Les fans de romance gay nous ont vendus cette série comme le must ( clin d'oeuil au fameux Durendal) : moyenne de 7,8 sur Sens-critique, articles sur internet, phénomène sur les réseaux sociaux, et j'en passe...
Si compte bien que j'ai finis par la voir cette série. Et... il est clair que je ne partage pas leurs avis.
Heated Rivalry compte six épisodes de 45 minutes, de quoi explorer la question de l'homosexualité dans le sport à merveille. Cependant, la série n'est qu'un ramassis de romance érotique qui s'enchaîne pour exciter les jeunes filles derrière leurs couettes. Oui, en effet, le scénario est indigent et peut être résumé par : coup de foudre- copulation- match de Hokeyy (presque jamais filmé d'ailleurs)- copulation- match de hokeyy- ad finem...
Alors on a bien l'épisode 3 qui vient raconter l'histoire d'un autre couple homosexuel (encore) mais dans les mêmes schémas de relations charnelles liant un ou deux homo encore "dans le placard".
En faites ce que j'essaie de vous faire comprendre c'est que la série n'a rien d'autre à nous proposer que des beaux culs dans une histoire déjà vu, plate ( ne rigolez pas svp) et surtout très, très ,très lente. Et je ne vous parle pas de lenteur désirable, visant à servir la sensation de réel. NON, ici on parle de schéma narratif qui tourne en rond.
Alors oui il y a bien la découverte identitaire des personnages mais elle prend un temps barbant à s'amorcer. A la place, le réal prend le temps de laisser les personnages se regarder, sans un mot, ce qui m'a fait de mon côté regarder ma montre plus qu'autre chose.
Maintenant, il faut tout de même relever que, si l'on parle de réalisation, ce n'est pas totalement à jeter. Pour une série de ce budget, parfois l'image sait comment être plaisante, mais ce n'est pas ça qui me fera changer d'avis.
Ensuite, il faut mentionner la certaine crudité. Fini la naïveté enfantine, bienvenu à des rapports entre personnages plus réel que jamais. Et bien je crois bien que c'est cette qualité apprécié par beaucoup qui en fait un objet si vide de l'intérieur. Les créateurs se sont cantonnés à la simple représentation de l'amour, d'UN amour devrais je dire. Certains se sentent touchés car se reconnaissent à travers ces personnages. Ce n'a pas été mon cas.
En outre, la narration manque de dynamisme et d'audace pour transporter la série au rang de série dramatique de qualité.
Enfin, si vous croyez que la série se sauvera par son traitement du désir au sein d'une rivalité sportive et bien là aussi ce sera bien pauvre car la série se limite à des dialogues où les sportifs se taquines avec des mots poétiques comme " suce moi la crosse " (bon je l'ai inventé celui là mais c'est dans ce style).
En somme, elle ne montrera que son intérêt à ceux qui se laisseront plus guidés par ses belles fesses que par sa valeur artistique.
Et c'est clairement ce que l'on peut conclure de la campagne de promotion massive mettant en avant la plastique des corps.
Bon sang, j'aurai du m'en douter !!