Harry Haller était un être tourmenté. Il vivait reclus dans une petite chambre au sein d'une pension bourgeoise, fuyant la société, les plaisirs faciles, l'amour. Le Loup des steppes est le récit de sa conversion intérieure.

Après une fausse préface de l'éditeur écrite par Hesse lui-même, procédé original, Haller prend la parole. La première partie du roman est une auto-analyse sans concession.

La haine du bourgeois

En bon Loup des steppes asocial et empli de pulsions violentes, Haller déteste l'univers confiné de la bourgeoisie. Page 43 :

Le contentement, l'indolence, sont choses précieuses ; tout comme ces journées passables où l'on courbe l'échine, où ni la douleur ni la joie n'osent élever la voix, où tout n'est que murmure discret. Malheureusement, je suis fait de telle sorte que j'éprouve beaucoup de difficultés à supporter ce genre précis de bonheur. Il m'inspire très vite une haine et un dégoût intolérables qui me poussent à chercher désespérément refuge dans des sentiments d'une autre intensité, dans les plaisirs ou, si nécessaire, dans les souffrances.

Page suivante :

Car rien ne m'inspire un sentiment plus vif de haine, d'horreur et d'exécration que ce contentement, cette bonne santé, ce bien-être, cet optimisme irréprochable du bourgeois, cette volonté de faire prospérer généreusement le médiocre, le normal, le passable.

Dans le "Traité sur le Loup des steppes", introduit plus loin, ce portrait sera complété :

On ne peut vivre intensément qu'aux dépens de soi-même. Or, pour le bourgeois, rien n'est plus précieux que le moi (un moi dont le degré de développement est en vérité rudimentaire). Ainsi assure-t-il sa préservation et sa sécurité au détriment de la ferveur. Il rejette la passion du divin au profit d'une parfaite tranquillité morale ; rejette le désir au profit du sentiment de bien-être ; la liberté au profit du confort ; une ardeur fatale au profit d'une température agréable. Le bourgeois apparaît ainsi comme un être sans grande vitalité, angoissé, craignant toute force de renoncement à soi et facile à gouverner.

Mais cette haine de la bourgeoisie n'est pas sans mélange : le narrateur admet un certain faible pour l'intérieur bourgeois de sa pension, incarné par "la marche de l'escalier près de l'araucaria". Page 45 :

Je n'habite ni dans des palais ni dans des maisons d'ouvriers, mais toujours précisément dans ces nids petits-bourgeois extrêmement convenables, extrêmement ennuyeux, tenus de manière irréprochable, où cela sent légèrement la térébenthine et le savon, et où l'on est pris de panique dès que l'on fait claquer une porte d'entrée, dès que l'on arrive avec des chaussures sales. (...) Eh oui ! J'aime également le contraste entre mon existence solitaire, froide et traquée, plongée dans un profond désordre, et ce milieu familial et bourgeois. J'aime respirer dans les escaliers cette odeur de paix, d'ordre, de propreté, de bienséance et de douceur, qui m'attendrit toujours malgré ma haine de la bourgeoisie.

Le contraste entre son antre et ce qui y mène traduit bien la dualité conflictuelle du personnage.

Un être desséché

Haller est une sorte de misanthrope méprisant le vulgum pecus. Page 49 :

Non, je ne suis pas capable de comprendre et de partager toutes ces joies qui sont à ma portée et auxquelles des milliers de gens s'efforcent d'accéder en se bousculant les uns les autres. Ce que j'éprouve dans mes rares instants de bonheur (...) est connu, recherché et apprécié tout au plus dans la littérature : dans la vie, on traite cela de folie. Et de fait, si la majorité a raison, si cette musique dans les cafés, ces divertissements de masse, ces êtres américanisés aux désirs tellement vite assouvis représentent le bien, alors, je suis dans l'erreur, je suis fou, je suis vraiment un loup des steppes, comme je me suis souvent surnommé moi-même ; un animal égaré dans un monde qui lui est étranger et incompréhensible.

On comprendra alors pourquoi le fameux "théâtre magique" était réservé aux fous. On pensait de prime abord qu'il s'adressait aux gens ayant en eux suffisamment de liberté pour affronter la démesure. En réalité, il s'agissait de montrer à ceux qui se pensent comme fous qu'ils sont dans une posture vaine et aride.

En intellectuel et en artiste, ce que recherche Haller, c'est l'instant de grâce qui, parfois, peut le toucher. Page 47 :

C'était lors d'un concert où l'on donnait une pièce admirable de musique ancienne. Entre deux mesures jouées au piano par les bois [? je ne comprends ce que cela signifie], la porte de l'au-delà s'était brusquement rouverte. J'avais parcouru le ciel et vu Dieu à l’œuvre ; j'avais souffert avec félicité, n'opposant plus aucune résistance aux choses du monde, ne craignant plus rien, acquiesçant à tout, laissant mon cœur s'ouvrir à tout. Cela n'avait pas duré longtemps, peut-être un quart d'heure, mais j'avais revécu cette expérience en rêve et, depuis, elle se mettait à briller secrètement de temps à autre, lorsque je traversais de longues périodes de solitude. Parfois, elle m'apparaissait distinctement l'espace de quelques minutes, dessinant comme un divin sillage doré dans mon existence. Elle demeurait presque toujours ensevelie sous des monceaux de boue et de poussière, mais jaillissait de nouveau en étincelles d'or, semblant impossible à perdre et pourtant aussitôt bel et bien reperdue.

Haller est tiraillé entre deux facettes antagonistes de sa personnalité. Ce conflit trouve sa traduction dans ses goûts musicaux : à l'exigence de la musique classique s'oppose le jazz, qu'il juge vulgaire. Page 59 :

Au regard de Bach, de Mozart, de la vraie musique, elle apparaissait naturellement comme de la pacotille ; mais on pouvait en dire autant de l'ensemble de notre art, de notre pensée, de notre civilisation factice, dès lors qu'on les comparait à la véritable culture. Toutefois, cette musique se distinguait par une qualité particulière : elle était d'une grande sincérité ; elle était l'expression séduisante et franche de la négritude, d'un tempérament joyeux, naïf.

Des propos qui choqueraient aujourd'hui mais faisaient partie de la mentalité des années 20 ou 30. Même débat qu'autour de Tintin au Congo. Toujours est-il que ce tempérament "joyeux, naïf", est tout ce que rejette Haller, enfermé dans une exigence austère. C'est précisément ce que va savoir réveiller Hermine, la face complémentaire de sa personnalité.

Ce portrait m'a, comme plusieurs plumes de SC, fortement interpellé : je me suis en grande partie reconnu dans une certaine attitude d'exigence artistique, qui peut confiner à l'ostracisme envers ce qui semble de qualité médiocre. Un peu l'anti-fêtard, qui ne danse pas dans les soirées et fuit tout ce qui est mouvements de foule. Porté à se réfugier dans une certaine attitude confortant une image valorisante de soi-même. Sauf que, ma passion et mon métier étant le jazz, je ne suivrai pas Harry Haller (traduisant probablement le point de vue de son démiurge qui lui a donné ses initiales pour bien le suggérer) sur ses considérations musicales : certes, la musique produite par les musiciens de jazz, fussent-ils les plus grands, n'atteint pas la subtilité des compositions de Bach ou Mozart. Mais cette musique est improvisée, ce qui fait toute la différence - et explique l'admiration que vouent souvent les musiciens classiques aux jazzmen. Outre le caractère "brûlant" de la création dans l'instant, Hess, comme beaucoup d'amateurs de musique dite classique, passe à côté d'une deuxième caractéristique essentielle du jazz : le swing. Pour ce qui est de la sincérité de cette musique en revanche il dit vrai : il y a dans l'émission du son quelque chose de bien plus spontané, naturel que dans le classique. Fermons cette parenthèse.

Début d'une conversion

Un inconnu a remis à Haller un fascicule nommé "Traité sur le Loup des steppes". Celui-ci exprime en termes simples, presque comme une notice, ce qu'est notre héros. Page 65 :

En lui, l'être humain et le loup ne cohabitaient pas paisiblement et s'entraidaient encore moins. Une haine fatale les opposait indéfectiblement et chacun d'eux vivait uniquement aux dépens de l'autre. Lorsque deux ennemis mortels s'affrontent ainsi à l'intérieur d'une même âme, d'un même individu, l'existence entière de celui-ci s'en trouve gâchée.

Epris de liberté, le Loup des steppes court à sa perte selon un processus explicité page 72 :

L'homme de pouvoir est détruit par le pouvoir, l'homme d'argent par l'argent, l'homme servile par la servilité, l'homme de plaisir par le plaisir. Ainsi le Loup des steppes fut-il détruit par sa liberté. Il atteignit son objectif, s'affranchit progressivement de toute contrainte. Personne ne pouvait lui donner des ordres ; il n'avait pas à se confronter à la volonté de quelqu'un ; il décidait de sa conduite de façon libre et indépendante, car tout homme fort parvient infailliblement au but qu'un véritable instinct lui ordonne de poursuivre. Cependant, lorsqu'il se fut installé dans cette liberté, Harry s'aperçut tout à coup que celle-ci représentait la mort. Il était seul. Le monde le laissait étrangement tranquille et, de son côté, il ne se souciait plus des gens, ni même de sa propre personne, s'asphyxiant lentement dans cette existence solitaire, sans attaches, où l'air se raréfiait. Désormais, la solitude et l'indépendance ne constituaient plus pour lui un souhait et un but, elles étaient son lot, sa punition.

Autre passage qui résonne pour moi, exprimé de nouveau avec éloquence.

Cette vision duale de sa personnalité peut paraître basique. Pourtant, nous dit le Traité, elle est parfaitement courante. Page 90 :

Nous ne devons pas nous étonner de voir un être aussi instruit et intelligent que Harry (...) croire qu'il peut réduire la structure riche et complexe de son existence à une formule aussi simple, aussi brutale, aussi primitive. (...) même le plus intellectuel et le plus cultivé des hommes voit le monde et sa propre personne à travers un prisme de formules très naïves, simplificatrices, qui travestissent la réalité. Oui, c'est avant tout sa propre personne qu'il perçoit ainsi car tous les hommes ont, semble-t-il, un besoin inné et impérieux de concevoir leur moi comme une unité. (...) Le juge qui est assis en face de l'assassin et le regarde dans les yeux peut, l'espace d'un instant, entendre parler le meurtrier avec sa propre voix (celle du juge) et retrouver en son for intérieur toutes les émotions, les facultés, les potentialités de celui-ci. Néanmoins, dès l'instant suivant, il a recouvré son unité, sa fonction de juge. Il réintègre rapidement son moi imaginaire, accomplit son devoir et condamne à mort le meurtrier.

Et, quelques pages plus loin :

Malgré son haut degré de culture, Harry se comporte comme un sauvage qui ne sait pas compter au-delà de deux. Il désigne une partie de lui-même par le nom d'homme ; l'autre partie par celui de loup, et croit avoir ainsi réglé le problème, avoir donné une définition exhaustive de sa personne. Il fait entrer sous le nom d'"homme" tout ce qui en lui appartient à l'ordre du spirituel, du sublime ou encore du culturel, et range sous le nom de "loup" tout ce qui est animal, sauvage et chaotique. (...) Harry se leurre doublement en disséquant ainsi sa personne de manière aussi primitive. Il pense, c'est à craindre, que des régions entières de son âme ressortissent à l'homme, bien qu'elles soient loin d'être humaines. De même, il considère que certaines parties de sa personne ressortissent du loup, alors qu'elles ont depuis longtemps dépassé le stade d'évolution de celui-ci.

Une telle vision de soi-même crée de nombreux dégâts, avertit le Traité, usant d'une parabole, page 102 :

Imaginons un jardin où poussent des centaines d'espèces d'arbres, des milliers de fleurs différents, des centaines de variétés de fruits, des centaines de types d'herbes. Si le jardinier chargé de son entretien a des connaissances botaniques limitées, lui permettant uniquement de faire la distinction entre les "plantes comestibles" et les "mauvaises herbes", il ne saura pas comment s'occuper des neuf dixièmes de son jardin. il arrachera les fleurs les plus merveilleuses, abattra les variétés d'arbres les plus nobles ou les délestera, les regardera de travers. C'est ainsi que le Loup des steppes se comporte vis-à-vis des mille fleurs ornant son âme. Il ignore totalement ce qui n'entre pas dan la catégorie "homme" ou dans la catégorie "loup".

On voit que ce Loup des steppes relève d’un genre précieux : celui du roman philosophique, à l'instar des œuvres d'un Proust, d'un Kundera, d’un Steinbeck ou d'un Dostoïevsky, tous très hauts dans mon panthéon personnel. Hesse s'aventure même à évoquer la question de la mort, dévoilant une conception ésotérique que je partage totalement. Page 99 :

Toute naissance signifie une séparation entre l'être et le Tout, une délimitation, un éloignement de Dieu, un renouvellement plein de souffrances. Le retour au Tout, l'arrêt de l'avènement douloureux de l'individu, la fusion avec Dieu, signifie une expansion de l'âme si importante que celui-ci est à nouveau capable d'embrasser l'univers.

Tant de profondeur associée à tant de clarté sur les cent premières pages m'ont ébloui, rendant la lecture exaltante. Puis vient la suite : la rencontre de Hermine et la métamorphose de notre grand desséché. Et là, l'ouvrage m'a semblé bien moins convaincant. Les citations vont donc se raréfier.

Eclosion d'un nouvel être

Hermine va réveiller ce bel endormi. Tombé sous son charme, Harry se plie à toutes ses injonctions, à commencer par apprendre à danser pour s'éclater dans des soirées. Il va sympathiser avec un saxophoniste avenant, toujours de bonne humeur, toujours positif, toujours chaleureux, à l'opposé de notre grand torturé. Une sorte d'imbécile heureux qui s'avèrera bien sûr être l'exemple à suivre. Haller va connaître l'épanouissement charnel avec une fille rencontrée à l'une de ces soirées, Maria, une pure sensuelle qui ne se contente pas d'un seul homme. Il finira au Théâtre magique, aperçu comme dans un rêve au début du roman. Là, il pourra posséder toutes les femmes qu'il a ratées dans sa vie. Quant à Hermine, elle n'avait qu'un désir : que Harry tombe amoureux d'elle puis la tue. Peut-être parce qu'elle ne lui est plus, désormais, nécessaire, Harry ayant atteint la conscience de toutes ses possibilités.

Sous le signe du "H", Hermine est donc la moitié manquante de Haller. Celui-ci la compare d'ailleurs à son ami d'enfance, qui ne se nomme autrement que... Hermann. Page 185 : "Hermine était trop proche de moi. Elle était ma camarade, ma sœur, mon égale. Elle ressemblait autant à moi-même qu'à Hermann, cet ami d'enfance passionné, poète, ce compagnon ardent de mes réflexions et divagations intellectuelles." Il ne va pas tomber amoureux d'elle : on pourrait parler plutôt de coup de foudre amical.

Alors que le premier tiers du roman était une réflexion limpide sur tout ce qui nous enferre, sur les liens entre bonheur et exigence ou sur le tiraillement d'un être aux aspirations contradictoires, les 200 pages restantes sont une sorte de conte merveilleux, où le héros va de découverte en découverte sur lui-même, pour finir dans l'extase. Hermann Hesse m'a semblé bien moins talentueux dans ce registre, souvent outré. Peut-être parce que, alors que le premier tiers était une auto-description sans concession de l'auteur lui-même, les deux tiers restants relèvent bien plus du fantasme - notamment sexuel, un classique des vieux auteurs mâles. Une description de ce que le romancier aimerait atteindre.

Des traces de la première partie subsistent toutefois, comme page 174, à propos de la guerre qui menace :

J'ai affirmé qu'au lieu de cela [laisser sa conscience s'endormir], chacun devait examiner en lui-même dans quelle mesure ses erreurs, ses négligences et ses mauvaises habitudes le rendaient responsable, lui aussi, de la guerre et de tous les autres fléaux accablant le monde. Cette attitude permettrait en effet d'empêcher le prochain conflit. (...) Mais personne n'en a la volonté ; personne ne veut éviter la prochaine guerre ; personne ne veut épargner à soi-même et à ses enfants le prochain massacre de millions d'hommes, si c'est au prix d'un tel effort. Réfléchir une heure ; rentrer en soi-même pendant un moment et se demander quelle part on a personnellement au règne du désordre et de la méchanceté dans le monde, quel est le poids de notre responsabilité ; cela, vois-tu, personne n'en a envie !

Mais ce ne sont là que soubresauts de l'homme des débuts : à présent, Harry s'abandonne à la fantaisie et à la sensualité. Le chemin parcouru, sous la férule de son double féminin, lui a ouvert les yeux sur son enfermement passé. Page 190 :

A chaque instant, de nouveaux aspects de mon âme se faisaient jour, à côté de tous ceux que je connaissais déjà. Ils exprimaient leurs exigences, se faisaient entendre et je voyais désormais apparaître, avec la clarté d'une image, le côté illusoire de ma personnalité ancienne. Jusque-là, j'avais uniquement admis quelques facultés et activités où, par hasard, je faisais preuve d'une certaine maîtrise. J'avais élaboré le personnage et vécu l'existence d'un Harry qui n'était rien d'autre en vérité qu'un spécialiste de la poésie, de la musique et de la philosophie, aux connaissances très fragiles. J'avais considéré tout le reste de ma personne, tout ce chaos de forces, d'instincts, de désirs comme encombrant et je l'avais rangé sous l'étiquette de Loup des steppes.

Un peu comme le jardinier qui ne connaît que deux sortes de plante, en somme.

* * *

Quelques faiblesses de style à signaler avant de conclure - certaines étant peut-être imputables à la traductrice. Page 106, on peut lire cette redite : "à chaque fois ma vie était devenue plus dure, plus difficile". Page 225, cet emploi fautif du mot aujourd'hui (il eût fallu écrire "le jour même") : "Mon amie et professeur de danse m'avait fait aujourd'hui un cadeau". Page 231, cette virgule impossible car séparant le verbe du COD : "Je me levai le soir venu et me souvins seulement en me rasant, que dans une heure déjà débutait le bal".

Achevons cette longue analyse. Puisqu'il s'agit d'une histoire de renaissance, il est logique que les deux parties du roman s'opposent par leurs tons respectifs. J'ai tourné les 100 premières pages avec passion, les 200 suivantes avec plus de difficulté. Il y a sans doute là une part de subjectivité, la première partie me "parlant" probablement plus que la seconde. Prendre conscience ce ses préjugés, formatages et autres biais cognitifs est une chose. S'en libérer en est une autre. Pas sûr que ce chemin-là s'apparente à un tel conte de fées. Faut-il, d'ailleurs, épanouir toutes les dimensions de son être ? La limitation n'est-elle pas, aussi, une richesse ? Qui peut le plus peut-il forcément le moins ? Ne peut-on atteindre la grandeur en creusant un nombre limité de caractéristiques plutôt qu'en cherchant forcément l'expansion ? Autant de questions que ce roman ne pose pas. Il est vrai qu'il en soulêve déjà un bon nombre.

7,5

Jduvi
8
Écrit par

Créée

le 27 mars 2026

Modifiée

le 2 avr. 2026

Critique lue 11 fois

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