Comme toujours, lorsque je lance une série d'époque made by BBC, je peux être sûre à 99% que je ne vais pas être déçue et Birdsong ne fera pas exception à la règle.
Cette série est une adaptation du roman de Sebastian Faulks portant le même nom et se concentre sur l'histoire d'un anglais Stephen Wraysford entre 1910 et 1918.
En résumé: Son histoire d'amour avec une française, Isabelle Azaire sur fond de 1ere guerre mondiale.
Le titre est expliqué dans le livre, mais pas dans la série malheureusement.
La série ne fait "que" 2 épisodes d'1h30 chacun: certains lui reprocheront d'être trop lente, pour ma part je l'ai trouvé suffisante.
Les gros plus de cette mini série reposent essentiellement sur l'évolution de Stephen au cours de ces 8 années.
L'histoire alterne entre les scènes du présent, durant la guerre et celles du passé, plus paisibles, en France lorsqu'il fait la rencontre d'Isabelle et qu'ils tombent éperdument amoureux malgré les enjeux.
Nous avons 2 fils conducteurs intimement liés par le personnage de Stephen, levant nombre d'interrogations à savoir: que s'est-il passé pour qu'il en vienne à s'engager dans l'armée et surtout, s'en sortira-t-il?
La série se laisse apprécier par la performance des acteurs, notamment celle d'Eddie Redmayne, qui sait incarner à la fois l'amoureux transi et sensible comme le soldat désabusé et froid. De même pour Joseph Mawle et Richard Madden, qui réussissent à rendre leurs personnages très attachants.
J'en dirai un peu moins pour Clémence Poésy, qui malgré sa fraîcheur n'a pas réussi à m’envoûter plus que ça, ce qui m'amène aux points négatifs:
Toute la série est vue à travers les yeux de Stephen, si bien que le personnage d'Isabelle est bien trop mis de côté, elle n'est que très peu approfondie et passe pour une femme hypocrite laissant le spectateur perplexe quant à ses choix quelque peu extrêmes.
J'aurai aimé avoir SA vision à elle, la comprendre, pour me permettre de croire un peu plus en leur histoire d'amour dite "passionnelle".
Ses lignes de dialogue ne tiennent que sur une page pour être honnête et sa sœur Jeanne a bien plus de temps de parole, ce qui fait qu'on fini par l'apprécier bien plus qu'Isabelle pourtant vendue en tête d'affiche.
(attention gros spoils)
Dans un sens, je pense que tous ces choix cités au dessus ont été faits pour nous faire accepter la fin bien plus facilement.
Certes Stephen n'était pas encore prêt à avoir des enfants, mais ça n'excuse pas Isabelle de lui avoir caché leur fille pendant 7 ans.
A côté de ça, Jeanne incarne le personnage fort, empathique et sincère dont Stephen a besoin, et elle reconnait en lui des qualités que même Isabelle a du mal à percevoir.
Je suis même très satisfaite qu'ils aient laissé sous entendre que Stephen et Jeanne allaient finir leur vie ensemble.
En conclusion, un très belle histoire et très touchante quoi qu'un peu clichée par moment, qui se laisse doucement apprécier.