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le 14 oct. 2016
SuivreL'homme tragique
J’ai lu Le Verger de marbre comme on lirait une tragédie : c’est le récit d’une fuite, celle d’un homme qui en tue un autre. Beam Sheetmire est décrit dès les premières pages comme différent des...
On connait ma fidélité pour cette maison d'éditions, et pourtant je peux vous dire que je l’attends au tournant le bouquin qui me fera tempérer mes propos. MAIS C’EST PAS ENCORE ARRIVÉ (tant mieux hein).
Le Verger de marbre se passe dans le Kentucky. Alors j’y connais queutchi en géographie des étazunis mais je peux vous dire que le coin qu’ambiance l’histoire a largement été oublié par le Sauveur et son Paternel en personne. Ils ont du cracher dessus en pensant revenir plus tard, mais il devait y avoir match ailleurs.
Bicause le Kentucky vois-tu, est une région rude où pour survivre faut s’acclimater à la fois à la poussière, à l’odeur de la sueur, du souffre dans l'eau et au fait de réfléchir à deux fois avant de poser une question à un pécore du coin. Quoique vous disiez d’façon on vous fera comprendre que vous êtes pas le bienvenu. Même entre eux ça sent pas bon, alors forcément quand un jeune gars bute par malchance un autre type un peu louche, on se doute bien que ça concernera à la fois tout le monde mais que ça regardera aussi personne non plus. Imagine maintenant que le type mort était en fait le fils du bandit local. Ptete que là au fond de toi tu te dis « nan mais c’est bon on m’a déjà fait le coup, j’en ai lu à la pelle des histoires de ce genre ».
NAN !
Un roman noir aussi dur que poétique. Poétique ouais, et ça contraste pas mal avec la ThugLit que cautionne cette collection d’habitude. J’ai mis deux pages à m’y faire, mais après t’en deviens accro, comme si Steinbeck se mettait à décrire des scènes de la première saison de True Détective. Tu vois le genre ? En moins bayou mais toujours aussi redneck, avec quand même le vice et l’intelligence qu’ont les gens de la campagne.
Les personnages sont très bien travaillés. Autant vous dire qu’on s’attache pas vraiment à grand monde, ce qui souligne encore plus la rudesse et le climat qui règnent dans la narration.
Cet utilisateur l'a également ajouté à sa liste Harder, better, stronger. Gallmeister (mon Amérique coup de coeur)
Créée
le 2 juin 2020
Critique lue 211 fois
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