Le roman commence directement : avec beaucoup d’appréhension, Simon Fichet accepte d’accompagner un collègue pour filmer deux chasseurs de tornades aux États-Unis, dans la dangereuse Tornado Alley. Et c’est par là que débute une douzaine de jours de traque d’un phénomène aussi imprévisible que mortel, au milieu de paysages désertiques, de champs de pétrole et de fermes industrielles américaines.
Journaliste reporter d’images pour France 2, Fichet n’est pas un novice des situations difficiles: il a par exemple couvert les émeutes de Ferguson et les attentats du 13 novembre. Mais rien ne l’avait préparé à ça. Et c’est précisément ce décalage entre l’homme et le phénomène qui fait toute la richesse de son livre.
L’immersion est immédiate. Dès les premières pages, on fait partie de l’équipe. On monte dans les voitures, on scrute l’horizon, on attend. On sent la pression de ces journées entières à parcourir des centaines de kilomètres sous un ciel changeant, la tension de ces communications radio, l’excitation quand les conditions météo deviennent enfin “favorables”. La patte journalistique de Fichet se sent à chaque ligne : le style est précis, efficace, sans fioritures. C’est un compte-rendu de terrain, et c’est exactement ce qu’il faut pour un sujet pareil...
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