Parabole du failli par BibliOrnitho
Un poète est mort, défenestré du 12ème étage d’un immeuble d’une grande ville étrangère. Un de ses amis d’enfance, resté en Haïti lui adresse cette oraison de 180 pages. Le ton est résolument narratif et le texte écrit à la seconde personne du singulier : les « tu » émaillent le récit dans lequel l’homme revient sur la vie du défunt.
Trois amis d’enfance : le narrateur, né pauvre mais sorti des quartiers grâce à ses études (il est aujourd’hui journaliste) ; l’Estropié, pauvre et féru de poésie ; le mort, né au sein d’une famille riche et qui a fait le choix de renier sa condition pour ne pas devenir un arriviste cupide vivant en piétinant ses semblables.
Un éloge funèbre qui m’a laissé de glace, et ce, de façon totalement incompréhensible car le texte est superbe : une très belle écriture empreinte de poésie, conformément avec ce que je connaissais de Lyonel Trouillot. Mais la mayonnaise n’a pas réussi à prendre. Je ne suis jamais parvenu à entrer dans le texte, jamais parvenu à entrer dans le récit que j’ai abandonné avant la fin, le livre m’étant tombé des mains.
Une note très basse que ni l’auteur ni le livre ne méritent à n’en pas douter. Mais une note qui reflète néanmoins mon état de profonde lassitude à l’issue de ma lecture manquée.
Un loupé : dommage…