C'était long mais c'était bon !
Six cents trente pages, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas attaquée à un bon roman. Mais quand c'est bien mené et bien rythmé, ça passe comme papa dans maman !
Le lecteur suit donc comme son ombre Daniel, jeune garçon que son père emmène pour ses 10 ans « choisir » un livre dans une bibliothèque secrète : « Le Cimetière des Livres Oubliés ».
Daniel choisit « L'Ombre du vent » d'un certain Julian Carax.
Et à partir de là nous suivons un bout de la vie de Daniel dans un théâtre barcelonais. On se promène avec lui dans les rues de la ville, on tombe amoureux avec lui, on croise une multitude de personnages, on devient ami avec Fermín Romero de Tormes (!), on perçoit les échos de la guerre d'Espagne, on a parfois peur pour lui et enfin on se demande qui est ce Julian Carax, autour duquel se trament des choses obscures.
Un vrai bon moment, une trame bien menée, des personnages intelligemment croqués. Vrai coup de cœur pour Fermín, personnage secondaire mais important à sa manière, contrasté, légèrement anarchiste mais attachant, un peu fou mais remplit de bon sens.
Vivant, rythmé, imagé, j'ai été étonné de ne pas trouver d'adaptation cinématographique !
Bref, gracias Ruíz Zafón !