La méchanceté ne se fabrique pas.
Microfictions, c'est un recueil de nouvelles. Des nouvelles d'une page et demi, deux pages grand maximum, classée dans l'ordre alphabetique, de "Albert Londres" à "Zoo". C'est toujours écrit à la première personne, et cela prend des tranches de vie où tout est exacerbé, les actions, les sentiments, les traits de caractères et même les mots. J'ai adoré Microfictions, j'en lis encore, mais... mais même si c'est un des livres qui m'a le plus inspirée et travaillée, il y a un mais.
Le mais c'est que je trouve, malgré tout, malgré mon 10, que Régis Jauffret se perd dans sa méchanceté. Il se perd dans son cynisme de supermarché, dans ses sarcasmes de série B. On y croit, jusqu'au bout, mais à la longue on se dit que c'est facile. Ces 500 portraits se ressemblent tous au final, et quand on atteint le dernier point de "Zoo" on ne sait pas vraiment si cela a commencé à un moment, si ça se finit ici.
C'est parfois trop superficiel pour avoir le moindre intérêt en matière de critique "fictionelle" acerbe.
Mais franchement, j'ai quand même adoré.
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