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The Dark Render
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le 25 nov. 2013
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Black Mirror + Netflix, ça promettait. Je me suis résignée à changer ma note générale de la série. Depuis deux saisons, BM fait plus que décevoir : sous couvert de toujours parler de technologie, elle a bouleversé son propre sens, son pacte avec le spectateur. (Je passe mon tour sur l'excellent montage, la photographie impeccable, la musique, qui ont suffisamment eu le temps d'être loués.)
Les deux premières saisons de BM portaient un message énorme : grosso modo, "faites ce que la société vous dicte de faire, ça finira mal". Obéissez à la pression populaire pour sauver une princesse, devenez célèbre car c'est le seul but qu'on vous donne, stalkez votre femme car on vous en a donné les moyens de le faire, testez cette application que vos proches ont payé pour vous, obéissez à votre chef qui vous dit de continuer un projet qui vous dégoûte, etc. Le personnage de l'épisode a tout fait bien, il a obéi aux injonctions de la société, il a tenté de s'en sortir, et il y perd son âme.
C'était, au-delà de la réflexion sur la technologie, une critique glaçante de notre position de petit rouage dans la grande machine.
Depuis deux saisons, Black Mirror a remplacé ce discours très politique par... comment dire... des morales chrétiounettes à trois sous. Depuis deux saisons, le schéma classique parle d'une personne qui 1 - a fait une bêtise ; 2 - est punie de son péché.
Vous avez voulu devenir populaire en exploitant des anciennes potes : vous finirez dans la boue et mal notée. Vous avez oublié d'appeler votre mère : vous serez tué par des jeux vidéo de la mort. Vous avez consulté des contenus hautement prohibés : vous serez attrapé par la police. Vous tuez des gens : vous serez attrapée par la police.
Alors oui, la photographie, la musique, le montage, le cast' restent impeccables. Mais là où Black Mirror brillait par sa capacité à nous mettre mal à l'aise, où Black Mirror nous entraînait dans une véritable réflexion politique, où Black Mirror arrivait à nous surprendre et à nous effrayer de nous-mêmes (après tout, qu'aurions-nous fait à la place des protagonistes de la S1 et de la S2 ?), on a juste un défilé de belles images, à l'enchaînement hyper-prévisibles. Et toute aspérité vraiment dérangeante a été gommée depuis deux saisons.
Créée
le 20 mars 2018
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7
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