Aoileann a toujours connu sa mère alitée. Depuis des années, elle veille sur elle : la nourrit, la lave, l'habille, soulage ses maux, prenant ainsi le relais de sa grand-mère.
Qu'est-il arrivé à cette mère, surnommée "La chose", clouée au lit ? Pourquoi les habitants de l'île détournent-ils le regard, crachent-ils à terre quand Aoileann passe ?
C'est dans cette atmosphère insulaire étouffante, étrange, presque sectaire, qu'Aoileann tente de trouver un peu de liberté. L'arrivée de Rachel et de son bébé fait naître chez elle une obsession dérangeante, mais au fond tellement compréhensible.
Une lecture sensible, effrayante mais pas dans le sens que vous imaginez. L'effroi se situe dans cette espèce de lourdeur insistante qui pèse, ces silences, et l'on poursuit sa lecture avec l'impression que quelque chose cherche à se révéler. Et l'on veut savoir quoi, à tout prix…