Ce recueil de nouvelles est pour moi assez inégales dans son contenu, mais cela peut s'expliquer en partie par son contexte de publication en 1978. Certaines histoires, du registre fantastique ou du thriller, sont prévisibles, comme L'Homme qu'il vous faut ou le Printemps des Baies, qui ont sans doute inspiré des récits postérieurs.
Mais certaines étaient surprenantes comme La Pastorale, par exemple, qui m'a fait rire avec son homme qui bouffe du gazon, ou Désintox, Inc. dont l'exagération de la punition m'a presque donné l'impression qu'on pourrait l'adapter dans un épisode de Black Mirror. Certaines histoires commencent bien, mais la chute m'a laissée sur ma faim, comme avec Cours, Jimmy, cours.
Une sale grippe m'a semblé presque être un prélude à le Fléau, et le Dernier Barreau de l'échelle m'a vraiment captivée. Mais c'est Les Enfants du Maïs qui reste, pour moi, la plus effroyable et la plus marquante.
Je connaissais déjà Poids Lourds, Matières Grises (adaptée dans Creepshow) et le Croque-Mitaine, mais ces nouvelles restent efficaces. Dans l'ensemble, même si certaines m'ont semblé un peu datées ou prévisibles, j'ai passé un bon moment de lecture, surtout grâce à l'humour noir et à la créativité de King.