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le 11 juin 2016
SuivreLes Monarques
Lecture quelque peu laborieuse. On retrouve les thèmes chères à Barbara Kingsolver, la nature et le climat. Néanmoins, c'est un parfois un peu long, tortueux . Dommage
Barbara Kingsolver, avec Dans la lumière, nous offre un roman à la fois ambitieux et frustrant. L’idée de départ est forte : une femme, Dellarobia, étouffée par sa vie dans une campagne austère, voit débarquer une nuée de papillons monarques – événement étrange, poétique, presque biblique – qui va bouleverser son quotidien. Une métaphore filée sur le changement, l’éveil, la rupture. Sur le papier, tout y est. En pratique… un peu moins.
Ce que Kingsolver réussit, c’est la construction d’un personnage principal complexe, touchant, tiraillé entre fatalisme social et désir de liberté. Dellarobia, c’est une héroïne du réel, avec ses colères rentrées, son humour désabusé, et sa lucidité en pointillés. Elle porte le roman sur ses épaules – et heureusement, car autour d’elle, les autres personnages manquent cruellement d’épaisseur. Ils sont là pour le décor, ou pire : pour délivrer des messages.
Et c’est bien là que le bât blesse. À force de vouloir faire passer des idées – sur le climat, la science, la religion, l’ignorance – Kingsolver perd en finesse. Le roman devient parfois démonstratif, presque scolaire. L’écriture, pourtant belle, précise, évocatrice, n’arrive pas à compenser cette lourdeur. On sent l’intention, on comprend l’importance du propos… mais on reste à distance.
En refermant le livre, j’ai eu ce sentiment étrange : celui d’avoir assisté à quelque chose d’intelligent, de maîtrisé… mais pas d’inoubliable. Comme si la lumière promise était restée froide.
Note personnelle : 6,5 sur 10. Un roman respectable, mais pas bouleversant.
Créée
le 8 avr. 2025
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