Plus tard tu seras rien est un récit d’errance et de construction. Il met en lumière la difficulté de se chercher, de traverser les galères, les petits boulots ingrats mais nécessaires, les ambitions qui vacillent, les chemins qu’on abandonne, mais qui forgent malgré tout.
Les amis y tiennent une place essentielle : ils ne sont pas de simples silhouettes, mais des repères, incarnant une période de vie, une étape de construction. Les villes jouent le même rôle. Elles marquent le temps, elles deviennent des personnages à part entière, des ambiances différentes qui reflètent l’évolution intérieure de Daryl.
La culture occupe aussi une place importante. Daryl rêve de vivre de sa passion, le rap dans un premier temps, puis cette ambition évolue. La lecture, le cinéma, les auteurs qui l’accompagnent marquent une curiosité, une envie d’apprendre, de comprendre et de se nourrir de références pour avancer. L’art apparaît alors comme un moteur dans la quête de soi.
Le style est brut, parlé, direct. Chaque phrase sonne comme une voix qui raconte, sans chercher à enjoliver, sans détour. C’est cette oralité qui donne au texte sa sincérité et sa force.
La construction de soi, telle que la raconte le livre, reste toujours inachevée. L’errance, les rencontres, les lieux, les découvertes ne s’arrêtent jamais vraiment, et c’est dans ce mouvement permanent que se joue l’apprentissage de soi.