Bent
5.5
Bent

Série NBC (2012)

Une mini-série qui tombe bien… même si elle tombe vite

Certaines séries arrivent sans faire trop de bruit, comme un invité sympa qu’on n’attendait pas mais qu’on est content de croiser. Bent, diffusée en 2012 sur NBC, c’est exactement ça. Une petite comédie romantique pétillante, pas révolutionnaire mais franchement agréable, qui fait son effet sans jamais trop en faire. Je lui ai mis 7,5/10, parce que même si elle m’a vraiment plu, elle a aussi ce goût de “trop peu” qui reste en bouche après le dernier épisode.


Le vrai cœur de Bent, c’est son casting. Amanda Peet est parfaite dans le rôle de la maman divorcée un peu rigide, mais toujours sur le fil entre force et fragilité. Elle a cette énergie nerveuse qui fonctionne super bien dans les scènes comiques, mais elle sait aussi glisser un regard, une pause, qui rend son personnage plus touchant qu’on ne le pense au début.


En face, David Walton campe un artisan charmeur, un peu loser sur les bords, mais jamais lourd. Il a cette désinvolture naturelle, ce charme “bordélique” qui fonctionne à fond ici. On sent qu’il s’éclate dans le rôle, et ça rend le personnage instantanément attachant. Leur duo fonctionne grâce à une vraie alchimie à l’écran : les piques s’enchaînent, les regards fusent, et le tout sonne toujours juste. C’est drôle, c’est léger, et surtout, on y croit.


Autour d’eux, les seconds rôles sont bien choisis, même si certains manquent un peu de développement (forcément, en six épisodes, on ne peut pas tout faire). Mention spéciale à Jeffrey Tambor, toujours savoureux dans ses apparitions, et qui apporte une belle touche de décalage à l’ensemble.


Ce qui m’a plu, c’est que Bent ne cherche pas l’effet comique à tout prix. Pas de blagues lourdes ni de situations rocambolesques toutes les cinq minutes. C’est plus fin que ça. L’humour passe par les situations, les petits malentendus du quotidien, les caractères qui s’opposent… Bref, des choses simples, mais bien senties. On sourit plus qu’on éclate de rire, mais ça fait partie de son charme : c’est une série qui fait du bien, sans jamais en faire trop.


Et c’est là qu’on arrive au petit regret. La série n’a eu droit qu’à une seule saison, ultra courte. Juste le temps de s’installer, de s’attacher aux personnages, et hop, rideau. Dommage, parce qu’on sentait clairement que les scénaristes avaient posé les bases de quelque chose de solide. La relation entre les deux héros était prête à évoluer, les intrigues secondaires pouvaient s’étoffer… mais non. Frustration maximale.


Bent, c’est un peu comme un bon café partagé à l’improviste : ce n’est pas un événement en soi, mais ça fait plaisir, ça met de bonne humeur, et on en reprendrait bien un autre. Avec ses acteurs justes, son ton posé et ses dialogues qui font mouche, elle méritait mieux que six petits épisodes. Ma note de 7,5/10, c’est celle d’un vrai bon moment, à la fois chaleureux, drôle, et un poil trop court.

CriticMaster
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le 8 avr. 2025

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