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157 critiques
Le contentement
Je comprends totalement que ce livre ait été nécessaire pour Vanessa Springora, qu’il fallait l’écrire pour exprimer son point de vue, raconter ce qu’elle a vécu avec Matzneff et faire enfin...
le 17 nov. 2021
A travers un style journalistique clair, dénué de sentimentalisme, Vanessa Springora, jeune éditrice française, dénonce au-delà des années, l’emprise d’un homme sur la jeune femme qu’elle était. En décidant d’enfermer le prédateur dans son roman, comme il a utilisé son image pour nourrir son travail littéraire, elle boucle la boucle, se libère du sentiment de soumission et dénonce avec beaucoup de recul et d’humilité l’appropriation – par un homme à la réputation sulfureuse – de sa jeunesse et d’une grande partie de sa vie.
A l’heure où la parole des femmes se libère – un peu, parfois – Vanessa Springora énonce sa vérité, celle qui a longtemps mûrit en elle, lui arrachant la tendresse de ses années adolescentes, l’image positive d’elle-même, son rapport aux autres et sa confiance en l’Homme.
Mais au-delà de sa propre histoire, l’auteure dénonce un système souvent complaisant avec les agissements répréhensibles d’un homme protégé par son statut d’auteur. Vanessa Springora n’est pas la seule victime d’un système qui tait la parole parce qu’elle est jeune et inexpérimentée, influençable ou faite d’illusions. Au-delà du milieu littéraire, journalistique et du monde de l’édition qu’elle évoque, c’est toute une société – qui se cache derrière une époque aux moeurs différentes – qu’elle dénonce et désigne dans son oeuvre, interrogeant par là même la notion de consentement. Un premier roman au thème difficile mais à la lecture indispensable. Une oeuvre écrite avec beaucoup de recul et de maturité, parfois emprunt d’un terrible sentiment de culpabilité mais aux mots libérateurs. A découvrir.
A travers un style journalistique clair, dénué de sentimentalisme, Vanessa Springora, jeune éditrice française, dénonce au-delà des années, l’emprise d’un homme sur la jeune femme qu’elle était. En décidant d’enfermer le prédateur dans son roman, comme il a utilisé son image pour nourrir son travail littéraire, elle boucle la boucle, se libère du sentiment de soumission et dénonce avec beaucoup de recul et d’humilité l’appropriation – par un homme à la réputation sulfureuse – de sa jeunesse et d’une grande partie de sa vie.
A l’heure où la parole des femmes se libère – un peu, parfois – Vanessa Springora énonce sa vérité, celle qui a longtemps mûrit en elle, lui arrachant la tendresse de ses années adolescentes, l’image positive d’elle-même, son rapport aux autres et sa confiance en l’Homme.
Mais au-delà de sa propre histoire, l’auteure dénonce un système souvent complaisant avec les agissements répréhensibles d’un homme protégé par son statut d’auteur. Vanessa Springora n’est pas la seule victime d’un système qui tait la parole parce qu’elle est jeune et inexpérimentée, influençable ou faite d’illusions. Au-delà du milieu littéraire, journalistique et du monde de l’édition qu’elle évoque, c’est toute une société – qui se cache derrière une époque aux moeurs différentes – qu’elle dénonce et désigne dans son oeuvre, interrogeant par là même la notion de consentement. Un premier roman au thème difficile mais à la lecture indispensable. Une oeuvre écrite avec beaucoup de recul et de maturité, parfois emprunt d’un terrible sentiment de culpabilité mais aux mots libérateurs. A découvrir.
A travers un style journalistique clair, dénué de sentimentalisme, Vanessa Springora, jeune éditrice française, dénonce au-delà des années, l’emprise d’un homme sur la jeune femme qu’elle était. En décidant d’enfermer le prédateur dans son roman, comme il a utilisé son image pour nourrir son travail littéraire, elle boucle la boucle, se libère du sentiment de soumission et dénonce avec beaucoup de recul et d’humilité l’appropriation – par un homme à la réputation sulfureuse – de sa jeunesse et d’une grande partie de sa vie.
A l’heure où la parole des femmes se libère – un peu, parfois – Vanessa Springora énonce sa vérité, celle qui a longtemps mûrit en elle, lui arrachant la tendresse de ses années adolescentes, l’image positive d’elle-même, son rapport aux autres et sa confiance en l’Homme.
Mais au-delà de sa propre histoire, l’auteure dénonce un système souvent complaisant avec les agissements répréhensibles d’un homme protégé par son statut d’auteur. Vanessa Springora n’est pas la seule victime d’un système qui tait la parole parce qu’elle est jeune et inexpérimentée, influençable ou faite d’illusions. Au-delà du milieu littéraire, journalistique et du monde de l’édition qu’elle évoque, c’est toute une société – qui se cache derrière une époque aux moeurs différentes – qu’elle dénonce et désigne dans son oeuvre, interrogeant par là même la notion de consentement. Un premier roman au thème difficile mais à la lecture indispensable. Une oeuvre écrite avec beaucoup de recul et de maturité, parfois emprunt d’un terrible sentiment de culpabilité mais aux mots libérateurs. A découvrir.
A travers un style journalistique clair, dénué de sentimentalisme, Vanessa Springora, jeune éditrice française, dénonce au-delà des années, l’emprise d’un homme sur la jeune femme qu’elle était. En décidant d’enfermer le prédateur dans son roman, comme il a utilisé son image pour nourrir son travail littéraire, elle boucle la boucle, se libère du sentiment de soumission et dénonce avec beaucoup de recul et d’humilité l’appropriation – par un homme à la réputation sulfureuse – de sa jeunesse et d’une grande partie de sa vie.
A l’heure où la parole des femmes se libère – un peu, parfois – Vanessa Springora énonce sa vérité, celle qui a longtemps mûrit en elle, lui arrachant la tendresse de ses années adolescentes, l’image positive d’elle-même, son rapport aux autres et sa confiance en l’Homme.
Mais au-delà de sa propre histoire, l’auteure dénonce un système souvent complaisant avec les agissements répréhensibles d’un homme protégé par son statut d’auteur. Vanessa Springora n’est pas la seule victime d’un système qui tait la parole parce qu’elle est jeune et inexpérimentée, influençable ou faite d’illusions. Au-delà du milieu littéraire, journalistique et du monde de l’édition qu’elle évoque, c’est toute une société – qui se cache derrière une époque aux moeurs différentes – qu’elle dénonce et désigne dans son oeuvre, interrogeant par là même la notion de consentement. Un premier roman au thème difficile mais à la lecture indispensable. Une oeuvre écrite avec beaucoup de recul et de maturité, parfois emprunt d’un terrible sentiment de culpabilité mais aux mots libérateurs. A découvrir.
https://leblogdeyuko.wordpress.com/2020/01/08/le-consentement-de-vanessa-springora/
Créée
le 8 janv. 2020
Critique lue 1.5K fois
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