Quand on est la fille de Gervaise, à quel avenir peut-on bien s'attendre ? Finalement, une vie tout en bascules, entre comédienne, fille des rues battue et cocotte entretenue. On sent bien que cette Nana n'est ni gentille ni méchante, ni fine ni idiote, ni princesse ni roulure, et c'est là tout le talent de Zola, de montrer cet oscillement incessant dans la vie de cette fille qui est, surtout, perdue !
C'est la première fois que je peine autant avec le début d'un Zola, mais là la multitude de personnages satellites autour de Nana, l'ambiance du théâtre, les longueurs, m'ont presque rebutée. Heureusement, j'ai lu la critique de Gwen21, qui m'a motivée à persévérer dans ma lecture, ce qui a été une très bonne chose car encore une fois, je reste estomaquée devant le talent de peintre social de Zola !