Difficile de donner un avis sur Breaking Bad sans en faire un roman. Plus difficile encore d’essayer de rester objectif quand il s’agit de ma série préférée.
Je n’ai jamais vu une œuvre télévisuelle aussi précise, maîtrisée et cohérente que Breaking Bad. À tel point que certaines coïncidences autour de sa création me feraient presque croire au destin. La série n’était même pas censée être tournée à Albuquerque. Le pilote devait être beaucoup plus chargé en musique avant d’être remanié au dernier moment. Le célèbre plan du pantalon de Walter White qui s’envole n’était pas prévu. Jesse, lui, devait mourir à la fin de la première saison. Et pourtant, chacun de ces choix et de ces hasards a contribué à façonner la série que l’on connaît aujourd’hui. Comme si, en plus du génie de Vince Gilligan, tout s’était parfaitement aligné pour donner naissance à cette œuvre.
L’écriture est d’une précision folle. L’évolution de chaque personnage est d’une justesse à couper le souffle et la transformation de Walter White est racontée avec une intelligence que je n’ai retrouvée nulle part ailleurs.
Et puis il y a la réalisation. Cette façon de prendre son temps, de laisser vivre les silences, de savoir exactement quand couper, mais aussi de s’amuser avec l’image. Breaking Bad ose. Filmer le lendemain d’une soirée dans l’appartement dégueulasse de Jesse ? Mettons la caméra sur un robot aspirateur. Pourquoi pas.
Et surtout, la série est incroyablement agréable à revoir. On peut la regarder encore et encore sans se lasser, en découvrant toujours de nouveaux détails.
Breaking Bad est, pour moi, un chef-d’œuvre absolu. La meilleure série que j’aie jamais vue. Une œuvre inégalable, née du génie de ses créateurs, de choix parfaitement maîtrisés et, quelque part, d’une quantité presque miraculeuse de coïncidences heureuses.