Un départ sur les chapeaux de roue qui termine en jus de boudin. La désagréable impression de regarder trois connards bourrés s'auto-analyser.
-C'est toi le méchant ?
-Non t'es fou, c'est toi.
- Pas possible, je suis malade, excessivement relou et j'ai des hallucinations avec des cerfs. Je suis un peu beau. Quelqu'un veut un café ?
- Je sais pas de quoi vous parlez. Mais c'est pas moi non plus les gars, je suis black et j'ai du style.
- Moi je suis une fille et je suis conne, c'était plus facile à réaliser vu que mon acting sent la crotte de veau. Et puis les personnages féminins qui ont des bollocks, c'est mainstream.
Purée quoi, tranchez moi des gorges, dépecez moi de la belette et de la ménagère, on veut du sang, de la gastronomie, du Top Chef Holocaust, des personnages complexes et passionnants sans pour autant les voir patauger avec bonheur leur propre semence. On veut de la manipulation et du génie. Pas des cadres supérieurs qui tentent désespérément d'échapper à leur quotidien chiant comme la pluie en torturant la classe ouvrière.
Ça chiale, ça geint, ça se veut élégant et terriblement profond mais j'ai rarement autant soupiré. On appréciera tout de même les performances de Mads Mikkelsen qui rattrape comme il peut les fondations bancales de ce soap dont on a simplement ôté les rires enregistrés.
Pouce rouge. Retournez voir Hopkins les gars, il vous reste du boulot.