Le bleu du ciel de Georges Bataille aura constitué une lecture assez passionnante dans ces deux premiers quarts pour aboutir à un texte sans grand intérêt dans son dénouement. Dirty, Lazare, Xenie, sont autant de protagonistes féminines aux noms exotiques qu’interchangeables et peu développées.
« D’ailleurs, entre temps, la guerre D’Espagne et la guerre mondiale avaient donné aux incidents historiques liés à la trame de ce roman un caractère d’insignifiance […] » (introduction)
Tu l’as dit Georgie ! Je me fous éperdument de la trame historique survolée lors du roman, mais la fièvre et l'incandescence de la première moitié m'ont largement tenu en haleine. (première partie, deuxième partie : le mauvais présage, les pieds maternels, histoire d’Antonio)
Mais le bleu du ciel en lui-même, pas convaincu.
« Je le sais. Tout le monde sait que vous avez une vie sexuelle anormale. Moi, j'ai pensé que vous étiez surtout très malheureux. Je suis très sotte, très rieuse. Je n'ai que des bêtises dans la tête, mais depuis que je vous connais, et que j'ai entendu parler de vos habitudes, j'ai pensé que les gens qui ont des habitudes ignobles… comme vous… c'est probablement qu'ils souffrent. »
des passages comme cela, d’une honnêteté confondante, sauvent le roman et en font un livre à lire.
Je reste cependant déçu d’un livre à la réputation rougeoyante.