui a accompagné mon été. Et oui, malgré deux mois de vacances, je n'ai lu qu'un seul livre, ce Da Vinci Code, je vous laisse donc imaginer ce que j'en ai pensé.
Da Vinci Code se présente donc comme un énorme page-turner, portant sur une histoire mêlant thriller bas de gamme et conspiration, le tout avec un fond de programme de troisième sur l'histoire de l'art.
Premier problème, et sûrement le plus important, le bouquin a du mal à accrocher les wagons. On se retrouve lancé dans une course-poursuite au schéma narratif hyper simple et sans aucune saveur. Lire les 30 premières pages du livre vous dictera ce qui se passera par la suite : un enchaînement entre fuite de la police, énigme bidon à résoudre et POV des conspis dont tout le monde se fout.
Parce qu'au-delà du schéma narratif qui se répète, Da Vinci Code s'essaie tant bien que mal à une narration sous différents points de vue, espérant secrètement créer une quelconque tension chez le lecteur qui ne viendra jamais (surtout que ces différents POV s'enchaînent avec une raideur me filant un mal de dos rien qu'en y pensant).
La conclusion du bouquin (aussi fade qu'attendue) fait d'ailleurs quelques pieds de nez aux trames annexes, expédiant certains points clés de l'histoire avec une facilité déconcertante (en même temps, quand aucune intrigue n'est réglée et qu'il reste 20 pages au bouquin, on sent que tout ne va pas se passer comme on le voulait).
Maintenant, soyons un minimum honnêtes, il y a certaines choses qui m'ont plu. Enfin, en réalité, surtout une : c'est la capacité qu'a Dan Brown à ancrer son récit dans les arts et dans une culture (culture un peu complotiste de fait) que je ne connaissais pas et qui m'a donné envie de me renseigner. C'est donc avec plaisir que je me suis retrouvé à foncer revoir certains tableaux de De Vinci, m'intéresser à l'Opus Dei et au Prieuré de Sion (une organisation qui n'existe pas vraiment mais qui s'inspire de sociétés conspi ayant fait pas mal de bruit dans les années 50).
À nous, lecteurs, de démêler le vrai du faux et de mener nos propres recherches, mais le bouquin est quand même assez clair avec cet aspect semi-docu qu'il dépeint pendant tout le livre, à partir de là, rien de choquant pour moi.
En bref, ce Da Vinci Code, c'est avant tout une déception. Peut-être que le fait de le découvrir un peu sur le tard n'a pas aidé à mon appréciation globale, mais pas sûr que le livre m'aurait paru plus intéressant il y a de ça 15 ans non plus. C'est donc un peu comme La Joconde, tout le monde en parle, mais en vrai, c'est quand même assez petit.